DISTRICT DE C.UUIUX KH
rejettent. On en cultive , dil-on , mais en petite quaulité , dans les environs de Morlaix cl de imper.
Les haliilans des montagnes d'\rès sèment du chanvre, qu'ils emploient sans l'exporter. Ils sont véew de toile ou de berlinge , espèce d'étoffe faite avec du fil de chanvre et de la laine; ils eu foui des gilets, des habits, des culottes, des bas, et portent lous le uu-iw \ élément , de la même couleur , d'un brun-jaunalic. Les femmes se senenl de la même étoile; elles n'ont de remarquable dans leur habillement, qu'une espèce de queue plissée . d un empan de largeur, qui tombe aussi bas que leurs jupes. Les rit lies paysans mettent sous leur habit, ou plutôt sous leur large vesie. un gilet de peau de mouton, dont le poil est en dehors; la peau, bien souple, bien passée, porte sur leur chemise.
^ Les crêpes, la bouillie, du pain de seigle, du laitage, et du lard dans les jours de fêle , sont la
'nourriture de ces montagnards.
Les bestiaux sont très-nombreux daus ces cantons. L'herbe qu'ils paissent sur les hauteurs n'est pas assez substantielle pour qu'on s'exempte de garnir les élahles , à midi daus les jours d'élé , et le soir dans toutes les saisons.
Les prairies de la commune de la Feuillée donnent un foin maigre mêlé de joncs. Ou aime mieux laisser les champs en pâturage que d'obtenir , avec beaucoup de soins et de dépenses , des récolles qui ne donnent pas trois pour un.
Lis eaux sont bonnes; l'air est fort sain dans ces montagues ; il est commun d'y voir des centenaires. Les hommes y sont d'un taille moyenne, forts, endurcis par leurs fréquens voyages et l'àprelé de leur climat.
On trouve quelques moulons dans ces contrées; ils s'y multiplieraient à l'infini : jamais terrain ne fut plus propre à leur entretien, mais il faudrait les surveiller. Les masses de rochers, des antres, des cavernes , offrent aux loups des retraites tranquilles ; ils fondent de là sur les lrou|»eaux , les déchirent, et délruiseut le bénéfice que raisonnablement le berger pourrait se promettre.
Sur le point le plus élevé des montagnes d'Ares, à prés de deux lieues de la Feuillée , esl une chapelle antique consacrée sans doute au soleil, dans les temps les plus reculés , comme le rocher de Tombeleue, en Normandie, comme le mont réunions, comme tous leshautslieux n 'est a présent Saiut-Micbel qu'on y révère. Dans l,-s belles nuits,
on le voit quelquefois déployer ses ailes d'or et d'azur , et disparaître dans les airs (I).
Les jeux de l'imagination , quand ils ont quelque chose de brillant, me séduisent- J'envie l'émotion douce et religieuse de l'être qui, dans les nuages , sur ce mont séparé qui se dessine sur le ciel , croit entrevoir l'ange consolateur qui peut soulager sa uiiseï e . protéger ses enfans . conserver un vieux père, et l'arracher des portes de l'enfer ! Je m'émeus , je verse des larmes, et je suis alors tenté de blâmer la raison qui détruisit chez moi l'empire des chimères et remplaça de doux mensonges par des systèmes insipides et froids.
I ii approchant de cette chapelle, la terre se dépouille d'arbres et de buissons , comme au sommet de Sainl-l.othard. du inouï llénis. comme aux sommets des hautes Alpes ; elle n'est plus « ouverte que de bruyères et de rochers brisés par les orages , ou décomposés par les lemps. Toul prend un caractère sauvage , un air de mort ; c'est l'aspect d'un vaste désert, dont rien n'égaie ou ne varie la longue et fatigante uniformité. Les derniers villages, les derniers champs , forment des Iles séparées , entourées de rochers , d'une espèce de tourbe, d une lerre noirâtre et marécageuse, résultat de bruyères corrompues, accumiil.es pendant des siècles. Les femmes , les enfans , qui ne voient persoune, qui ne connaissent que les figures hàlées et l'habit grossier de leurs pères, vous regardent avec étonnemeut, s'enfuient, se cachent à votre aspect ; des milliers de chien* vou> poursuivent avec frayeur, et les troupeaux épouvantés franchissent les fossés , méconnaissant la voix de leur gardien qui les rappelle.
Tout est d'ardoise daus ce pays : les maisons en sont couvertes ; les champs en sonl environnés ; les ponts en sont formés. Chaque court il est fermé de longs el larges quartiers de cette pierre , ce qui doune au village un aspect extraordinaire. > ous voyagez enfin sur le bord d'un petit ruisseau , sur des pierres brisées , sur des rochers schisteux , sur une espèce de grès, jusqu'à la sommité quevous voulez atteindre.
