‹ Voyage dans le LevantChapitre 7 sur 32 · Conon · texte numérisé non relu

Conon

Les Méliens, espérant qu'ils seraient secourus par les Lacédémoniens , prirent le de

nie

parti. Aussitôt lés Athéniens, ayant débarqué leurs troupes, êrent la ville de Melos par onvallation; ils partagèrent il entre les troupes des différens peuples qui étaient à leurs ordres , t, ayant laissé un assez

entoi un mur de

le tr

ad nombre d'Athéniens et d'alliés pour veiller au blocus de Ia place,

Les Méliens, de leur côté, firent tous leurs efforts pour rompre des Athéniens; il

où place du marché; ils tu

Athènes.

ramenèrent le reste de leurs troupes

à ligue

attaquêrent, de nuit, la partie du mur qui régardait l'Agora

nt les hommes qui le garduient , et ils lle tout ce qu'ils purent de vivres et d'effets. Les Athé firent depuis meilleure g ; et les Méliens d'Athènes de nouvelles

entrer dans la

de; mais, leur nombre diminue

ayant quelquefois des avantages, ils firent alors veni

troupes, et la place fut plus étroitement serrée.

C'était le second été que le si

ge durait, et les Méliens ne recevaient

point de secours du dehors. Les Lacédémon

s, dont ils avaient imploré l'assistance, semblaient les avoir abandonnés à eux-m

mes : le découragement

et l'abatteme

les M sister, furent obligés de se rendre à discrétion aux Athéniens, qui, irrités de ln longue résistance qu'ils avaient f

rent des habit

t sempai

ns; ét, Ha trahison s'y étant jointe,

ens, hors d'état de r

traitérent avec une inhum

nité que ne méritait pas leur beau dévoue-

ment (14)

« L'ile fut soumise, dit l'élégant historien d'Anacharsis; mais la honte

» fut pour les

inqueurs : nt commencé la guerre par une

justice, rbarie. Les vaincus furent transportés dans

à ils a finirent par un tr

x l'Attique : on fit mourir

‘avis d'Alcibiade, tous ceux qui étaient en » état de porter les armes; les autres gémirent dans les fers, jusqu » que l'armée de Lacédémone eût forcé les Ath » Melos (15).»

Lorsque les Athéniens furent devenus ma

ce

ens à les renvoyer à

itres de Melos, ils ÿ envoyèrent e, formée de cinq cents des hubitans de leur ville (16): is ces colons n'y restèrent pas lo:

ne nouvelle colo

m temps enr les enf

ns des Méliens,

qui avaient été élevés dans l'esclavage, furent renvoyés dans leu

atrie par Lysandre , aussitôt après

Cétait dans ce temps que vivait Diagoras, célèbre philosophe de cette ile, qui, voyant les maux que souffrait

l gue

e du Péloponnèse (17),

ia l'existence des dieux avoir été le plus religieux des hommes, et finit par mourir dans un

à patri

après naufrage (18). Sil avait été témoin du rétablissement de ses compatriotes dans leur ile, il se serait e lu Divinité.

ps, Melos fut une ile de peu d'importance. On voit que, du temps d'Auguste, il ÿ avait quelques Juifs (19) qui avs

avec Depuis ce &

ent apparemment de l'afinité avec les anciens Phéniciens qui l'avaient peuplée, Dans le temps du christianisme, elle devint lesiége d'un évêque, sous lu métropole de

Rhodes ; et aujourd'hui, ou du moins il n'y a pas long-temps, il y avait deux

évêques, l'un du rit grec, et l'autre du rit latin (20). Dans le ur siècle, elle ft pa

premier due de L.

ie du duché de Naxie, sous M

e Sanudo,

réhipel , qui

vivait au temps de l'empereur Henri de Flandre, frère de Baudouin L" ; elle fut ensuite démembrée de ce duché par

(11) Thueyd. Hô, Uib.v, cap. 1 et 116. 1

ph. Helen. Ni. . Platarch. x Zy-

Cia) Xenoph. Helen ibn sandra C3) Diod. Sie, Bi, As, lib, eu (182 Barthélemy, Voyage du jeune Anacharis, (14) Thueyd. His. Hb. v, eap/Bf et seu. chap. 76 (13) Barthélemy, Voyage de jeune Anacharsir, (19) Joueph. Anti Ju. Hi, xyu de Bell Ju

chap. 76. lb.

