‹ Voyage dans le Levant... 18171818Chapitre 19 sur 23 · XII.* ou XIII.* siècle de notre ère, les Musulmans · texte numérisé non relu

XII.* ou XIII.* siècle de notre ère, les Musulmans

ne cessèrent de cultifer avec succès toutes les connaissances scientifiques. L'invasion des Mogok> rétablissement des* dynasties turques et kurdes, les révolutions politiques de l'Afrique , l'affaiblissement des Maures en Espagne, amenèrent successivement la décadence des sciences et de la littérature dan^ les contrées mùsuhnanes.

On.n*a pas encore détmniné bien précisément ce que chaque science en particulier a dù aux Arabes : on peut dire cependant que, d'une part, les sciences mathématiques et toutes les applications qui en dérivent, comme la mécanique et la conatruction des instrumens , et, de l'autre , h philosophie rationnelle, âont les deux branches des connaissances humaines

Lnyitizeu by GoOglc

dans lesquelles ib ont fiât le pfais dé progrès; Le préjugé religieux qui s'oppose toujours chez eux k k pratique de f anatomie ^ arrêta ieurs fwogrès dans ies. études naturelles et clans la médecine : cette dernière science fat souvent pour eux un système arbi-» traire, plutôt que le résultat des observations. La subtilité de leur esprit se fait sur-tout remarquer dans leurs livres de logique, de dialectique et de rhëto^ rique, dans leur théologie dogmatique et polémique, et dans leurs traités de droit civil «t des rites de reKgion. Leurs innombrables commenialiës sur ÏAU coran sulFiraient seuls pour prouver à quel point ils ont porté res]Mrit d'analyse ; et s'il existe encore aufour* d*hui chez eux quelque culture de l'esprit, il faut l'attribuer à la nécessité oii ils sont d'étudier et d'entendre ces commentaires, puisque F Afeoran est h secde sourcé de tout leur droit positif et de leur morale , et à leur goût pour k poésie, qui exige l'étude de k grammairé et de toutes ses subtilités.

Je ne dis rien des beaux-arts. Le préjugé religieux a proBcrit, dans k plupart des contrées mus u fc n aHes, k peinture et k sculpture. L'art tbéàtral leur a toujours été étranger. La musique parait avoôr été portée fort loin -y mais elle n'a jamais été fixée par des signes écrits^ et peut-être a-tH»n beaucoup eiè^pâné seaei&ts. L'archi»* tecture a été livrée aux caprices des artistes ; et , dans les décorations^ k richesse et kmag^aiâcence paraissent

tvoir beaucoup surpassé le goût. Par«tout h volupté

des sens a laissé dans le néant la volupté de l'esprit et de limagination.

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