‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 4 sur 159 · DISTRICT DP. MORI.AIX EX · texte numérisé non relu

DISTRICT DP. MORI.AIX EX

l-r disirkl «le Morbix forme un carré presque I parlait ju nord «lu Finistère ; il touche , |or difféiw , point* aux districts île Lrsneven , de Larxlerneau , (V ( jrluii ; à l'est , dam toute sa longueur , m département des Célrs-du-Nord.

Ses drus grands diamètres sont de Saint-Thé-

lile de Sieck ( huit lieues ).

Je ferai connaître les côtes da nord de ce distnrt , baignées par la Manche. la description de »r* anses, de tes rochers, île ses pointe de vue, exige de» détails qu'on ne pourrait donner dam uo aperçu général.

Morbix nt situé par les sii degré» neurminulrs de longitude , et par les quarante-huit degré» trente- <|ujtre minutes quar.vntv-trob secondes de latitude.

Son arrutHlissement se divise en neuf cantons, u ■> nués de trente-quatre muniri|tali té-» . dont ou porte , avec exagération, la population à 71,641 individus; le même état n'élève qu'à 1 1 ,*ii7 la totalité de» feux da <iistrict , qui , multiplié* par 5 , ne douneronl qu une .maatilé de Ô9,7« Itabitaus : I erreur serait dooe de 1 1 ,806 . rUe e»l asset cuKi<lérable |*mr être nVvèe.

Le terrain renfermé dans le district de MorUii , rréapjenunent rtnniné du clocher de Saint-Thégo-

riUflUiC PAJITIl

I nec , de celui de Sainl-IW-dc-IAvn , d'une montagne élevée sur la roule de lanmeur , etc. , n'offre, rouunr dans toul le Finistère , routine dans toute b enlevant Bretagne, qu'une multitude «le colline* et quelques plaines. Ijs plus hautes montagnes «le cette extrémité du monde sont a peine du quatrième ordre, quaul a l'élévation ; les rochers nus qui les couronnent sont d'une espèce de granit creusé, brisé, mangé par l inclémenre des saisons.

J aurai l'occasion de le démontrer : ce pay* ( 1a ci-devant Itretagiie , est , sans exception , le plus champêtre et le plus pittoresque de la France.

La commune de Morlau se nomme MontrotUf x, en breton. FJle s'élève sur les flânes de deux montagnes et sur les bords des rivière* «le Jarieau et de Kerleul : ces deut rivières se réunissent , roulent sous une voûte assez Mie, sous l'ancien bétel «le v illc . sous b place «hi Peuple , sortent par une arr*le et , s unissant aux eaux «le b nier , tonnent le joli port de Moriaiv.

Son embouchure est sur b Manche ; les quais sont beaux , garnis de maisons assci simple» et «ie quelques maisons assez belles.

\r port s'étend , du sud an nord , sur un espace «le trois lieue% ; ses «leux rives «ml formées de montagnes oui «abaissent insensiblement et descendent |UM|u à b mer. Les rivages riaus, près «le b ville.

UISTt'.lCT DE MOKLAIX UN \104.

deviennent arides et moins Uni»'* ; ils se dépouillent en approchant du château <hi Taureau. I-e janlin anglais de Porzantres , placé sur «les rochers dont oq a su profiter, boisé, soigné, riche de culture, de fruits et île légumes, où l'on a pratiqué tant de retraites agréables et de jolis pleins de verdure , embelli des plus beaux points de vue , se remarque sur la rive gauche, à l'extrémité de la rommune ; plus loin s'étalent , sur le rivage , les allées et les bois de l'ancienne abbaye du Relec(l).

La rive droite n'est pas moins embellie par la demeure do citoyen Rochon , connu par l'étendue de ses connaissances si variées , par ses Mies découvertes, par ses ouvrages. Il vient d'établir sur sa terre une manufacture infiniment utile : elle remplace les v itres de cornes qui manquaient aux grands fanaux de la marine. C'est un réseau de fil de fer élamé. dont les carreaux, couverts d'un vernis transparent , laissent un passage à la lumière en s'opposant au passage du vent f-> i. Dans la commune de IMoujean, sur le même rivage, est la maison de Keranroux , dont les environs sont ornés de beaux et rians paysages.

