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La Kuxa. — Ja aaia miaeare, al je d«q«-n» Je ■•>«» pai La Gaar*». -Je «au le» raaaaaBkler a «aida arec car c'eat a table qu on rataoaae. Adieu.
La FiLti. — Mon ami , le mleil aal kaal, la Inae «ata clatre ; je »aia la ierrir quelque, fruit».
La Caarna. - Maa.er , ja a en ai pa. l'earic , ava.i j e. ai d. .on. embreaarr.
La Frira. — Arrêter ; non» noua eau—fana aa joar ; r, prend» loa tac et raa-1'ra.
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rr la rem».
U M ««• - Ae-«n «a ca atria la femme da ebaleaa > tomme elle riait belle à la nveeee ! KUe portaet aa boaaat rlrie , d'oo pendait jO»an 'wi pie.l» une |>M d'or at d'argent.
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La M»at. — Et le dîner qu'.l» ont (ail »oa» l'ombr**» • {Jmrlrepa», «meta met», quel» «in» dena ce» Baron* ' qa il»
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La l'taat. Mon aani , da ne... il» aa »oot paa neoreaa
que je leur ai donnés , de» mœurs , de l'esprit des bretons , je leur laisse le soin d 'apprécier ces cuu- Irs , ces chansons. On ne pourra disconvenir qu on
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DISTRICT DE fttllMPEKLt O 1791.
y remarque une originalité , des tournures , une simplicité, de la finesse , qui ne se trouvent point chez un peuple grossier. Ils me font regretter avec une esj>èce de désespoir , qoe le temps nous ait dérobé les grands morceaux de poésie des vieux bardes de la Bretagne. Ceux-ci sortent des cabarets , des foires ; je les dois à des bateliers , à des aveugles: il ne faut pas , par quelques rapsodies, juger de l'esprit d'un graud peuple.
Je ne crois pas avoir parlé , dans cet ouvrage , de la danse d de la musique des bretons.
Leur musique est vive, légère. Die ne paraîtrait pas convenir à des hommes naturellement lourds , et dont les mouvemens sont lents ; mais comme la musique entrait pour beaucoup autrefois dans l'éducation des peuples, peut-être a-ûon imaginé daus la Bretagne de stimuler, par des airs vifs, un peuple dont les mouvemens avaient trop de lenteur. La môme chose eut lieu dans l'Angleterre.
Les instrumens en usage en Bretagne sont la musette,' le hautbois et le tambourin. Aucun peuple n'a plus d'oreille que le peuple de ces contrées. Dans un branle de cent personnes, vous n'en voyez pas une qui ne tombe d'aplomb , qui contrarie , par un faux mouvement, l'uniformité d'un ballet.
Dans la description de la danse des grecs, Guys nous a donné celle de la Bretagne : ce sont les mêmes passe-pieds , les mêmes figures ; tantôt on marche deux à deux , jusqu'au moment où la musique vous indique le passe-pieds ; tantôt vous formez un grand rond , au milieu duquel on enferme un enfant ; on quitte ici la main d'une de ses voisines, et l'on décrit , suivi de tout le bal , cent figures dictées par le caprice. Ce qu'on remarque ici de particulier et d'étrange , c'est l'air contrit , l'œil baissé, l'air dévot de toutes les femmes: c'est encore ce respect qoe la danse inspirait , quand elle était l'image des mouvemens célestes , quand elle s'exécutait dans les'lemples, au fond des bois sacrés.
Les lacédémoniens avaient l'hormus , espèce de branle semblable à ceux que je décris : un jeune homme , d'une contenance lière , hardie , le dirigeait ; tes filles suivaieut , dans une attitude modeste moins prononcée.
Lucien dit qu'on dansait en rond autour des autel s , ponr imiter le mouvement du Zodiaque.
La grue s'exécute en Bretagne comme elle s'exécutait dans Athènes , sous le règne de Thésée : les danseuses et les danseurs se suivent à la file , comme les grues.
Ces danses , dans les temples , dans les cimetières, furent défendues en 744 , par le pape Zacliarie; il en existait des traces à Paris dans le douzième
siècle, puisque Odon, évèque de cette ville, donna ordre à ses curés de l'abolir.