GG) Thueyd: At Hb. v, esp 216 (ao) Ofiens Christ. tom. 1, col. 945.

ee

E Ts. um

À, très-productive, et lon disait autrefois qu'il suffisait dy récolter trente jours après (2). On atribuait la fertilité de

Jean Sanudo, sixième due de l'Archipel, qui lu céda au prince Marc, son fière, celui-ci la donna en dot à sa fille Florence, qui épousa François | Crispo. Ce Crispo réunit en lui tout le duché de l'Archipel, Ensuite le cha Barberousse soumit Milo à Solimansll (1). Lile de Milo

capitan p

ÉPH

écLar dont à brillé les villes de l'Asie mineure, et qu'on regardait comme la métropole

pendant plusieurs siècles, Éphèse, l'une des prin-

é sa mémoire de

rava

ges du temps; il a je

de llonie, n'a pas prése:

l'origine de cette ville un voile que nous ne pouvons plus espérer de soulever

Les auteurs anciens que nous connaissons, nous laissent dans 1

sur ce point comme sur tant d'autres, et pu l'éel les ouvrages de Xénophon d'Éphèse, qui avait é ville; celle de Créophyle, cité par Athénée; la description du temple, par Démocrite d'Éphèse; celle de Philon de Byzance, dont on na qu'un fragge du consul Mucianus en Tonic: il était contemporain

ous avons perdu ceux qui auraient |

ireir en nous donnant plus de détails: nous avons sur-tout à regretter

une histoire de cette

ment (4); et le voya

atu

de Pline le

La fondation d'Éphèse remonte à une époque très-reculée, et se perd dans In nuit des temps mythologiques : le peu d'accord que l'on trouve ns les traditions, prouve sa haute antiquité. Suivant quelques auteurs,

iste, qui le cite avec élog

nazones, parties des plaines de Thé-

et Justin est du nomb isc) bords du Ther pédo et Marpésia , semparèrent d'une grande par

(5); les rs reines Lam- Di nt Etienne

re sur h nodon , sous la conduite de le:

e de l'Asie mineure

villes, entre autres Éphèse, à laquelle, sui de By nt d'abord le A Marpésia succédèrent Antiope et Orithye qu'Hygin nomme Otrera (6) et qu'il dit femme de Mars; ce qui convenait assez à une héroïne. Il parait atres Amazones, poursuivies par Hercule sile dans le temple de Smyrne, dont elles

nce, elles donnèr om. de Smyrn

; Amazone célèbre.

que ce fut sous leur

gne que d

et Thésée, vinrent chercher un angèrent, dit-on vrance. On voudrait que du mot grec Aphesis, qui signifie délivrance, on phesos

d le nom en celui d'Éphèse, en mémoire de leur déli-

eût, par un changement de lettre et de terminaison, formé le nom Æ} Thésée eut d'Hippolyte, sœur, d'Antiope , le bel Hippolyte. D'aprè nologie de M. Larcher ; Thésé

lan 1993. Ainsi, en suivant le récit de Justin, il semble qu'on pourrait

placer la première expédition des Amazones ver

aa depuis l'an 1322 avant J. €. jusqu'à

le commencement du xv." siècle avant J. C.

Pau

s Crésus et Éphésus,

anias.

