‹ Voyage dans le LevantChapitre 26 sur 32 · ARABES · texte numérisé non relu

ARABES

lang

soit philosophiques, soit physiques, soit mathématiques

arichir, à Ja fléchir aux règles de la poésie. Quant a

sciences,

en ne donne lieu

ent conn

de croire que les Arabes les eussent cultivées. Ils pouva

ciel pour se guider dans leurs déserts, avoir observé des phénomènes et

les mœurs des a

de

oir profité de ces que :

Toute cultu

nimaux qui vivaient avec eux , stu de quel-

rologie, la divination , la m

ques r ; pouvaient

observations pour former une sorte de théorie systé-

mais il n'y avait pas de sciences proprement dites.

des sciences ne nuquit donc chez les Arabes qu'après l'islu-

suite des conquêtes des Musulmans, et de leur contact

misme , par ur

avec les Perses, les Syriens et les Grecs. Leur poésie ne dut rien aux

mais toutes les la théol

ét

gie et la jurispruder

gi nces, jusqu' ne furent , chez les Musulmans, que le résultat de leur mélange avee les

peuples conquis. Peut

x laquelle com-

mença à s'insinuer chez les Arabes la philosophie des Grecs avec toutes les

Les monothélites refusent à Jésus-Christ les deux volontés : la volonté humaine et Ia vo

divine.

sciences rationnelles. L'astrologie servit aussi, selon toute apparence, à

troduire chez eux l'astronomie, et, à sa suite, toutes les sciences math matiques. Dès la fin du 11° siècle de l'hés

ka cour et sous la protection des califes ; et la philosophie grecque, m

re, toutes les sciences florissaient

ée | à la théologie des mages, et peutéêtre aux subtilités judaïques, avait divi

les Musulmans en une multitude de sectes, et armé, grâce aux divisions

politiques, les sectateurs de Mahomet les uns contre les autres. Ainsi, si |

les lumi ‘ent chez les Arabes une amélioration dans la civilisa-

s produi tion, elles y firent naît inconnus.

aussi bien des vices et des fléaux qui leur €

aient

La culture des sciences pénétra par-tout où le mahométisme sétendit,

et se conserva dans les états qui se forièrent successivement dans cette

vaste monarchie, et qui n'avaient avec le souverain de Bagdad que des relations de pure déférence. Elle se conserva aussi dans les contrées qui, |

comme l'Égypte, étaient entièrement séparées du enlifat de Bagdad; et, ||

jusqu'au XI ou xu1* siècle de notre ère, les Musulmans ne cessérent de cultiver avec succès toutes les connaissances scientifiques. L'invasion des

Mogols , l'établissement des dynasties turques et kurdes , les révolutions

politiques de l'Afrique, l'aflaiblissement des Maures en Espagne, amenèrent

successivement la décadence des sciences ct de la littérature dans les con-

trées musulmanes, |

On n'a pas encore déterminé bien ément ce que chaque science

en particulier a dû aux Ara

bes : on peut dire cependant que, d'une part,

ations qui en dérivent, comme ||

les sc mathématiques et toutes les app

ns, et, de l'autre, la philo-

la méc

anique et a construction des instru

sophie rationnelle, sont les deux branches des connaissances humaines dans lesquelles ils ont fait le plus de progrès. Le pré

toujours chez eux à la pratique de l'anatomie,

is.

gé religieux qui s'oppose

arrêta leurs progrès dans

les études naturelles et dans la médecine : cette derniére science fut soi

vent pour eux un système arbitraire, plutôt que le résultat des observations

La subtilité de leur esprit se fait sur-tout remarquer dans leurs livres dé lo-

gique, de dialectique et de rhétorique, dans leur théologie dogmatique et

polémique, et dans leurs

de droit civil et des rites de religion. Leurs

innombrables commentaires sur l'Alcor

à suffraient seuls pour prouver à

quel point ils ont porté l'esprit d'analyse; et s'il existe. encore aujourd'hui

chez eux quelque culture de l'esprit, il faut l'attribuer à la nécessité où ils

sont d'étudier et d'entendre ces commentaires, puisque l'Alcoran est la seule

source de tout le

droit positif et de leur morale, et à leur goût pour la

poésie, qui ex

ge l'étude de la grammaire et de toutes ses subtilités.

Je ne dis rien des beaux-arts. Le préjugé eux a proscrit, dans In

plupart des contrées musulmanes, la peinture et la sculpture. L'art théâtral

leur a toujours été étran musique parait avoir été portée fort loin;

mais elle n'a étre a-t-on

junais été fixée par des signes écrits, et peut

beaucoup exagéré ses effets. Lfchitecture a été livrée aux caprices des

istes; et, dans les décorations, la richesse et Ia magnificence paraissent

avoir beaucoup surpassé le goût. Par-tout la volupté des sens a laissé dans

agination.

le néant In volupté de l'esprit et de

Page 1