Dans le dix-septième siècle, à Limoges, à la fêle de Saint-Martial , le peuple dansait en rond dans le chœur de son église , et répétait à la fin de chaque pseaume : Saint-Marceau pregas per nous et nous epingaren per iww.
J'atteste, en 1765 ou CC , avoir vu danser encore dans une chapelle et dans le cimetière d'une petite terre de Bretagne , près de Brest.
Je me rappelle encore avoir vu fréquemment exécuter daus, la Bretagne ce que l'on appelait, en tenue d'art, danses de passion, dont policliinel, exécutant la sabotière , nous retrace l'image sur les petits théâtres : on y contrefaisait l'ivrogne, le fou, l'amour et la colère ; on exécutai* en pautomime les dillïreus élafsde la société, le forgeron, le lutteur, le malelot , le jardinier, etc.
Sous le règne de Catherine de Médicis , dans un bal qu'ellt! donna , à Bayoniie, aux ducs de Savoie et de Lorraine, — « les bretons dansèrent le passepied et les branles gais , au son des violons, et les biscayeiis, la moresque avec des tambours de basque: c'était au milieu de ces féles que Catherine préparait le massacre de la Saint-Barthelemy. »
Pline assure que le passe-pied tire sou origine de la pyrrhique.
iNous avons vu que les bretons croient, dans les lieux sauvages et dans les landes, entendre la musique et voir la danse des gaurics autour des pierres druidiques. Lucrèce dit que les esprits fout leur demeure dans les déserts , dans les forêts ; c'est l'asile des nymphes , des satyres et des fauoes danseurs.
Bien ne rappelle les temps reculés comme les danses des bretons. Assis sur des tonneaux , auprès desquels est une enseigne de gui , de lierre ou de sapin , un silène grossier vous présente, dans un broc , du viu , du cidre ou de l'eau-de-vie.
Plus loin , sur un fossé , dans une touffe de feuillage , un Homère aviné souffle dans sa mnsette , accompagné du hautbois alfidé qui dirige sa marche et partage ses gains. Quel mouvement, quelle gaieté, quelle simplicité dans les nombreux acteurs de cette fête, dédaignée par quelques servantes , pur «es messieurs accoutumés aux menuets , aux contredanses, eux violons delà halle cl du cabaret.
DISTRICT lit
Je me suis écarté dt Rraèr , et j'y reviens , pour indiquer quel» sont les travaux nécessaires dans
1° L'achèvement d'un»» mule qui conduirai! à <Juiin|>erlé : elle n V»l faite que jusqu a Kalancr; il faudrait la conduire jusqu'à Scaer 1 :
* L'élévation d'une fontaine publique el le* fond» nécessaires pour rouvrir le ran.il qui porte <Lans Sr.ier les eaux de Sainle-Ciiidide (-2) ;
3° L'ordre défaire |»aver la tille;
6* U rétablissement dit pont , qui nr |HTincl plus à la moitié de ta roiuniiliie de roiiiiminiquer avec J autre pendant si\ grand» mois de l'aimée ' \ :
quelle
fallait jamais toucher. I,e<; eonnai«anre«
forets de CoalWh et de Uscudcc; de celui qui mène a Chateauneuf ;
7» l^a reroiislrurtion du pont de peuvent Ti, ; 8« Ij mise en étal de la hall- et de la prison. Je crois vous avoir fait connaître , avec les deuils Dressai res, l'étal actuel du KuiUlere. t' est uo pays riche, peuplé . ou la culture ce|M-udant est loin d'atteindre a l'étendue, à la perfection qu'elle doit ohleuir un jour. Nous avons vu qu'il existe une prodigieuse quantité de terrains >ur la cote qu'on pourrait arrar lier à la mer sans fortes dépenses. Ijps landes '. qui donnent uq air inculte i ns contres ) coupées , |>ourries . servent d'engrais. Un ferait beaucoup iiiieuv de cultiver la terre qui les nourrit ; niai> le> préjugés et les anrien» usages ne sont poinl encore détruits dans la On pourrait se procurer les entrais né- , en formant de» prairies artificielle» , en nourrissant un plus grand nombre de bestiaux. I. "u sage des fossés est bien conçu dans un pav s pluet de terres légères, dmit la superficie serait ■, s'écroulerait dans les vallons, sans cette précaution sage, qui d'ailleurs conserve des hoi» et fournit des émomlcs. — Je n'ai jamais pu déun honni t»' fermier à cultiver la totalité dont il lais-viil toujours un angle en friche , sous le prétexte que ses («ère» ne |'a> a u ni travaillé : r'élait la part du diable, a la-
nouvelles données par le Journal du Cultivateur, écrit en français , ne sont pas répandues dans nos
leurs terres cl obtenant des succès . peut les déterminer, après des siècles . ;i sunre de nouvelles mé- Itimles. (Juc devines n'a-t-on jws eues pouHrur faire adopter la culture des pommes de uW'G)! l'en de laboureurs emploient eu semence les grains empruntés dans d'antres trrres que les leurs .- le grain s'abâtardit et dr vient d'une petitesse incroyable. — l/usage trop fréquent des fêles et des jours de repos se fait sentir dans la Itretagne ; il semble que l'ancienne église les ail multipliés dans le printemps , ou la nature est eu amour, où la perle d'un jour cause un dommage irréparable.