Là , vous trouvez une chapelle abandonnée. La façade, formée d'assises irrégulières, est ornée d'un portique décoré de deux pilastres d'ordre toscan , et d'une assez jolie corniche. I n petit
(i) Celle cUpelle éuil toaibrr en tuinr». J;||c r(t <c,uWleu H u: r • j. .1 r
nr strict »e r.ARiuit n !7W.
d<\me ronronne l 'édifice. U charpente est détruite. L'intérieur est dépouillé , l'autel est renversé, le bois de cette charpente s'emporte par petits morceaux : il préserve du mauvais vent , des incendies et da tonnerre.
Pns de ce petit temple est un cintre de pierre où , le jour de U fête du lieu , les marchands étalaient
Quoique le mont Saint-Michel ne soit pas extrêmement élevé, dans un climat très-orageux , sans cesse battu par les vents , la nature est peu j.r.Hluctive : on n'y trouve que cinq à six plantes
In municipal de la Fenillée, que j'avais prié de m'aec0iii|i.i};nfr. homme pen curieux , ennuyé de mes questions , las de briser des échantillons de pierre, de cueillir de* plantes , s'écartait sans cesse de moi. Loin de répondre à mes demandes , de me uomroer les principaux objets qui , dans un espace immense et varié , se déployaient sou* mes yeux . je le voyais , l'iril fixé sur la terre , examinant les touffes de bruyères. Rnvain jel'appelais, je l'interrogeais; rien ne pouvait l'arracher à ses rn liercbes , dont j'ignorais absolument l'objet. Tout-à-cotip il m'apporte un lapin, qu'il venait de saisir par les oreilles; six minutes ne s'étaient pas écoulét-s qu'il en prend un serond. Si vous aviez moins lultu ce pay s , me dit-il avec humeur : sans la manie que vous ave* eue de cueillir des plantes et de ca**er des pierres, vous auriez dix lapins de plus. Ces animaux se réfugient dans cette enceinte ; c'est un asile res|iecté : ils vivent tons les ailes de Saint-Michel , comme les pigeons de la Sicile sous la protection de Vénus.
\a chasse du municipal étant terminée , j'obtins de lui quelques réponse* ; il me nomma les lieux que je voyais. I.es espaces qui se déploieut sous vos yeux sont grands , sans avoir I étendue de ceux que I ttna , le YcMive , l'Albin , le col de Ualme , etc. t vous présentent.
Vous apercevez d'ici le vaste cintre formé par < te» mootagues d'Ares et le* montagnes Noire», qui n'en sont qu'uo embranchement; elles lerminrat a quinze lieues le point de vue de 1 est-»ud-esl , . oupé île collines |>eu pittoresques. La tour de «larbaix , celle de llostrencn , se distinguent sur 1rs nuages. L'uni descendant au sud est arrêté par ta font de La»; à loue>i , le point de vue perd v>ii uniformité , offre plu» d'actideus. Dans les beaux jour» , on aperçoit la mer et le* terres pro-
longées de la presqu'île de f.roion. Les montagnes voisines du mont Saint-Michel bornent la vue dn nord ; elles présentent, à peu de distance , des tapis de bruyères d'un très-beau rouge , des rochers dépouillés, et, dansquelques vallons , des langues de terre cultivées, des cabanes . quelques petits bouquets de bois. Rien de sauvage comme le canton
L'aspect que l'on a de ces montagnes est un des plus vastes du Finistère : les mavses en sont bien distribuées , les détails variés , les couleurs vives ; une odeur embaumée parfume l'atmosphère. Fatigué du noir des rochers, de l'incertitude des lointains vaporeux , de la ceinture uniforme des montagnes , v otre œil s'arrête avec plaisir sur des tapis d'une mousse jaunâtre , sur de jolis champs de verdure, qui marquent au milieu des bruyères pourprées, comme les anazes de l'Egypte sur les sables qui les entourent. Sous vos pieds sont des marais très-dangereux , où s'égarent dans la nuit les hommes et leurs chevaux : des voitures et leurs équipage* s'y sont engloutis. On disait, on dit en proverbe , quand un avare a cessé d'être : — le diable l'a jeté dans les fondrières du Gunelé, au bas du mont Saint-Michel.
Par un reste de ( ancienne superstition adaptée à la religion catholique , on persuadait encore , il y a peu d'anuées , que des êtres coupables . métamorphosé* eu barbet noir, étaient menés jusqu'à
let , qui le conduisait dans un lieu retiré. Le chien di>|ur.iissait en ce moment : U terre au loin tremblait : des feux s'élevaient du sein des rochers ; le riel , couvert d'affreux nuages , fondait en grêle ; le
tonnerre grondait
Plutarque rapporte , d'après Dêinétrius , que dans les Iles voisines d'Albion , consacrées aux génies , aux uérc»donlclle» portent les noms . des ouragans et des tempêtes annoncent la chute «les grands coupables.