) croit qu'Éphèse eut pour fondate fils du Caystre, et qu'elle prit le nom du dernier. Ces héros inconnus, et qui devai re regardés comme autochthones ; furent peutétre les pre-

miers qui formèrent quelques établissemens sur les bords du Caystre; et ils pourraient faire reporter la fondation d'Éphèse à une époque plus que celle des

Les auteu

alée

jones.

ns ne disent presque rien des premiers temps d'Éphèse. Pret F F P

On sa

qu'elle éprouva plusieurs révolutions qui Ia ruinèrent à différent époques; ce qui a pu tromper sur celle de sa fondation. Nélée et Androclus, fils de Corus, derni changemens dans le gouvernement d'Athènes vinrent, à la tête des Toniens

de l'Attique (en 1130 avant J. C.), s'établir dans l'Asie mineure , et y

roi des Athéniens, à la suite de dissensions et de

t douze villes, parmi lesquelles se distingunient Milet

de ectte dernière les Lélèges et les Lydiéns où

1) Saunier dans Tourner, est ce qui est arrivé au sujet des Amazones, dont pag 146 N'esistence est encore un problème. Les Grecs, À) Theophrast, At. plant, lb. 1ÿ, cap. 123. jaloux de toute espèce de gloire, ontamis la leur à Ab. var, € 3 passer pour avoir combattu et vaineu des armées de (3) Diostor. HB. v. Pin, Hést nat. Hb. xxxv, femmes guerrières. Le Parthénon et d'autres mo exp. 13 numens rappelaient ces exploits. Mais, supposé (4) Gronov. Ther. anti. res. tom. VIIL qu'un peuple de femmes, une nation où if y avait Guise ibn, cap. de qu'un sexe, ait pu exister pendant plusieurs siècles, (6) Fab 30, 233, 235. estil probable que, des bords du Thermodon, en 2) Ge changement m'est guère probable : il eût tournant le PontEuxin , après un voyage de six à entièrement altéré le mot, en substituant, dans sa sept cents lieues, et après avoir traversé plusieurs Lomposition, une préposition à une autre d'un sens grands fleuves à leurs emihouchures, elles soient

direat (Au à 4). On pobrait ani biensup= venues allaquer La Grèce e l'Asie ou qu'elle sent mes que Je nom d'Épjte Viet du mot Æphers, ét chaudes des bords du Tama et des contrées un peut rendre par rs Né du Cauease par Hercule et par Thésée, qui ersient

le des Amarones. Au reste, on sait combien les allés c

seher des aventures dans des pays aussi

2 mimaient à rapporter à leur pays, à leurs éloignés de la Grde et dont elle ait à peine alors

digus Qt à leur Hangue, lout ce qui leur venait quelque notion? et, supposé même que ces expédi-

autres nations plus anciennes qu'eux, et à qui ils tions extraordinaire ent eu lieu de part et d'autre,

devaient même une partie de leurs connaissances; peutson croire que ces mations seythiques, qui cer- |

est, en géné

semer pour

son sol à sa nature volcanique et à Ia

y trouvait (8).

Ca l'habitat

iens

nt, ils ne leur Huissérent que Ia ville basse et les en

F xtité de soufre que l'on

de q

virons du temple, qu'ils occupèrent avec quelques Amazones consacrées au

service de la déesse. Les vainqueur

devait ë

Jeur conquête. Androclus s'empar

temps, sous Ia domination d'Éphèse, +

mais, les Samiens ayant repris leur

douze de la

l'une des

ville de Prièné les Cauri et fut tué; on enleva son corps,

Ja citadelle, qui leur donnait les moyens de se mx de Samos, qui resta, pendant quelque

le, Androclus porta du secours

nciens habituns du pays :

