‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 52 sur 159 · DISTRICT DE POM-CROIX ES · texte numérisé non relu

DISTRICT DE POM-CROIX ES

aux sirènes.'... Claudien «lit qae le voyageur arrêté par leur chanl quittait la vie sans regret :

Les muses, disent quelques anciens, ayant vaincu les sirènes, leur coupèrent les ailes.

Les robes des femmes , à queue traînante , s'appelaient autrefois sirènes.

Orphée, pour empêcher les argonautes de s'y laisser surprendre , fut obligé d'employer sur sa lyre une modulation contraire à la leur.

Au parvis Notre-Dame, on voit une statue ayant les pieds et la queue d'un âne, espèce d'onocentaure, tel qu'lsale semble les dépeindre.

Servius a dit qu'une des sirènes chantait , que la deuxième jouait de la flûte , et la troisième de la lyre , opinion confirmée par quelques bas-reliefs.

Un voit à Naples une médaille de Petronia , dans Fulvius Ursinus. D'un côté , la tète d'Auguste; au revers , Partheuope jouant de la flûte. Elle a les jambes et les cuisses d'un coq , le corps et la têlc d'une femme. Auguste restaura la ville de Naples.

Rabelais dUait des sirènes et d'au 1res animaux fantastiques , que les auteurs ne les ont vus que dans le pays des tapisseries.

On a la description d'un homme marin, à queue de poisson, vu le 23 mai 1671 , près du Diamant, rocher au sud de la Martinique , par deux français el par quatre nègres qui , séparément interrogés , ont fait le même rapport.

M. Desponde fait mention d'un homme marin et d'une femme de son es|»èce pris en même temps. I<a femme survécut de deux ans à l'homme. Elle apprit à filer.

Ou a vu un homme marin près de Bel le- )s le, en Bretagne.... Nicolas Rimber rapporte que la famille des Marini, en Espagne, descend d'un triton.

Je ne peux mieux terminer ces savantes recherches, que par une chanson originale qui fait l'amusement des matelots bretons.

: Stilà fu'a pincé Btrgop^.

Un capiUioc de vaiaieau , (bit.) Qoi t'était embarqué iur l'eau , (bu.) Un four , Aimant è >a fenêtre , Vit un homme marin paraître.

U avah le net , le front grand , (Ut.) El tout le cette a l'avenant ; (bit.) Il avait l'air d'une pertoune , non qu'il était bien plot bel homme.

Prêt "du raitteau il «'approchait ; (LU.) Devinez ce qu'il y vnya^ »

D'onc tiréne la figure,, Qui était peinte en etculplure.

Il la voyait, il la r'gardait , (bit A

Se remuait , te tremouttait ; Bref, il donnait ro témoignage Qui! la voulait en mariage.

Ma» il rarvint un matelot, Qui t'était armé d'un tricot , » (Ut.)

11 voua lui en l...» d'une touche., »... Lit geot de but mot bien farouche* !

Mais revenons à la commune de Douarnenez , au district de Pont-Croix , dont je me suis trop longtemps écarté.

A moins d'nn quart de lieue de Douarnenez , on trouve le village de Tréboul ; il est formé par iiBe centaine de maisons à l'embouchure de la rivière de Porsrut, dont la source est a Poul-David. Tous ses habitons sont pêcheurs. Des bâtimens de deux et irais cents tonneaux entrent dans cette rivière de Porsrut ; ils se chargent de bois de chauffage et de construction pour Brest. U serait nécessaire > d'extirper quelques rochers dans la |«sse au nordest de l'Ile de Tristan ; il en résulterait de grands avantages , les bàtimens mouillés dans l'anse sortiraient alors par des vents qui rendent la seconde issue impraticable.

Le projet de fermer un des passages adapté par les habitans est blimé par le citoyen Détaille. On perdrait l'avantage d'une double issue , et les travaux qu'il faudrait faire pour cette opération nécessiteraient une dépense considérable.

Il serait utile d'entretenir la chaussée d'Uliac et de l'exhausser de quatre à cinq pieds ; l'eau ne la surmonterait plus, et les bâtimens retirés dans celle petite rade y seraient à l'abri des coups de vents du sud. Cette chaussée a cent pieds de long sur trente de large; elle est formée de gros quartiers de granit posés les uns sur les autres sans être liés par delà terre , des sables et du mortier (1).

Dans les anses de la rivière , on dépose en hiver les bateaux qu'on emploie a la pèche ; ils sont au nombre de trois ou quatre cents. Us ont vingt-cinq

(i) Cette chauatée dXliac n'eat qu'on* cale ea trét-manrai» état , qoi oe procura aucun abri aux navire*. Elle sert *rnleoient à quctqnea pécheur* qui viennent y débarquer Uut poiwoo , naia encore (ant-ii qu'il y ait Ilot

msmm de poTT-cnou ei 1791.