Cinq grandes routes aboutissent à Morlaix : celle de Landcrneau , dont le prolongement conduit à Brest ; le beau chemin qui se rend à Saint-Polde-Léon , qui est à quatre lieues de distance ; il court au sud-ouest , fiasse par Lesneveu ; il aboutit i l'.rest. Celte route pour Brest est un peu plus longue, mais plus belle que la première, moins K.ilee par le passage des rouliers ; malheureusement elle n'est point fréquentée par la poste (3). La troisième passe à Lanmeur , à Tréguier , à Sainl-Brieuc ; mais on va plus directement à cette dernière ville l«r une autre route , la plus moutueuse qu'on puisse imaginer. l«a dernière, celle de Carhaix , est snre , mais cahoteuse, hérissée de pointes de rochers. Elle r>l d'une longueur , d'une monotonie insupportable. \ mis traverse/ neuf lieues de terrains arides , sans,

(i) Cambry m l rompe <U nom. Crin* abbaye etl celle de Saint- Kranrois, L'abbaye do Rrlec est dan» le* montagnes , à plusieurs lieue* de Morlaix.

(a) Cet établissement a disparu. La campagne qu occupait M. Rochon appartient aujourd'hui à M. le gênerai Tromelm , qui y a destine un parc fort beau . faiunt face a celai de l'orrantré*.

(1) Le» chose* ont bien rhange drpai» t;oi. Actuellement U toute qui rooduil a Bre»t . par Landrrnrau , outre qu'rllr rsl la plu courte, e»l aussi la plut belle.

pour ainsi dire, trouver une habitation. Ces cinq roules sont nues , peu boisées ; elles n'offrent rien de remarquable aux voyageurs. J'en excepte quelques sites en se rendant à Sainl-Pol-de-Léon , rt le beau point de vue du chemin de Linmeur.

On ne (>eut remonter à l'antiquité des communes de la ci-devant Bretagne; elle se perd dans la nuit des temps. Les rêveries modernes, ces contes placés à la tôle de tontes Ieshistoiresdc l'Europe , se trouvent ici comme ailleurs. César fouda toutes les villes de la Gaule. In des disciples des apôtres, ou de Joseph d'Arimathie, y porta la religion catholique. Ainsi Morlaix, si nous en croyons Conrad, archevêque de Salisbury , écrivain du douzième siècle, fut d'abord nommée Jutia; ainsi Drennalus, disciple de Joseph d'Arimathie , à son retour de l'Ile de Bretagne, passa par Morlaix, l'an 73 de J. C, en convertit les habitaas : ce lieu se nommait alors Sa- Uocan , ou Hanterallen (4).

En 382, Flavius-Maximus Clemens, marchant à la conquête des Gaules , aborda au port de Salioean, et logea au manoir de l'Armorique (5), qui, en 1637 , appartenait à la maison de Goebriant.

L'an 498, Hoél II maria sa fille, la princesse

(<) Ces! encore ici nne inadrertanre de Cambry. Après avoir fait de .Morlaix l'ancien Saliocun , il place ( et avec raison) ce dernier port, que Ptolrniée désigne tous le nom de Stalioranvt portai , à Portliogam , entre le cap Saint-Mathieu et le Conquct. Don Ia-prlucr pense que la rade foraine qui porte tuamlrnanl le nom de Partliogan était autrefois un port dont la mer a mangé les deux pointes. Ce qni le prouTe , dn reste , c'est qu'en i ».., ; , on y remarquait encore nn quai maronne n t intenté de mastic, et que les vieilles gras se rappelaient avoir va , à ce qaai , de* anneaux pour attacher 1rs navires, Lioctm , on PorUiotan , signifie port Je couleur Nnn- < A»' ■ de lion , couleur , rt crut , blanc. Ce nom fui donné à Portliocan à cause de la blancheur de ses rochers et des sabirs de son rivage. C'est par la même raison que les marins français appellent une ans* voisine Iti Marra uiUmi.