4, du temple de Pausanias, on vo} re, entre le temple de Diane et celu d'Androclus ; sur lequel était seulpté un guerrier armé. Les Éphé

s'établirent dans la ville haute, où ntenir dans

si que quelques autres iles voisines; mn

confédération ionienne, attaquée par

perdit une partie de son monde t

de Jupiter Olympien, Le tombeau ens qui

avaient survéeu à l'expédition d'Androclus , se soulevérent contre ses fils,

ent aux habitans de Te

et su

colons , probablement les restes des Lélège:

a tr

de Benna et de Euhonymia. Ces der tribu ou du déme athénien d'où ils sortaient. II y e

des Sisyrbi

Pline (10) dit qu'Éphèse se nomma

mais

ville de ce nom, dont }

d'Ionie;

d'Achille; et ce nom doit é

d'Alopé. Au reste, sur ce passage de Pline, Saumaise (

att

dans les

agmens qu'on lui attribue.

Morges

que ces noms furent ceux de diffé

ps et de Carina, de s'établir à Éphèse et de faire partie de leurs tribus. Les plus

bu éphésienne; venaient ensuite celles des Téiens, des Cari

ar elle est au nombre de celles qu

bue à Homère, et qui ne se trouve ni dans

quartiers d'Éphèse :

à qui ils permirent

et des Cariens ; formê:

néens ;

ers avaient conservé le nom de la

t aussi, selon Strabon,

x Amazone , furent appel

Troie :

Alopes, à l'époque du siége de

arle Homère (11), ne peut être une ville

faisaient partie des ét

Alopé, et non Alopés, qui est le génitif

cite un vers qu'il

un“de ses poèmes, ni

assi

Pline ajoute qu'Éphèse sappela

, Ortygia, Smyrna Traclua, Samornion et Pielea; muis il paraît

Morges ne se trouve

que dans Pline; le nom de Samornion se rapporte à celui de Smyrne.

Strabon (13) dit que le nom de Trachée [âpre, rude ] était celui des flancs

de ln montagne de Coressu

ville, qui sétendait vers l'Athénée et I

ce géographe, In position d'Éphèse n'était plus

étaient hors de la ville; le

derrière la ville, telle qu'elle existait alors

nom

ï lequel était une pa

[derrière la Lepré], les fonds de terre situés de nche du Tmolus: l'épithète de Lep

rait étre une br

lui conve

Polybe, le nom de Prion, qui, en gree, signifie une scie. I y

le même nom. Dans quelques

rthage et en £

nait, di

Pion, qui expri

tinement parlent. des Lan rgntes de cell des Grecs, nent donné des noms grecs ndéest Le

aux villes qu'elles auraient conquises ou

nom d'Æorate ou tueuser d'hommes, que, selon

Hérodute, se donnaient ces femmes guerrières ne ressemble en rien à celui d'Amasones, sous lequel Les Grees nous es ont fait connaître ; et ne serait-on pas tenté d'adopter l'étymologie proposée par Fréret, qui La trouve dans deux mots du tartare Aalmouk,

emé-tsaine, béroine, rendrait l'idée que les Grecs am

À nom, de supposer que ces femmes v

expliqu leureus musts, sein) pour avoir le bras droit plus libre

Sextirpaient Le sein droit (a privatif, et

ans l'exercice de l'are. Aucun monument ne Les

cle ainsi mutiées et privées du plus bel ornen

de leur sexe

ur les Amazones, les Héoïques de Phi- Académie des

le président de Bromes

aux environs de laquelle était située

ieu nommé Smyrne é lequel on désignait le mont Prion, q je des murailles. On ait; ses contours découpés et rudes lui

ardaigne, des monts qui, pour la même raisoif, portai

l'ancienn

fontaine Hypelæus. Du temps de

a même : ces endroits près du g atre Trachée et Lepré-acté,

ï dominait la nouvelle ville,

mnase, et

ppelait Opistho- Lep ière le Prion. Ce mont [rude escarpé] aient fait do: nt avait, près de nt

ner, Suiv:

uteurs, la montagne d'Éphèse est nommée fertilité de la contrée (14): mais il paraît que