On dit à Braspars que les démons , chassés du corps de l'homme, sont enchaînés dans un cercle magique sur le haut du mont Saint-Michel : ceux qui mettent pied dans ce cercle courent toute la uuit van» pouvoir s'arrêter; aussi, la nuit, ou n'ose traverser ces montagnes.
ta descendant du mont Sainl-MirhH dans U plaine , je vis des eaux et des traces ferrugineuse».
les habitons »»ul bons , hospitaliers , généreux. S le» bestiaux de leur» voisins passent dam leur»
MBTOICT DK CARIIUX E* 1794.
champs , ib les ramènent aux propriétaires , sans se plaindre, sans exiger lemoindredédomniagement. S'ils ignorent à qui ces animaux peuvent appartenir, ils les soignent, ils les nourrissent jusqu'au moment où leur maître vient les réclamer, loin de les écarter , de les chasser arec brutalité , de les faire saisir par d'avides huissiers , comme dans nos • contrées policées. I>es mœurs des habitans d'Ares sont douces. L'ivrognerie n'y règne pas autant que dans le reste de la Bretagne ; non qu'ils l'évitent , mais les occasions sont rares dans un pays qui ne produit ui vin, ni cidre, où les charrois sont impraticables.
Hélas! quand nous trouvons des vertus sur la terre, on les doit plus à des obstacles matériels qu'à la raison.
On voit peu de troupeaux dans ces lieux écartés. On y trouve beaucoup de canards sauvages ; l'étang de Kcrveron en est couvert. Les bécasses y sont très-rares; les lièvres, les lapins en abondance t les perdrix moins communes que dans les environs de Carhaix.
Ici, le vin , l'eau-de-vie, du lait aigre, sont des remèdes à tous maux. Quelques cultivateurs rac-
des maladies qui les attaquent rarement.
Les vents du sud-ouest , les vents du nord , sont terribles sur ces montagnes; lesgelées y sont fortes. Dans l'hiver de 88 à 89, la neige s'élevait à plus de dix pieds dans les vallons ; on (ht sept semaines sans pouvoir mettre les animaux dans les champs.
Je m'entretins avec toas les habitans que je trou, vai dans ce petit voyage. Deux réponses vous feront connaître leur extrême simplicité.
— Aimez-vous les contes, les histoires du temps passé?
— Fort peu , quand je travaille ; quand je me repose , je bois ou je m'endors , et je n'aime pas à parler.
— Pourquoi ne faites-vous pas réparer ces chemins détestables?
— N'avons-nous pas les landes? La terre est large, et nous ne craignons pas plus le travail que nos bœufs.
— Oui ; mais ces bœufs s'exténuent , dégénèrent ; les charrettes se brisent.
— Que voulez-vous? le ciel pourvoit à tout.
La municipalité de laFeuillée désire qu'on fasse un pont au bas de la commune , sur la roule de landerneau. Une jetée faite en 1760 est détruite:
le mal augmente ; l'eau surmonte la jetée. C'est un passage important , qu'on ne peut abandonner.
Au midi , près de la inëiue commune, il existe un passage presque impraticable ; il communique cependant a\ec Hraspars , avec Chàleaulin , avec la commune de Loqucfrel (I ).
Sur la route de la Feuillée à Morlaix , dans un endroit nommé Lcnalec, est un chemin à réparer.
Les plombs de la mine du Huelgoat et de celle de Poiillaoueii passent nécessairement par la Feuillée. Quand on les transporte à tanderneau , ils sont arrêtés fort long- temps par les bourbiers de keranguernf ; on les comblerait aisém^l d).
Je parlerai , dans la description du district de Chàlcculin, du chemin déjà commencé de Morlaix à Chàleaulin par Braspars; il passerait aux pieds du mont Saint-Michel. Les officiers municipaux de la Feuillée eu reconnaissent l'utilité ; ils assurent que celle roule n'est pas diflicile à terminer (3).
Le village de Jiolcador , le dernier qu'on rencontre en approchant de Saint-Michel , devrait appartenir au district de Carhaix ; il n'aurait pas à traverser les montagnes pour verser ses denrées au chef-lieu, à Chàleaulin; il lui serait facile d'arriver à la Feuillée par le chemin de Landerneau.
Le terroir de Uotmcur , qui lient à la commune de Rérien , est enclavé dans celle de la Feuillée. Ce village est obligé de traverser un terrain étranger pour porter ses morts au cimetière de son canton. Il désire sou affiliation à la Feuillée. Les municipaux de cette dernière commune approuvaient ce changement.
Dans le canton que je viens de parcourir , on ne peut plus se procurer de meules. On en trouvait jadis à Chateaulin, à Morlaix , à Landerneau.