Dans le sixième siècle , Morlaix portait le nom celtique de XraW

(1) De l'autre cote de U rivière , en remontant on pen ver* U ville , se trouvait le ('<;>.•<•/ <j n Trtèrt ( Château do Trépied ) , qui ne parait que cette fois dans l'histoire ponr annoncer sa ruine. Cependant la colline inr laquelle il s'élevait, et qui • r trouve actuellement contre Lannnguy , a conserve le nom.

Il est encore question dn manoir de l'Armorique en 1 1 ' • . A celte époque , Cntomarrh de Léon y soutint sa révolte i onlie Henri II , rot d'Angleterre , qni prit la place , la rasa . rntia à Moilaax et suuaul (juioaarch au tribut.

DbTRKT DE ■

dr Bretagne , au vicomlr de IA>n , rl lui b rille ri le château de Moriaix ; sesdcsccuii» les Bflajjgrrrut iu>.|uVii l ann.'i" 1177. Uni» la suilr , In* princes do I A>n rl In du» dp M disputèrent rrtlr propriété. Les derrrnl dans leur pay« les angbis , qui par Uugoesrliu. Ia*s angbis rrpa- 1174, s'emparent de Moriaix . foui pen- , laissent bail cents nommes eu >ill. V pouvant supporter , le* bourgeois se soulèvent , iiitrolc* français dans l uis murs; h> anglais nés. \jt duc dp Bretagne jurp la perle ; d'autres affaires le détournent de M

Lu 1.1MI . par Ip traité dp Guérande, Moriaix fut i au dur dp Bretagne, qui pardonna.

Ml , roi d'Angleterre, ru I4KK, fit passer Anne uiip armée commandée par lille. Il mourut a Morlaiv l'année r. Ou I ruUTra dans Ip couvent des Domil, au milieu du chœur, sous une tombe de pierre verte que je n'ai pu trouver , quelque* recherche» eue j'aie (ailes.

La duchesse Anne y fit son pntrée solpnnellf pu 1.106. On lui fil présent «I un petit navire d'or enrichi de pierreries, et d'une hermine Manche ap- • , ayanl au col uu collier de pierres pré- (I).

Eu 16SS, Henri VIII, roi d'Angleterre, mil ru mer un flotte considérable. Un traître, capitaine de Wwrlaii, nommé Lairide, avertit les anglais qu'ils surprendre cette ville, la noblesse étant \ générales ■aaignrr* à Guingamp par k seigneur de I -aval , lieu tenant du roi en Bretagne, du duc d'Aleocoa, et le corps prin- ■rgeois à la foire dr Nos al, près l'ontiry. Moriaix fut en rffet surpris, saccagé et brûlé.

l, riches de butin, se retirèrent snr Six ou sepl cents d'entre eux , en-

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*, r» .lit un fia* Uni .

) U» «af lu» , kooAi im rVgtntr . prit ■ •* t —gliialil n rc W ■vin rural.

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Sj ■■«■■ aat aatrn l ne (rmmr »i fanal in «rai* qoi »r JtliaaHuat Oj fat ifi 'i mu

uix ra 1794. 3

ivres, s'endormirent dans le bois de Stifell , à six cents pas de la ville, ou le seigneur dp Laval le* tailla pn pièces; leur sang rougit les eaux dp la fontaine , qui s'appelle encore t'eunteun ar Saozon ( Fontaine des Anglais ).

Comme le reste de la Bretagne et de la France,

■ • lie ulle souffrit les maux iuséparaMes d'une

.vile dam le désordre de b Ligue; ce ne fut qu'en I VM qu'elle se rendit an maréchal d'Aumoiil ei lut soumise a b puissance de Henri IV.