I I- «le quille , six de barra , quatre île profondeur, et portent environ deux tonneaux. L'année dernière , ai l'on eût pu faire travailler toi» ces bateaux, chacun d'eux eut produit vingt tonneaux à «on propriétaire ; qu'on juge de l'importance de celle pèche.

Autour de la l»aie de Douarnenez , lesarbressoot assez rares ; <>n y voit cependant des pins , des sapins , quelques peupliers d'Italie, qui réussissent parfaitement dans le climat humide et doux de la Bretagne. L'ormeau , le bouleau , quelques sicomnrn , des chênes , sont les arbres les plus communs de ce pays. Le scorsonère tapisse les fossé* de Ris. On trouve partout ici une espèce de jonc qui sert de mèches dans les lampes.

J'achetai quelques coquilles bivalves , slritVs . de* palourdes , à des enfans sur le rivage ; on n'y ramasse point de coquillages précieux.

\r ruisseau de Ris sépare le district de ChJleaulin de celui de l'onl-Ooix.

Le sable , au fond de la baie , près de Ris , menace d'envahir la vallée de Bodrorh, couverte de prairie».

• A Tréventer, près de la lieue de Grève ( qu'on traverse en se rendant à Brest par Lanveoc ), coule ■ne rivière dans laquelle il entre des chaloupes et des galères pour se charger de bois dans la belle saison.

On trouve des cristaux à la pointe du Raz et près d'xudierne.

Il existe près de Portzmarc'h un petit étangd'cau salée, très-poissonneux (1).

Je poivrais ajouter à res notes des détails sur les habilans des campagnes, sur les chemins de traverse . sur la prison iufecte île Douarnenez , etc. , etc. ; la même insouciance s'observe dans la France entière. Il faut des siècles de sagesse , de bonne administration dans un grand état, pour que les éuMivsemens éloignés du chef-lieu participent à l'ordre que la présence du gouvernement sait entretenir; plus on s'éloigne de Paris, plusonren. contre d'ignorance et de désordre.

Je serais coupable, en parlant du district de Ponl-

(•} Cri fljnj uni autre thoar qu'un» mqm fnnar* pat M* Ugm» dr rocher*. Il y mtr Inujnam dent oa ttnia

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raum-nt ruuu.

I r..iv . de il" | ivi,dreh..ii n. t^. I.» ±, m iumK au courage, à l'héroïsme du citoyen C... Ilhabil.it la terre dek...., à une demi-lieue de Ponl-Groix, près de Pool-David, dans le moment où le couteau des) aavassias se promenait sur toutes le» Mies , où de* lois contraignaient le fll* à livrer son vieux pere à l'écbafaud , la femme à trahir son époux , le père à sacrifier son fils (2).

Il osa, dis- je, ouvrir sa porte, donner son lit, ses soins et toute espèce de secours à de malheureux fugitifs; il compromit son existence, la tête de sa femme, celle d'une nièce chérie, la tranquillité de ses sœurs, d'un père, d'une roere, âgés de quatrevingt-cinq ans. Il eut la fermeté , entouré d'espions, de leur montrer toujours un front serein. Il appela souvent chez lui la force armée, la gendarmerie, les plusardens dénonciateurs, dans le moment où leurs victimes n'étaient séparées d'eux que par des planches. Barbaroux , Liuvrt et Roujoux entendaient de leur retraite les» vociférât ions de ceux qui les cherchaient. Imaginez le mélange d'impressions qui se succédaient dans leurs ames , les calculs qui les occupaient , le désespoir , l'espérance que chaque courrier déterminait , le sentiment de reconnaissance que chaque instant renouvelait. \ ..\.7 . .m milieu de t.iul de précaution . I .... ionjours calme, consolateur. Tous les movens qui pouvaient écarter les soupçons se présentaient à son esprit. On dansait deux fois par semaine au manoir de k.... Toutes les femmes du voisinage de Irouaraencz étaient priée* à ers fêtes brillantes; rétourdissement , la gaieté , tous les rapport» du lendemain , éloignaient de* soupçon* que la vérité, qui ne se cache jamais bien . faisait naître ri renaître chez tous les sum illau* du district du di - |iarteuieiil.

Quand le décret qui cosvdamnait a mort I ln-iu me charitable ,|Uj donnait uu asile au malheureux

f» Caatbr* parte daa< rraur-fr tta oiojrm Qvaaaa», <%»• balni.it la Mit dr Hmrfi la Irl para ar d».l poa.1 ir»»«i aBeaaaa . rt U'iaa immi »ra»«a» d« 1 ««.a* -> «•■' L# Jr»o«ranl d> t Jaspa m po*f .lr. prnw M» lai mltn* d'*a>laal plaa laaliBat qa« U trrrra* tr-aail daaa W I lai'lri*.

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