béle-ttires, à XX, pe Sofs Fréret, id. À XXI,

pe 106; et, dans le L volume des. Monemens énédits

de M. Min , chap. xxvi , une

trèeheau vare grec, qui, de Ia collection de

M. Durand, a passé dans celle de M. e comte James

de Pourt

Gorgier (8) Gnee, Deseript. Ub. VI, Cap. à 9) Voyez Pausnias, Grec. Desert, Ib, vu

cap 12 à Steph Byzant, vo, Bérragu I paraît qu'il

faut lire Bême, au lieu de Benaula, et que le mot

la fit partie de Ia phrase Bérre ue, Benna une des cing &e

Voyez aussi M. Raoul-Rochette, At. des € tonies grecques, Wow. UT, pag. 75 et suiv

io) Aie. mat. Mb. v cape 31 edit, Bipont lib at, v. 68e

&) 2 12) Exercit, Pln. pag: 810.

3) Geogr. lb. x1v 9) D

le nom de Prion est le véritable (1). Celui de Prelea aurait été donné à Éphèse, selon Denys Périégète, à cause de l'orme, sta, autour duquel les Amazones jetérent les premières fondations du temple : mais, d'après Hérodote (2) et Pausanias, le temple était hors de la ville; et il est probable que ce

efois , couvraient le terrain

nom venai

des plantations d'ormes qui , au

occupé depuis par ce quartier de Ia ville (3).

I est probable qu'Éphèse n'é bre du temps d'Homère, car il n'en parle pas; et cependant il est question, dans l'liade, des cygnes du Caystre, aujourd'hui le Kitchick-Meinder [le petit Méandre], qu'à cause de ses sinuosités on a quelquefois pris pour le Méandre (4). Homère naquit à Smyrne, comme le croi autres Varron et Cicéron (5), il serait singuli

t pas encore très

É ent plusieurs auteurs, entre

r qu'il eût entièrement passé

sous silence

phèse, qui, après avoir fondé Smyrne, lui donna le nom »4 5

té d'être des villes et des lieux beau-

d'un de ses quartiers. Le temple de Diane, sa statue, auraient

chantés par le père des poètes, qui a céléb coup moins importans; et lon est plus étonné de ce silence, si, comme le dit Pausanias (6) du Mélés, qui cou un mot dans son hymne à Diane (

il composait ses poèmes dans une grotte, à la source

ait entre Smyrne et Éphèse : il était naturel qu'il en dit

7); le sujet devait le lui inspirer, I cst vrai qu'il est plus que douteux que ces hymnes soient du chantre

de llide : mais, quand même ils ne seraient pas de lui, celui qui les prit d'Hômère

Jui supposait ; et il croyait probablement

faits à une époque très-ancienne , issances qu'il qu'à l'époque d'Homè A il S'était cependant écoulé déjà plus de deux cents ans depuis des loniens (en 1130). Si, avec M. Larcher et d'autres chron on place Homère vers le milieu du x.* siècle avant J. C., Éphèse avait eu

dû les composer dans l'

et.avec les conn:

ge de<es chants :

, Éphèse n4

encore d

Je temps de se relever de ses désastres, de faire partir de son sein plusieurs tention d'Homèr

colonies, et elle aurait dû s'attirer

On ne connait pas le gouvernement d'Éphèse à il est à

s qui s'en emparèi

ces époques reculées;

re qu'il changea plusieurs fois, et qu'il y eut des hommes puis-

ses armes contre lIonie,

nt. Lorsque Crœsus tourn:

Ép alors. Prenant à co gouvernait avce modération, il la défendit avec co:

èse fut la première ville qu'il attaqua; Pindare, fils de Mélas, y

les intérêts de la ville qu'il avait asserv ge. Les fo ee, s'était écroulée :