Ilesiunl , dans sa Uipographir raisonmV des dé- |M'iidancrsdr Lindenieau , rapporte le fait suivant :

• Morbii était autremis dominé par un château

• situé sur une montagne a l .«u» st. Ou n'en voii

• plus que les raines. Il était encore entier à b fin

• du M'uième siècle. Il soutint un siège dp vingla quatre jours, contre le maréchal d'Aumont; il

• était défendu par Ir capitaine de Hom-ui|>owI. laa maréchal d'Aumont , apprenant qu'on était ré- » «luit a b dernièr e extrémité dans le rhateeii . rl a que les «rir'géi étaient obligés de manger pis

■ qu'à leurs chevaux , envoya à b dame de Rose m

■ pou!, femme charmante, prèle d'accoucher, Irois a ou quatre moutons, des volailles et des perdrix ;

■ celle jeune dame, pleine de courage et de géoéa rosilé , remercia le maréchal rt lui renvoya son > préseot , en lui faisant dire qu'elle ne voubil pas

• manger de mets plus délirais que ceux dout la a garnison et son mari se nourrissaient, a

Il v avait à Moriaix, avant notre révolution, des couvens de jacobins , de recoirt», de capucins , de minimes, de cuJtirienaes , de carmélites rt d'ursulincs, trois paroisses, une collégiale, appvl.e Nutre-lUnie du-Mur , fondée eu ].") »

U corps de ville fui établi par Charles l\, eu 1 Ô6I . Ses membres étaient pris parmi 1rs négocia us ru gros, sans que |« marcbeiidsdéuilleurs piissiiii en faire partie, la* maire siégeait aui riais de Itrrtagne, l'épér au cou-, comme les nuire» .le Nant«, dr Brest rt de Saint-Malo. Il ur conservait cette place que pendant deux ans; l'élection se misait le premier jour de janvier.

C'était le viegr .l une s, n. . liauss.-,- , d'unconsubt, d une amirauté.

rrrrr Hené Nedelec, probin du couvent de ce Ue

b nnm «1» StoHus, *aMr»a In aorUiurn, • raaatram ( «• I S(t ) anr fouir mi m U twkn aa Tmmrrmtm . fUrt *a autwu iU la r«k. Ca aal— . »|a<BN m i - 1 1 . aWfraJ U paa» rt m • raVn aV toatr miaa».

UISTBICT »E MOaUlX ÏX 1794.

ville, docteur en théologie de la faculté de Paris, général de son ordre , fit canoniser Saiut-Thomas d'Aquin, en 1318. Léandre-Albert de Bologne nomme Nedelec vir eruditissimus qui sud tempesta te in doctrinà superiorem non ha huit. Antoine de Sienne, en sa bibliothèque, dit qu'il était vir

ingemio acutissimtis inter celeberrimos suce

œlatis viros habitas. Il mourut à Narbonne, le le 26 septembre 1323. Il écrivit plusieurs livres :

Commentaria in quatuor libros sententiarum;

De ente et essenliâ contrà Henricum de Gandavo; De intellectu ;

De œternitate mundi, etc., etc.

Une trentaine de traités sur différentes matières.

Albert-le-Grand , l'auteur de la vie des Saints de (a Bretagne armorique, était de Morlaix. Son ouvrage, amas d'extravagances et de merveilles, est an chef-d'œuvre de recherches et d'érudition. J'en aime la lecture; il conserve l'originalité de l'imagination de nos pères, la nature des rêveries bretonnes; il retrace des usages de la plus haute antiquité. Je l'emploierai souvent. Le lecteur me saura gré d'arracher quelques perles au fumier de cet écrivain original.

Il assure que , l'an 1213 , Sainl-Dominiqne de Gusman , fondateur de l'ordre des prédicateurs , tint à Morlaix visiter le duc Pierre et la duchesse Alix. ■ On tient , dit-il, que le sujet de ce voyage

> fut ponr exciter le duc et la noblesse de se croiser »' contre les albigeois.

■ En 1238, le couvent des Jacobins fut fondé. » On lit marché avec un architecte de Landl-

> meur , pour l'édifice de l'église Le chœur, sa

» maîtresse-vitre et l'excellente rose qui s'y voit , le ■ jubé et les garnitures du chœur haut et bas , fu-

• rent fait faire par Alain Minot et Anton sa fem- » me; la chapelle de Notre-Dame, la sacristie, le » grand dortoire furent bâtis par Yves Faramus.... » L'épitapbe de la fondatrice se lit autour de la

• lame de leton rouge dont son tombeau est cou- » vert: •

Kcct iub hoc mio framm» de mon le telaxo , E«t tilt fbndalrii JaliaM dei teneratrit; Ilujua cral riitus qui pollcl fit mina raro Mena rincera , minus largi , pudica raro.

