ARABES
lang
soit philosophiques, soit physiques, soit mathématiques
arichir, à Ja fléchir aux règles de la poésie. Quant a
sciences,
en ne donne lieu
ent conn
de croire que les Arabes les eussent cultivées. Ils pouva
ciel pour se guider dans leurs déserts, avoir observé des phénomènes et
les mœurs des a
de
oir profité de ces que :
Toute cultu
nimaux qui vivaient avec eux , stu de quel-
rologie, la divination , la m
ques r ; pouvaient
observations pour former une sorte de théorie systé-
mais il n'y avait pas de sciences proprement dites.
des sciences ne nuquit donc chez les Arabes qu'après l'islu-
suite des conquêtes des Musulmans, et de leur contact
misme , par ur
avec les Perses, les Syriens et les Grecs. Leur poésie ne dut rien aux
mais toutes les la théol
ét
gie et la jurispruder
gi nces, jusqu' ne furent , chez les Musulmans, que le résultat de leur mélange avee les
peuples conquis. Peut
x laquelle com-
mença à s'insinuer chez les Arabes la philosophie des Grecs avec toutes les
Les monothélites refusent à Jésus-Christ les deux volontés : la volonté humaine et Ia vo
divine.
sciences rationnelles. L'astrologie servit aussi, selon toute apparence, à
troduire chez eux l'astronomie, et, à sa suite, toutes les sciences math matiques. Dès la fin du 11° siècle de l'hés
ka cour et sous la protection des califes ; et la philosophie grecque, m
re, toutes les sciences florissaient
ée | à la théologie des mages, et peutéêtre aux subtilités judaïques, avait divi
les Musulmans en une multitude de sectes, et armé, grâce aux divisions
politiques, les sectateurs de Mahomet les uns contre les autres. Ainsi, si |
les lumi ‘ent chez les Arabes une amélioration dans la civilisa-
s produi tion, elles y firent naît inconnus.
aussi bien des vices et des fléaux qui leur €
aient
La culture des sciences pénétra par-tout où le mahométisme sétendit,
et se conserva dans les états qui se forièrent successivement dans cette
vaste monarchie, et qui n'avaient avec le souverain de Bagdad que des relations de pure déférence. Elle se conserva aussi dans les contrées qui, |
comme l'Égypte, étaient entièrement séparées du enlifat de Bagdad; et, ||
jusqu'au XI ou xu1* siècle de notre ère, les Musulmans ne cessérent de cultiver avec succès toutes les connaissances scientifiques. L'invasion des
Mogols , l'établissement des dynasties turques et kurdes , les révolutions
politiques de l'Afrique, l'aflaiblissement des Maures en Espagne, amenèrent
successivement la décadence des sciences ct de la littérature dans les con-
trées musulmanes, |
On n'a pas encore déterminé bien ément ce que chaque science
en particulier a dû aux Ara
bes : on peut dire cependant que, d'une part,
ations qui en dérivent, comme ||
les sc mathématiques et toutes les app
ns, et, de l'autre, la philo-
la méc
anique et a construction des instru
sophie rationnelle, sont les deux branches des connaissances humaines dans lesquelles ils ont fait le plus de progrès. Le pré
toujours chez eux à la pratique de l'anatomie,
is.
gé religieux qui s'oppose
arrêta leurs progrès dans
les études naturelles et dans la médecine : cette derniére science fut soi
vent pour eux un système arbitraire, plutôt que le résultat des observations
La subtilité de leur esprit se fait sur-tout remarquer dans leurs livres dé lo-
gique, de dialectique et de rhétorique, dans leur théologie dogmatique et
polémique, et dans leurs
de droit civil et des rites de religion. Leurs
innombrables commentaires sur l'Alcor
à suffraient seuls pour prouver à
quel point ils ont porté l'esprit d'analyse; et s'il existe. encore aujourd'hui
chez eux quelque culture de l'esprit, il faut l'attribuer à la nécessité où ils
sont d'étudier et d'entendre ces commentaires, puisque l'Alcoran est la seule
source de tout le
droit positif et de leur morale, et à leur goût pour la
poésie, qui ex
ge l'étude de la grammaire et de toutes ses subtilités.
Je ne dis rien des beaux-arts. Le préjugé eux a proscrit, dans In
plupart des contrées musulmanes, la peinture et la sculpture. L'art théâtral
leur a toujours été étran musique parait avoir été portée fort loin;
mais elle n'a étre a-t-on
junais été fixée par des signes écrits, et peut
beaucoup exagéré ses effets. Lfchitecture a été livrée aux caprices des
istes; et, dans les décorations, la richesse et Ia magnificence paraissent
avoir beaucoup surpassé le goût. Par-tout la volupté des sens a laissé dans
agination.
le néant In volupté de l'esprit et de