J'indique les besoins de ces bons paysans. Quelque administrateur , en parcourant ces feuilles , pourra former le plan de les servir. Je connais l'insouciance des habitans de la campagne; ib ne solliciteront pas des réparations' nécessaires ; les mille et mille pétitions des corps constitués ne sont pas lues ; les ingénieurs effraient par le tableau de leurs dépenses accumulées. Les contrées voisines de Paris obtiennent tout , parce qu'elles ont des avocats auprès du gouvernement. Puissé-je attirer sur les lieux écartés que je parcours au bout
(i) Ce pauage «l tonjonn <Um le métoe eut. (i) II» ont été comblcv
(3) l* coutil gréerai » vole èet foui* pour c*U« roMK
du monde, les regards d'un administrateur puis-
•usinier ne cabjuk t\ 1794. 2.13
moulons devraient couvrir, que I industrie dirait
sur
le point k plu* abandonne , le plus négligé , le plu* important de la France! Quel» immenses terrains on livrerait à la culture! quelle multitude de troupeaux on établirait dans ces lieux! La France, en secondant, en servant la Ureugae , s'mrichirait bien plus qu'en voulant cultiver la totalité de Jsjinl-lhHiiiii^ue , p.i\s de luol i. que l'espagnol IX' non» ai corde <|i H' |miir nous ju rdri' :
•-'est le présent d" ■ nu. lèverons- nous ;
laissons les idées de conquêtes. I.i 1 ijmv peut nourrir suivante million» d'hahiLms : ijii.iiiil nous
Celle pl.pul.illoll . |]ol|s ( lierrlleloUs
. étendre. I,- nie sain iens d avoir trouvé jjiJUu il |>el il I iv re i util u lé : // ï'm au^m,' jm.'it !<■<,. I.'diileiir suppose une rJi-jmtr de j'ta-vinn N nilr.- |e gén ie de la l l'aner el le :;énji- île IT-pii^nr : une
est suspendue . I.i France l'emporte: i'i ,ue se rend pas ; il pl. m- sur H^pa^iic *riMivti-ssiojj* dau» l'Inde (H i •iiKili1. il e-i \,iiiu ii ; il ajoute les île» de S.iint-lti'iiiiii^ue . de (!ukt , :ui .Mexique, ii ii IVnni; plu- il c li..r;,i-;iit , plus Ij France maj. stueus,- descendait aie.- dignité. t.Vd l'unité qui fait le bien; l'evic» il» -, rirlie-v» e-t nuisible : son étendue perdit l'empire des i om.iwi-.
Je rev in» a (larliuiv dan» le dessein de \ i-iler I lu leatineuT-dtl -hmu . a l'autre evlrcniilé dit di-U el.
Tes! Àl'our-l »lr C.iih.ux. I n s..] Luit
de celle dernière commune , p.ir d.-s rue- impraticables, vou» trouve/ de». chemins ju.il • ImK .
malu'irés J,. \ quelque- portée- de I'iimI . Imir-I forcé do gravir une moul ine i|in ne j ernitl auv rouliers ni de la mouler . ni de l.i dépendre i . L*s h-rre-, que vuii- pan mire/ -mit in u!ie> et
Ton- le* l'Util •m-, <|,' ( ..ii |,,e.\ urne
de loti- les lieux h, d. , oj'rvj.t qnclqu. - . , de> l. i,e< a~e;. I n.;ide.. Ai:m |„ni qui couvre 1j mouleur de \ oh. n e . eu l ,;>, .me , présente l'aspect d un j..rdiu . quand l.i i ,uiij^»^
t» Il oflie ,| l'u il ij u U|: di >> ! ; jl idr. A quel-
de (jrlwix . !.i n i:;,- c-i moui- i.dtoiru^", mieux faite, mai- !■ s ..-j v,l> loup-ui- le. mêmes. \ ou- vu\ez -ur l.i i loupe . .m siniunei d. s root i limier multiplies qui hameui l> sol , -, (|epjnjer de> L.|,i- de p-iièls . del.r.u. re-, . .pie ,h;
, i ) Crt ri
U r<rfl«f»r.
l'eu de clorlieis dans U s lotuUiu^ , |ms une liabilaliou sur la route jusqu'au château de Pratulo. Un le voit sur la droite , dans une jolie position ; des bois l'entourent; une prairie descend du jardin jusqu'aux bord» de 1 \uliie.
i>e poul Tri S'en e>t mal pavé; ses g.irde-fous ont disparu. \ ou s l'abordez |tar une descente rapide : le taux pas d'un mallier pourrait vous porter daus l'abîme. L avant-dernier propriétaire de l'ralulose noya prés du pont Trifleu . enlraiué par un jeune cheval. Faites réparer le pont, et mettez levovai;eur à l'abri des dangers ; enlevez au cultivateur U crainte de voir périr se> chevaux . m > bo ni», sa cliarrelle et son liK .1 . Je visitai la papeterie de Pratulo, dont le fond appartient au ci-devant comte de Musillac. Le ciloven (iuidon en a lait construire les élablUseuiens ; il eu dirige les travaux. Il employait quatre jeux de pilous ; il peut a peine eu occuper un seul.