Peut-on atoir oublié, dans le dictionnaire des artistes , Alain Minot et Faramus 1 Dans I église de Saint- Mathieu, on voyait sur

un banc, en 1778, les armes des Kerrel (îles femmes de la maison de Guicaznou s'étaient alliées à la maison de Kerret ). Autour des armoiries se lisait cette devise modeste :

Qoenta tod avoa erbcC Avoa Cuieaxoou a Karrct.

■ l*s premiers habitans de la terre furent les » Guicaznou et les Kerret. •

En 1548, Marie Stuart, reine d'Écosse, se rendant à Paris pour épouser le dauphin, qui fut depuis François 11 , arriva par mer a Morlaix. Le seigneur de Roban la reçut à la tète de la noblesse. Après un te deum, chanté dans l'église de Notre- Dame , la princesse était prête à passer le pontlevis de la porte dite de la Prison ; il se rompit sous le poids d'une trop forte cavalerie ; des écossais s'écrient : trahison ! trahison ! Le seigneur de Roban , qui marchait près de la litière de la reine, prononça ces mots d'une voix élevée : jamais breton ne fit trahison , et le tumulte s'appaisa.

« Le lundi 18 novembre 1624, monsieur le duc > de Vendôme fut reçu solemnellement à Morlaix , » toutes les compagnies sous les armes, à la se- » coude porte du quai de Léon. Au droit de la » place , dite le Pavé-Neuf, était élevé un arc triom- » pbal à trois étages. Au premier étage, haut de » quatorze pieds, était le portrait du roi en relief,

• à hauteur d'homme, habillé en Mars, la cou- » ronne en téle et le sceptre en main; au sommet, » les armes de France; de part et d'antre, celles » de Navarre et de Bretagne. En l'étage du milieu ,

• sous la représentation du roi, étoienl les armes » de monseigneur le duc de Vendôme , soutenues » d'un côté de la déesse Thétis , et de l'antre du

• dieu Neptune, pour représenter le pouvoir que » le roi lui avait donné en celte province, par terre » en étant gouverneur, et par mer en étant ami- » ral, et étant actuellement en visite des côtes. A » l'autre étage étoienl les armes du seigneur de

• Coalinizan, gouverneur de la ville, placées en- » tre deux trophées , et au-dessous celles de la ville , » qui est d'azur au navire d'argent, aux voiles éa ployées et mouchetées d'hermines, a la devise : a s'ils mordent, Vor-tès. Du côté droit de l'écu paa i-oissoient trois nymphes orcades ou montaignè-

• res , représentant lestroisraonlaignesdoutlaville » est fermée ; chaque nymphe accoudée sur une » colline ou monlaigneen relief, pour témoigner » leur soumission audit seigneur duc. Au coté a gauche, on to.vaitdeux nyiupheMiaïades, por-

IMST1.MT Ut Mf*Hl\n H \VM.

• 4. <i\ petite* rivières peintes sur le fond

• i. I U..I.U . mifoiUnVs d'inies>m.e portée -viir - Mn flot >U' ih«t. repréx-ulani les deux petites ri-

• «ièm Jartrau et kcrirul, «pti fluenl mire rrs i, et.mihrjv-wtiil la ville close, sejet-

I de lurr <|iii donne jusqu'à l.i maison i; rtétoicnt ces énigmes animés d' iiudisroiupriiunl une suri incle description de la

• \\\\r. pravé en graue» lettres d'or Mir une table

• «le but marbre noir, ru r«> mots : •

Trea inrrr moMr< jiwl urbt m t aile ; attenta .«a» fijna.1 . pcbni coocUwl. «nu.

«nul l.-> tli t.uN IiiMmi iques « 1 1 ■•• nous offrent les livres. If» Bianusrrils'qu'on m i rninmuntqués «or U awiinwnf que j'essaie de faire connaitre. Je U-s éleu lre. In multiplier ; mais ils utile u.it 1 1 r.- a produire un i;ranil uiit t. i, i la curiosité des lecteurs; leur suppression • .un un regret.