l e pavsan breton, quelle que soit sa fortune, n'a d'autre jouissance que celle d'augmenter le trésor dans lequel il dépose tout l'argent qu'il arrache aux villes. Ia- plus riche fermier se nourrit comme son valet, et nW pas mieux vêtu que lui. \r lait, le lard et le pain noir sont sa nourriture ordinaire. Il mange, aux jours de fêtes ou de mariage, du Ixruf , du veau, quelquefois du far au raisin; il mange un autre far, aliment nourrissant, grossier, fo il avec du lait et du beurre excellent. On na point de j fn.mage en ftreUgne , mais ou \ prépare le lait de vingt manières différentes.
I/peiiple est sans désir cl sans ambition ; riche des dons de la nature . il reçoit ses présens sans la solliciter; son imagination Irav aille eu raison de son inertie et de son ignorance. Ah ! si les suivses possédaient ce pas s !.... Ijo. suisses, au bout de quelque temps , seraient ce que sont les hrelons. L abondance enfanta toujours la pansse.
I.e gentilhomme sur sa terre, avant la révolution ' j'en excepte celui que la fortune conduisait souvent a Paris , vivait avec la même négligence,
qui lend a s'élever, a fonder sa aaUoii sur des prollts multipliés, a tourmenter sou existence pour augmenter menus, était presque inconnue
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du V „».fc, »t,l|rm»ol .1
DISTHICT DE pCIMPERLE EU 1794.
lui. La tapisserie de Bergamc , qn'on tenait <ie son trisaïeul ; le vieux fauteuil à personnages , fabriqué sous le roi Salomon; le vieux donjon, la petite chapelle , quelques assiettes de faïence et de porcelaine cassées , et l'habit des étaN a grandes basques , à boutonnières de fil d'or ou d'argeut ; la v ici I [e épée sans lame et sans poignée , qu'on plaçait sur la cheminée, à coté d'un grand boucanier, formaient le ménage brillant d'un gentilhomme
bas-breton . qui rovait dans l'univers qu a la
noblesse <le llrriagnc.
I a séparation qu'on essayad 'établir de tout temps entre la France et les bretons les éloigna longtemps des laveurs de la mur; ils croyaient déroger
en servant sous les rois, qu'ils ne regardaient pas comme leurs légitimes souverains. On connaît une époque ou fort peu d'entre eux servaient «Uns les armées IraneaNes ; nièine en< -ne. dans les ilerniers temps, on disait avec ironie, au jeune homme entrant dans les pages.... :
— Te voilà donc valet , mon petit cousin.
Quand M. de BoLsgelin obtint lecordonbleu, on appelait licol cet ornement si désiré partout, et presque dédaigné par les bretons.
A Quimper, à Guingamp, chez les officiers retirés . il régnait un tout autre Ion ; mais rien n'était hi/arre et sauvage comme un gentilhomme breton qui n'avait pas quitté sa terre.
IllSTRIO DE CUUUK El 1794.