Trois grands propriétaires se parlaient les environsdeCliàteauneiir, Musillac, Hosili , iHigrrgo, dont les possessitiiM einbraxsent la vaste étendue de la forêt de Las.
f.hàteauoeuf est une commune pittoreM|ueme»t située , riche de nature , varii^e d'as|»ecu. File s'élève sur un coteau bien abrité des v eut s de nordouest. Les sinuosités de l'.Xulne coupent de riches prairies , prés desquelles sont établis îles moulins el de petites chaumières. I«rs fonds paraissent garnis de bois rians et de mooLigiies assez hautes. \otre-UameMles-l'orlesdomiue un tertre élevé , couvert de ebéues et d'ormeaux. Cctail uu jour de foire. I ne espèce de place , qu'il fallait traverser . était remplie d un moude de sauvages , qui , n 'avant point vudevoitures, me prirent pouriw/rpnscntanl. \r> animaux sVrartent , se pnVipitenl ; la Dlle alwindoune sa ^éiiisse |K»ur me voir ; le vigoureux bouvier laisse m-s bœufs pour ||o. saluer, tandis que le raunicijial régulateur m'envisage eu tremblant , et fait quelque acte de rigueur |»our me prouver son patriotisme et son zèle.
Je me rendis a la maison commune; j'y trouvai le maire et des officiers municipaux. Ils répondirent av ec sirupl ic ité, av ec intelligence, au X questions que* je leur lis ; tuais uu notable , hopme de ville , iiom- , me il sjprH , m impatienta «tellement par son sa-
DISTRICT l»E CMUUIt EH 1794.
voir , par son érudition , par sa philosophie . qu'il faut avoir la patience et la force dont le ciel m'a «loué pour supporter sa présence pendant nne h. 'lire. 11 savait tout, il répondait à tout. J'ai trouvé des Cicérones bizarresen Halie, miftJttMil un original aussi fatigant. Je cessais de lui parler , il me parlait : je détournais la tète , il changeait de place : la crainte <k pÉMer pour un être nul le tourmentait à l'excès, lions lahoureurs , paisibles liahitans des champs , municipaux ses confrères , que je vous plains d'être arrachés à mis étahlcs pour siéger à cdté de lui ! J'osai me flatter un motnent que je ne le reverrais plus ; il avait parcouru la ville , et m'amenait toutes les veuves , toutes les mères , les femmes , les enfans des défenseurs delà pairie. Chacune d'elles nie présentait les lettres que < 1 1 ■ 1 1 ii i > trois ans elles avaient reçues de nos frontières. Un avait parlé du curé, du docteur, de l'apothicaire et du boulanger de la ville , il me les présenta. Où fuir? Il me suivit à l'église , à la halle , à la fontaine , à Notre-Dame-des-Portes ; la nuit obscure put seule m'en débarrasser ; je le perdis. Mais il m'attendait à l'auberge. Dieu vous préserve des notables de Chateauneuf! Ajoutez (pie cet homme avait encore toute la grossièreté , toute la brutalité féroce des jours de Robespierre.
On traîna sous mes yeux , à la municipalité, un père de famille qu'on s'obstinait à croire un prêtre déguisé , parce qu'il parlait français avec facilité : il fut injurié, frappé; il fut traîné dans les prisons , malgré les cautions qui se présentèrent , malgré l'assertion de quelques municipaux de sa commune qui le réclamaient. Avec quel Ion l'on s'exprimait alors! — « Qn'allcz-vous faire? quel parti prendrez-vous ? S'il n'est mis au cachot , s'il n'est puni, je vous dénonce i la société populaire. »
F.les-vous laits pour être libres, vous qui Imitez ainsi vos magistrats , qui respectez ainsi ht liberté des hommes ? Puissent se métamorphoser ces monstres qui dominèrent un moment pour anéantir les vertus, les talons , les arts, l'humanité ; qui voulurent remplacer l'affabilité des peuples éclairés par les fureurs de l'ignorance , la modération , la modestie, les grâces, par les excès, l'audace et la brulali : !
Outre le pont de Ponl-Pol , qu'on passe sur une échelle , et le pou* de la Nation , jadis pont du Roi , qu'il est urgent de réparer (I), il serait nécessaire
(t, R<f>.rr» , cunmr uoui I'jtuoi dii J'Iuj b.ot.
d'en construire un au lieu des jetées que , dans l'hiver, l'eau rend impraticables en les surmontant de plus de six pieds. Le citoyen Noël Guerlogot s'y noya dans l'année 1792. Les communes de Mo- Ireff, «le Sainl-llernin et de Spézel, se servent de ce passage pour communiquer avec Chateauneuf. On le traverse pour se rendre de Chàleaiineul à Gourin , au Faouet.