I ■ • principaux iiinouiiii-ns île < rite commune wtol le* aquédnes «lotit j'ai parle : ils passent mmis laurieri hôtel dr Mlle et toos la belle place du

Cet tx'Hel «If ville est un vastrbalinieni, construit . fr cross, tous II. nnl\ 1 . lainuiiii ipalilé v lient a preVal ses séances. Ou y place la bibliothèque •lu district, nombreuse, bstu «imposée, remplie "i téaimoÊ curieuses; se» distributions, ses orne- ■m< «ont exécutés d'après les plans tlu citoyen Loriot , ingénieur plein de lakns et de mérite.

Le docker de Saint- Mathieu passe pour uu îles plu» rr— t luables du départemenl (S) : on eu jeta

1rs, londemens en

{tt f iimi po ajoalrt a en naaamrni lr* JaroLina, dorai I rg lu* . ■lajoanl'bui Iranafortnrr rn mj^lun , r*| mlirrr- ■ rat tèÊÊtUt ; U fontaine («tbi^ac tira Cawmrutra, J an* rlrg—i. txrcutum M d* %tyU Lorahard . I r; tu* de Saini- • tiuinursir «w-cW , *t | rafia , l'éâd* SaBra-Tainte-du-Slar, rcronlr* tlrptua an*

, ij L notai da iJU dr alorliu. «pw I on rlutnout arlurtlra*arl , «a* baaa «nVrtii raarat dfj urvU d* Hrnn IV. t hi «Ml tara»* raror* , au-driaru dr qn«lqn*i anra dr* aiium , nn* •M* 4* lias» IV mhrwiM I .abrsrU* Jttttttm. *•*« caruitd** Mal turghri , hCIob *»« drlicalnvr , dn iimnt l*rc — 4 wi »ow <!•• Toa ii fiimumi pirUit*an«M In pdioiiufrs

I) CaMr opuitOd . tDnt à Utl p*r*nnn*llr . ( wbii, cal au aaaaa» •stmocdnuar*. Lan Mnra «la Saiat-Malhun ih> Mot Un aaast praMtra M» plna k> tardai tt lai aaeaan pacicnaaa d* toal

L'tiglisede Saint-Martin est d'un style moderne; c'est un fort joli balimeul.

Les tableaux de population donnent à Morlaii LI,iT»2 bai>itatis; des ralrtils bien établis u'eu offraient que IO,OUO a^anl la résolution.

Dl PORT DE MORLA1X.

Ce port est , sans comparaison , le plus commerçant du Finistère. Ses quais, solidement bâti», en I77lt sont retélus de pierres de taille de j;ranil : il* parlent de la commune et s'avancent à trois quarts de lieue ' I) ; on doit les prolonger jusqu'à la rade. I ne rampe de fer leur sert de Kardc-foiis. Des rali«s bieu ménagées y facilitent les embarquemens. lesvasesja position de la »ille. dans une es- |>èce d'entonnoir, en rendraient l'air malsain, si les seuls du nord et tlu midi n'eneulesaii-nt sans cesse les ealialaiaont mé|>biliques. lamery monte deux fois par jour, a douze pieds d.iiisles tasses-marées. , t à Mn^t pieds dans les grandes. Des narin s de trois et quatre cents lomteaux pcttl'eM débarquer les marchandises à la porte de leurs propriétaires (&). U M' rail uéri-ssairc de surseillcr asec plus d'attention qu'on ne l'a fait dans les temps de brutalité, de fureur el de ii.nji^fiire. hs dégradations que les quais peuii-ut éprouver; de le» foire achever, de fixer le rheuaJ jar «les <é|>i«. en fasi-ina^es distribués avec art , et sou st les angle» que l'expérience el la ttu^oria* doit rut tl> lerminer, puni s opposer aux ruani;«mens fi-isqueius que le cours de la rivière épn>u»e. Il ne sera pas moins urgent d rnipéi lier l'eiKombreuieiit ih-s vases <|ue rhatpie iu.ir> • -<l« |x>se entre les quais; il devient si roiisidérablr que, bieuttVt . les baliniens ne pamrmiit plus . u appntcher. I ne écluse de chasse, placer à la lète du |tort. un ranal el undéveruair p«»ur prevruirles inoudaliotts de la rivière, suffiront à cet effet.