Les assiégeans,

fications

étaient déjà entamées ; une tour , surnommée la Traitr

frappé de cet événement d'un augure sinistre, et pre d'autre e que de mettre Éphèse

protection immédiate de Diane, sa divinité tutélaire; il conseilla

é pi

Pindare crut n'avoi

moyen de résista

sous

done de joindre par des cordes la ville aux colonnes du temple de Diane, des murailles; et en même temps il fit partir une Ce prince rit du pieux stratngème de Pindure, et, touché de la confiance que les Éph

situ fi

à sept stades hors

députation chargée d'implorer la clémence de Crœsus.

ns

avaient dans Le secours des dieux, il leur accorda uné capitulation honorable et la liberi avoir mis en dépôt son fils et ses richesses sous la sauvegarde des Éphésiens re des Perses, Xerxès s'empara d'Éphèse; mais il la s monumens. Pendant les tr

de vivre selon leurs lois. Pindare renon

au trône, ct , après

et de son parent Pasiclés, il se retira dans le Péloponnèse Lors de la gu agen ct respecta s les Éphé ranger du parti que favori

mi

ubles du Péloponnèse ,

ns avaient la prudence, ainsi que les autres villes d'Ionie, de se

ait la fortune. Après la victoire remportée par

les Lacédémoniens sur les Athéniens à Ægos-Potamos, les Éphésiens

consacrèrent à Olympie les statues de Lysandre, et de quelques généraux

flotte lacédémonienne

spartiates peu connus; et lorsque Conon eut battu

près de Cnide, Éphèse sempressa de lui faire élever à Olympie une statue

ux d'Athènes (9) ce, les Éphésiens d'Alexandre; et Memnon, général

d'airain, ainsi qu'à Timothée et à d'autres génér

Soit par crainte, soit par Hatterie ou par reconn

élevèrent aussi des statues à Philippe pèi de Darius le rival d'Alexandre le G4 P

les dépouilla de leurs richesses, pilla Le temple de Diane, et l'on renversa a statue de Philippe. Mais, après la victoire du Granique, Alexandre chassa les Perses d'Éphèse, lui rendit la liberté, et remplaca l'oligarch par la démocratie; il rappel ceux que Memnon avait exilés , et, pour faire éviter au peuple les excès auxquels il voulait se porter, il fit puni

nd, ayant établi le gouvernement des

es à Éphèse, il la soumit à de forts tributs, exila les principaux habitans,

© Foy ei, Plin, et I traduc- (5) Cie. pro Arehia poëta, 5.8 tion française de Strabon. (O Gr, Der, lb, vit, cap. 5 €) Hire lib. Q) Hum. vin, et Fragm, xxxvi.

Étienne de Byrance, soc. “Egtens et (8) Ælian. Hit. var, lib 111, ep. 26; et Polyæn Stratag. br, esp, 5.

pou, Pyage du Levant tom.1,pag.329. (0) Pausan. Ge, Deer, lib. r, cap. 3.

ceux qui avaient détruit la statue de Philippe ct renversé le tombeau d'Héropythus, bienfaiteur d'Éphèse (10).

Il parait, d'après Strabon ; qu'à cette époque il y eut quelque e dans l'encéinte de et roi de cette partie de la Thrace qui confinait à exp

angement

Alexandre ,

ile. Lysimaque, l'un des successeurs d

Macédoine, api

ès son

de su

ion malheureuse contre les Gètes, et celle qui eut plu s

contre Antigone, vint à Éphèse. Il changea en partie l'emplacement de In

ville, lagrandit et l'étendit sur les bords de la mer. Éphèse devint une

nouvelle ville l'ancienne, Lysimaque prof

et l'on dit que, pour forcer les habitans à abandonner

de grandes pluies pour boucher les égouts ions , ai quelles on donna le nom de cataclysme ou déluge d'Éphèse. Lysimaque ans cette nouvelle ville les habitans de Lebedos et de Colophon,

ine dans ses

, des inondi

les eaux, en refluant, causèrent, dans la partie bass

transporta qu'il dé vers. Ce roi a

uisit, et dont Phænix, poète iambique, déplora la r

rsinoé,

sait cru pouvoir remplacer le nom d'Éphèse par celui 2 mort, l'ancien nom l'emporta (11). Ces événemens 2 et 317 avant J. C. Antigone s'em- Inissés en dépôt.