Le pont de Slervey, rompu dernièrement par les grandes eaux , intercepte toute communication entre une partie des communes du canton de Chateauneuf et le chef-lieu.
La roule de Chàteauneul à Plounévez, celle de Plounévez au Huelgoat , sont impraticables dans l'hiver (2).
Si la route de Quimper à Chateauneuf était terminée , le passage des troupes pour Morlaix serait plus court et plus facile.
Dans Chateauneuf, toutes les rues sont à repaver. On pave dans cette commune avec du quartz, qu'on lire de Ménez-Barès. i elle commune n'est qu'à un quart de lieue de la ville.
La fontaine de Saint-Julien est corrompue par les écoulemens des halles. On pourrait en diriger la souri c -m la place de la Liberté . profiter de ses eaux pour établir un lavoir nécessaire entre la halle et le jardin du citoyen Jean Lepage (3).
Une quantité de maisons ruinées, abattues, infectent l'air de celte commune. Tous les toits sont couverts d'ardoises; elles viennent de Saint-Goazec et de Spézet. Le principal commerce du canton consiste en bestiaux , cire , miel et chandelles.
Les halles sont grandes; il est urgent d'en réparer la charpente et la couverture. On pourrai! aisément en faire l'acquisition pour la ville , à laquelle elles n'appartiennent pas. Les casernes sont assez bonnes.
Les prisons sont dans un étal qui fait frémir. N ous avons cent fois remarqué qu'un homme présumé coupable ne doit pas être traité comme un criminel ; «pie , jusqu'au moment de sa condamnation . il doil trouver , dans sa retraite forcée , un air pur et les aisances d'une vie simple. Toutes ces demeures . dans le Finistère , dans toute la France, sont encore des cachots obscurs , le séjour de la brutalité, de la misère. < "est la pourtant que votre lils peut languir pour uue élourderie;
(») Elle» ont étr no pm rcpirrct.
( Une foulante fou clrgaotc * rte établie (Uni cet cndioit-
DISTRICT OK CàRHAU 17ÎM.
c'est là qu'une indiscrétion, qu'ooe calomnie , peuvent vous conduire. Howard mérita de sa pairie la slalue qu'elle lui fll élever pour son bel ouvrage sur les prisons , pour avoir sacrifié sa fortune a parcourir, pour les connaître , pour les améliorer, ces demeures de l'humanité souffrante. Pourquoi u'exisle-d pas dans chaque département, en France, un homme chargé par le gouvernement d'inspecter ces lieux de douleur , et d'y donner aux détenus les consolations elles secours qu'un malheureux , que le coupablelniénie a droit d'attendre? Serons-nous toujours des barbares ? et celle voix réleste, cet accord des bons cœurs qui préchen l la n>ni|tasMoD et l'iu Jul^ettce , seront-ils sans effet dans un pays qu'on veut régénérer ? Que de bien nous avons a faire pour réparer les maux de nos guerres civiles , pour réparer nos loris envers l'humanité (I)!
On ne trouve à (hairaiineuf aucune maison de charité , aucun .hospice. In homme y lait arec «èle , arec intelligence, les doubles fonctions de médecin et de chirurgien. 11 se rend à toute heure chez l'homme de ville on dans les campagne» éloignées , partout où ses lalens peuvent soulager l'humanité souffrante ; mais il est tres-agé , mais Uo'a pas d'élève qui le remplace.
Il y a trois églises et trois cimetières dans l'intérieur de la m Ile. La police ne détruit pas cet étrange abus , et l'existence des vivans est compromis par des exhalaisons pestilentielles (i).
Il y a dix-huit foires par an à Cbiieanneaf.
Les terres du voisinage sont bonnes. Les meilleures . sur les l tords de l'Aulne, sont brûlées par les écoulemens des mines de Poullaouen et du lluelgoat. Le citoyen Claude Hervé , officier municipal , atteste qm- , depuis 10 ans , il a perdu de 6 à 7 journaux de terre par les vapeurs qui s'exhalent «le la rivière (3 j. L'Aulne, très-pouvsonneuse, il y a quelques années, cesse de l'être depuis que les mineurs ont repris leurs travaux ; il n'est pas rare de trouver au printemps des poissons morts à sa surface.
