‹ Voyage dans le Levant... 18171818Chapitre 10 sur 23 · MER MORTE · texte numérisé non relu

MER MORTE

Toute, cette contrée est évidemment voIcanique# Une grande convubion de k nature fit d'une phin« cultivée , couverte de ;viiles florissantes, un volcan destructeur. Le terrain s'affitissa ; les eaux du Jourdain s'y arrêtèrent, et se mêlèrent aux sources bitumineuses et soyfrées du lac Asphaltite , d'où s'élèvent encore , de nos jours, des trombes de fiimëe , et sur les bords duquel s'ouvrent, sans cesse de nouvelles crevasses. On peut croire que ie Jourdain traversait, jadis cette plaine , et peut-être était-il conduit à la Méditerranée par les vallées qui. débouchent .du coté de Gaza. ,

Analyse de (eau de la Mer Moiie,

. Ij'eau analysée avait été recueiffie et conservée dans un vase de fer-blanc fermé hermétiquement. Au •^ounnent où ellé a été retirée du vase > elle n avait point d'odeur de bitume, ni aucune autre mauvaise pdeur : elle était un peu trouble , mais elle est bientôt devenue parfiûtement transparente. M.' Bosc n'a pu y découvrir aucun vestige d'animaux microscopiques» Sa saveur était très-saline et amère.

Sa densité, à la température de 17 degrés cen*

ûgndeSj e$t de 1^2283. Cette densité eat assez ^ grande pour qu'un homme puisse £EtfîilemeRt sunnigef sur la mer Morte, sans foire aucun mouTement; mais elle dément ce que. dit Strabon, qu'un homme pourrait y demeurer debout sans s'enfoncer au-dessus flu norobril ; car aujoi^'d'hui il s'enfoncerait ^ peuprès des 81. centièmes de son i^IwKe. U- n'ert pas d'ailleurs probable que la salure de fa mer Morti^ ait 4^té pius grande.a^trefois. qu'elle n'est aujourd'hui.

L'eau , exposée à un froid de 7 degrés au-dessous de la glace fondante , ne laisse précipiter aucun sel ; ce qui prouve queUe.nçs^ .point sajturée.: cependant elle commence à déposer du sel mariji à la température de 15 degrés 9. lorsqu'elle a perdu par i'évaporation les 4,71 centièmes de son poids.

L'hygromètre de Saussure , plongé dans de l'air en contact avec cette eau, marque environ 8â degrés.; c'est-à-dire que l'air ne prend que les deux tiers de rhumidité qu'il prendrait , s'il reposait sur de l'eau pure. U résulte de. 16 que l'air n'enlève de l'eau à k mer Morte que lorscju'il est au-dessous de 82 degrés dliumidité , et qu^il lui ^ abandonne au contraire ^ toutes les fois qu'il est au-dessus de ce même terme. Les bords de la mer Morte devraient donc jouir , en général, d'une atmosphère sèche. II est très-probablc que cette mer est parvenue à un point fixe de .salure , relativement à i'hiimidUé de l'air et à sa

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température; et Ton pourrait vérifier cetté conjecture,

SI ton comudsttdt ie degré mùyetà dé f hy^mètr*

Il $a surface.

Cent parties d'eau de k mer Morte laissent ^ par f ëvapomtioii , tm résida salin qui, complètement des^

séché, èt après qu'on a tenu compte de Taeidé Marin

^ek chaleur en dégage^ pèse 26,24. '

Cé résidu est compose de . - ■ .

• Chlorure de soiium [ sel marin ] 6^95.

Chlorure de caleium [muriâtedèchaux]. 3,98.

Chlorure de magnésium [muriate de ma^

gné^e].., 15,31.

II contient auâsi une petite quatlthë de chlorure de potassium [ muriate de potasse ] , et des traces tftin suifiite, très-probabiement à hase de chaux.

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