sa mme; mais, après

peuvent se placer entre les années 3:

para aussi d'Éphèse et des trésors que Polysperchon y avai

On voit dans Polybe (12), qu'Éphèse fut toujours regardée comme, une place d'une gr rtance. Les rois d'Égypte, probablement depuis la conqu pr le commerce de l'Asie mineure avec l'Égypte. Antiochus le Grand (196 ans avant J. C.) s'empai position lui offrait de g de l'lonie et de l'Hellespont, et qui pouvait serv

phèse pour protéger

es, entretenaient des troupes

ands

antages eanire €

aux rois d'Asie de forteresse contre les entreprises de l'Europe, et sur-tout

contre les Romains,

sa l'hi roupes pour sou-

mettre Smyrne, Lampsaque et une partie de Ja Chersonèse : Scipion l'Afri

le rassurer sur les projets des Romains

auxquels, excité par Annibal, il se disposait à. faire

la guerre. Il

er à Éphèse, et en f

partir des

1 soccupa

n eut

Éphèse une entrevue gard, ntiochus. Éphèse devint le raient le même ctoires sur les Galates

aussi de rétablir Lysimachie.

son

avec Annibal, pou si pou centre des opérations militaires ct des négoc

le rendre suspect à

et peut-être au

ions , et le lieu où

les troupes et les vaisseaux d'Antiochus après leurs défaites. temps, le consul Cn. Manlius, après ses ses quartiers d'hiver à Éphèse. Ce fut près de Myonnesus que la flotte d'Antiochus fut battue par celles des Romains et des Rhodiens réunies sous les ordres d'Æmilius Regillus. Florus nomme cette grande bataille, Ia bataille.

d'Éphèse, et il la compare à celle de Salamine. Elle contribua à mettre h gua d'un traité de paix par lequel Antiochus abandonnait Annibal, dont il avait

fin

» et fut suivie, peu de temps après (188 ans avant J. C.),

sé les conseils, et cédait à Eumène, roi de Pergame, allié des Ro

mé mains, Éphèse et plusieurs autres villes (13).

Lors du massacre des Roma par Mithridate, il y en eut un grand nombre de tués à Éphèse. Les Romains mettaient cette ville à la tête de celles de llonie. C'était là que descendaient les proconsuls et le rendre dans le

s ordonné

préteurs, avant de après ses succès sur Mithridate, et il y déploya une mugnificence q méme une ville habituée au luxe des satrapes, II dut plaire aux Éphésiens, nt dans la mollesse et le faste au milieu des plaisirs, et dont les vétemens réunissaient tout ce que l'Orient offfait de plus recherché (14). Auguste aimait Éphèse; il la visita, et, depuis, on y éleva un temple à Jules-César et à

Sous le règne de Tibère, l'A

gouvernemens, Lueullus y vint

étonna

qui vivai

la ville de Rome.

e mineure, pays sujet aux tremblemens ouva un des plus ter

de terre, en ép Douze, ou, selon quelques auteurs, quatorze le dé

bles, qui eut lieu pendant la nuit.