Il y a beaucoup de moutons dans les communes
neuf. Il est réel que tour à tour les habitait* de ce* cantons sont obligés de surveiller la nuit lr>
«ta . m.» *r«n b cwMbm ku» J, I. „Uc. ; s ; Il «• "r. n«. cm «flri. «mi Ik«.
champs voisins de la foret de Ijs; les loups, les sangliers , les daims et les chevreuils , des cerfs ,
sage mais pénible précaution. On les éloigne en prolongeant dans l'air des hurlemens aigus , sauvages , semblables a ceux qui retentissent dans les montagnes de la Suisse et de l'Apennin ; par les feux brillans qu'on entretient toute la nuit ; par des coups de fusil qu'on tire de temps en temps , quand on peut avoir des fusils ou se procurer de la pondre. Les paysans sont à présent sans armes, l-a foret , qui domine sur d'énormes rochers de granit , sur des cavernes , sur des grottes profondes , offre des retraites aux malfaiteurs, qui, s'ils savaient trouver des armes chez ers laboureurs , iraient les enlever la nuil.
Les terres de Cbileauneuf ne produisent point de froment ; elles sont pauvres en jardinage , en cidre. Le sarrasin qu'on y consomme vient de Scaer. On y porte des cendres en échange de cette
Avant la guerre affreuse des chouans , on vivait heureux dans ces contrées. On y dansait souvent ; des fêles , des rourses , de* rorolals poétiques , égayaient tous les mariages : la gaieté fuit avec I innocence et la paix , ses inséparables compagnes.
Malgré ta grossièreté de quelques individus, on sent que ce pays perdu n'a pas éprouvé les fureurs de la révolution, comme le reste delà France. On n'y vil point couler le sang humain ; on y donnait sons Robespierre. Bons habitai» de ce* contrées, bénivsez les déserts , les monts et les forêts qui vous séparent du resle des humains! I** sangliers , les loups qui ravagent vos champ* , sont moins à craindre que les homme* , et beanconp plus seni sibles qu'eux. k
Rien de plus diamètre . de plus riant , de plu* pittoresque que les environs de C.biteaumuf. Tous les grands tableaux qui vous frappent sont terminés par ta raavse immense des moulage* Moires ; la forêt de la* les couronne, rehausse I éclat d'un ciel fort éloigné . cl fait ressortir les couleurs variées de* beaux tapi* qui descendent jusqu'aux rives de l'Aulne.
Du pieddeMoirc-Damc-dcs-Porles on jouit d'un des beaux points de vue que j'ai trouvés , Uns mes m» âges.
L'Aulne dessine un demi-cercle autour dessus rians rfocaux , du plus élégant pavsage ; »e* rives. *»nl bordées de prairie» rouvertes de bosquet» ,
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surmontées de chaumières, de jolis parcs et de petits jardins. Plus loin, on aperçoit, au milieu des feuillages, le vieux château de Trévaré. Ce monument prépare à l'aspect redoutable d'immenses rochers, aux pieds desquels circule la rivière: des vapeurs sombres viennent s'y reposer, des vols de corbeaux les surmontent ; plus loin , les masses ondées de la forêt se confondent avec les nuages, ■l'ai \ h des scèuesplus augustes, mais jamaisdcplus variées.
Nolrc-Dame-dcs-Porles est nne chapelle entourée de vieux arbres consacrés par la piété de nos pères. Celte vierge fut trouvée daas le cœur d'un chêne énorme. J'ai vu la niche qu'elle occupait ; son image d'argent a disparu. Lesoldatqui la ravit sera puni sans doute comme celui qui fit souper Auguste du produit d'une des cuisses de la déesse Anailis. Lnbois sacré descend jusqu'au rivage, par une pente de 5 à 000 pieds , sur laquelle on a pratiqué des allées. C'est là que, dans les nuits, on voit errer Nolrc-Damc-des-Porles, en robe blanche, éblouissante de lumière. Le frottement de sa robe de soie se tait entendre au loin «laus la campagne : cette apparition annonce de beaux jours, d'amples récoltes et des succès à ses fidèles adorateurs. On n'ose pas alors approcher de l'enceinte ; on s'agenouille, on s'humilie; ou chante une hymne en l'honneur de la vierge ;ou se retire enfin à reculons et saus tourner le dos à la déesse. Ainsi nos bons aïeux sortaient jadis des forêts druidiques.
On ne peut voir un chêne plus auguste , de plus nerveuses rugosités, de branchages plus étendus , un tronc plus vénérable que. celui qui renferma l'image de la v ierge des Portes (l).
Les prêtres catholiques n'ont pu détruire l'ancien respect de nos ancêtres pour cet arbre religieux : il était l'emblème de la force, de la durée , de l'être suprême; la massue d'Ogmius était faite d'une de ses branches ; il couronnait celui qui protégeait la vie d'un citoyen. La plus sévère punition que put subir un gentilhomme breton , quand il s'était déshonoré par une lâcheté , par une bassesse , était , il y a peu de temps encore , la destruction de la longue allée de chênes qui conduisait à son château. Le désespoir alors frappait toute sa famille ; on le fuyait comme un proscrit, comme une victime dévouée aux enfers , comme ces criminels auxquels la sévère religion de nos ancêtres défendait d'ac-
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corder le feu et l'eau ; qui n'avaient de ressource que relie de se cacher dans des cavernes , de fuir chez l'étranger, où les remords, Esuset Tarants , les poursuivaient encore , quelque obscure , quelque reculée que fut leur retraite désespérée.