\r Commerce demande, mitre l'exécution île " s travaux, la construction d'une rab- a radoubs: elle es| iutlis|M-tivtble. la nature du terrain marque sa place a l'extrémité des quais déjà formés. (In > pourrait construire des batimrus de Irots à <malre

(0 Ha »a»anornla an* draafliro* an plut Ira cardr-r«aa n ««Irai rpar Mir aa arnl dra qmau , M arnliannl I râpa. * 'r qorl'ttira ciiu]tunlr mlm.

ï Ira aaaura ala lao tiianiam a* pi>atr,irat moaiat aux auau d* U or Lan ^ra* éaaa Ira Cartrat raarr«« Oa ta* ,oai frarr*. daau <a port . au* drs uatirra «U X>o lunaraui ri aa d»aa»a»

DISTRICT l»E SIORLUX KN 1794.

cents tonneaux. Si l'établissement de l'échue de ehas&e a lieu, celui de la cale ne peut être différé, puisque le chenal, où l'oo lait des radoubs, sera continuellement occupé par les marées ou par le produit de l'écluse (1).

il serait possible de tenir toujours à flot les batiracns dans le port; mais ce travail est moins pressant que ceux dont je riens de parler; il en résulterait pourtant un grand avantage. Sur les ouvrages qu'il faudrait élever pour cette opération, on pourrait ménager un pont volant; les habitons de cette extrémité de la ville ne seraient plus forcés de faire un énorme circuit pour se rendre à cinquante pas de leurs habitations.

■ L'entrée du port était extrêmement dangereuse avant les travaux que le citoyen Cornic imagina de faire exécuter, et qui furent achevés, sous ses ordres, en 1776.

Dans un mémoire, adressé au ministre de la marine ( Sartines ) , il prouve que, depuis 1744 jusqu'en 1775, il s'est perdu vingt-cinq vaisseaux sur les récifs qui bordent cette rade , « sans y com- » prendre plusieurs bàtinieus battus parut tempête, » qui se sont présentés pour arriverau mouillage , » etqui, parledéfauldemarquespourindiquerles • daugers , ont été forcés de prendre le large ; » quelques-uns ont reparu, d'autres n'ont pas eu

■ le même bonheur- »

Depuis l'établissement des tours, tourelles, organeaux d'amarrage et des balises que le citoyen Cornic a placés , les marins trouvent un asile des plus surs. Aucun bâtiment ne s'est perdu dans ces

indiquaient Si la carte qu'il a fait passer aux comités de la Convention ( etqui, d'après une lettre de la commission de la marine, devrait être imprimée ) s'était répandue, deux baumens chargés de blé ne se seraient pas perdus sur nos côtes; et , dernièrement encore, deux prises anglaises n'auraient pas été-forcées de se réfugier, l'une sur la côte du Corréjou, l'autre à Perros, où les marchandises oui été pillées.

On attend avec impatience la carte du citoyen Cornic , et ses observations ; ses talens en attestent l'exactitude et l'importance.

Quatre passes conduisent à la rade de Morlaix; elles ont douze brasses de profondeur dans les plus

(i) La cala de radoub et celle de construction existent actuellement; la

basses marées. CeUc rade est abritée par la pointe de Penalen à l'ouest; par les Iles Spicher , par le château du Taureau, par l'Ile Noire au nord ; par l'Ile Blanche, l'Ile Stercc et la côte de Tréguier à l'est et estroord-est ; au sud par les terres. Elle est sûre. Si, par une tempête extraordinaire, les vaisseaux chassaient sur leurs ancres , les vente de nordnord-est les porteraient sans danger sur la vase , et les vents opposés, au large.

La tour de Duon , vue de la mer et de tontes les côtes voisines , est le point qu'on attaque pour entrer dans Morlaix; elle est disposée pour recevoir un phare.

J'ai parlé du château du Taureau dans le <

du Finistère (2).

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