Je jouis, en revenant dcChâtcauncufàCarhaix , d'un de ces effets de lumière qui frappent quelquefois les voyageurs en leur causant toujours une nouvelle surprise et de nouvelles jouissances. I ri brouillard très-épais chargeait l'atmosphère ; l'obscurité régnait autour de nous; dans le lointain, le soleil perçait un épais nuage et colorait Cléden et Saint-H enfin ; les rlorhers , les sommets dorés , se rapprochaient ; nous distinguions les arbres , les fossés et les brillans de la rosée , à des distances où , dans une autre disposition du ciel et de l'atmosphère, nous n'eussions aperçu que des masses obscures. Ces grands effets de la nature m'enchantent comme les hardiesses d'un grand musicien , comme la fougue de Italiens , comme la poésie d'Homère et des prophètes (2).
Je m'arrêtai quelques momens à la municipalité de Laudeleau. Klle lient ses séances dans une chapelle longue de douze pieds, large de neuf , sans parquet, sans armoire, et sans autre ouverture (prune fenêtre d'un pied de haut sur huit pouces de large. I ne tombe de granit lui sert de table ; le> papiers sont posés par un trou sous l'autel , où l'on voit le matelas de pierre où Saint-Tclo se reposait . quand , monté sur un cerf, il avait achevé de parcourir la paroisse qu'il protégeait.
On porte à 1,000 individus la populationdc Landeleau. Cette commune u'a qu'une lieue de long sur une demi-lieue de large. Klle demande la réparation indispensable «lu < lieuiin qui mené a la mine du lluelgoat. Dans quelle malpropreté, dausquellc misère vivent leshabitans de laudeleau ! Quelle eau bourbeuse dans leur fontaine ! quels chemins vicinaux! Le pont, si nécessaire , nommé Pont-ar-Cudon , dans la commuuede Colorée, est impraticable à présent (3).
Rien de remarquable d'ailleurs dans ce canton. On a l'usage , comme à Chàteauneuf, de placer la tôle des morts dans de petites niches de bois , qu'autrefois on couvrait de fleurs et de couronnes , qu'à présent on arrose d'eau bénite.
(i) O qne dilici (. irabrj . -t an-dctsooi d«U itjIiI» Cet tï'tl , ftr<iuenl d«u» le» monljguea, ciuubtiuir. [3) Tout cil d.im le mén»«,etal.
Oi voit, dans le cimetière de Saint-Telo, la Umi\# de kersantoo du marquis de Mesle, seigneur de C.hilraii^jl, aune lieue de LaniMeau. Il rst ariui4 de pied eu cap; sa tête pose sur un oreiller; il porte nue espère de fraise, etses cheveux boucles s'évasent en larges a» ks <)<' |>ifrri>n. Li^rrmirr devrai! «mis cnownrr l.i il l totltimo liizanvs, i'-l rangers a la il l.s tr.ii.l.i.mx rt lis vitraux M;il-r«' le ravnm-s. t\> < «1,-riii.Ts leiiips.iHii'ntnMivrraitiMM'oroiini'Iri's-^riDili'iiiian- \U+; Us .M-n iraient au munis j l'iiistiiirr de l'art, {.ULsi|u\nimioi)r» :M,ll.-<l,>Uiiiit|(s I .
'. 1 On |.eot eornre TOir felle |.,erre lanil.jlr , qtlorqr»* marilee , âmat l» m«t»oorje(lr da fo»»o»eor de l-.nne.e-o. K1U on* idée forl eue le da cmlomt miliUire da Irai (m de XIII. !Noo» croToo. que l'on «m biea iim de Irooïer •o ••• ballade reLitÎT* au nurqiiu) de Mole , a, ai m da»» le pey., et im M. de ricaunnltc a oatraga.
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DISTRICT DE CrVlUMlX EX 1794.
Je donnai quelques soins à la bibliothèque peu précieuse de Carhaix , et j'allai visiter les riches mines de Poullaouen et du lluelgoat.
le cn»is devoir donner ici l'extrait d'un mémoire l'ail par M. Lui mont, inspecteur général des mines deFranre. mit plusieurs liions métalliques de la Rrelagne. Il lut lu à l'académie des sciences, imprimé ilans le journal de physique du mois de niai I "SC. || contient des observations intéressantes sur les mines de Poullaouen et du lluelgoat.
J'y joindrai quelques détails de temps et de localité, qui compléteront l'idée qu'on doit se faire des richesses que ces deux mines nous fournissent.
l.'Wrilii'ir tlrrilBBala ,
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Si aa n* inmtnil pai m muifti Pour paam aaa leur» à m min.
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