les de cette contrée furent

en grande p aites (1). Tacite ne nomme point Éphèse parmi les

villes dévastées; mais Eusèbe en fa

t mention, et son opinion peut être

appuyée par un monument découvert à Pouzzoles en 1697. C'est une grande it avoir porté une statue colossale; elle est ornée de quatre beaux bas-reliefs du meilleur style, qui représentent

base carrée de marbre blanc, qui p

statue fut élevée

quatorze villes de l'Asie mineure, ILest probable que cet à Tibère ( l'an 21 de J. C. ) en reconnaissance des secours considérables éparer les désastres du tremblement de terre. La ville s plus belles figures de çe bas-relief, est c

qu'il accorda pour

ans le cos-

d'Éphèse, l'une d

tume des Amazones. La flamme qu'on voit sur sa tête, rappelle peut-être io) Fayes Je. Freïnahem. Se Gurtm, soit Liv. Ai. Mb, cu, xx, GI, cv, Bb, 1, cap. 6 sx (u1) Pausan. Ge, Deer Hbi1, cap. 9e Swab (1) Athen. Démos, lb, x, 515; lib. xv, Ge. Mb. iv. Steph Bye ES (2) Aüe lb, v, 35, 1 (5) Surab. Gear lb. ut Pin, A, nt. UD 1 &3) Poljb. Hé UP: xvu, 32,13 but, 37, Tac, Amal. 1, $. 47.

l'incendie du temple. Au reste, je ne me rappelle pa: assurer que la gravure de la dissertation de Gronovius soit trèsexacte; cependant elle parait l'être. Éphèse tient à Ia main droite des fruits; je crois, des grenades ou des pavots, symbole de la fertilité de son terr d'elle, la statue de Diane sélève sur une colonne ou sur un tron d'arbre. nent est à Pouzzoles, dans le recoin d'une petite sultes des muletiers. II

sez cette tête pour

boire: auprès

Ce curieux et superbe mont

place, exposé aux chocs des charrettes et aux n'y a pas de musée qui ne se ft un honneur de le posséder (1).

Si, comme on aeu lieu de le penser, les oraclessibyllins que nous possédons , sont en partie des supposi denotre ère, ctsil'on peut croire, avec Fréret (2), qu'ils ont été composés entre les années 169 et 177, on pourra croire aussi que c'est du tremblement de terre arrivé sous Tibère quil est question dans Jes oracles stbyllins, qui étaient sûrs de leur fuit en prédi pas toutes les mêmes que celles de Tacite, d'Eusèbe ct du. monument:

ns des premiers siècl

nt après l'événement (3). Les villes nommées dans ces oracles ne sont

tion des malheurs qu'attire

mais, dans une des prophéties , il est qu a sur ces villes l'apparition d'une comète; dans l'autre, on pi blement de terre qui ruinera Éphèse et son temple. Au reste, on sait que pliquent pas frès-clairement.

joire d'Éphèse jusqu

dit le trem-

les sibylles ne s4 Après avoir donné un aperçu de Îl

au commencement de l'ère chrétienne, nous allons nous occuper de ses monumens et de sa topographie.

rons de cette ville étaient cel sus avait été habité par les Curètes, qui dérobè

Les env dans la haute antiquité. Le mont Solmis le moment des couches de Latone. Au pied de ce mont, le bois d'Ortygie avait reçu ce nom d'une nymphe nourrice de Diane. On moñtrait même une

grotte où Latone l'avait mise au monde, et les descendans de l'olivier sous

rent à

Ia jalouse Junon

lequel la d it reposée. Après ses couches, elle était baignée dans

le Cenchrius, qui arrosait le bi était en grande partie de cyprès : parmi les statues qui l'embellissaient, on en admirait deux de Scopas; Latone portant un sceptre, et Ortygie tenant entre ses bras Apollon et Diane. La fontaine Hypelæus, dont le nom indique qu'elle coulait sous un olivier, était célèbre dans les anciennes chroniques d'Éphèse. Créophyle s sur l'endroit où l'on fonderait la ville. Un

ss d'Ortygie; ce bo

rapporte (4) qu'on était ind oracle ordonna de sen rapporter à l'indication donnée par un poisson et ‘un sanglier. Quelque temps aprè

pa s, des pécheurs préparant leur repas

au bord de fa fon b

partir un sanglier que l'on poursuivit sur la Trachée

ine Hypeleus, «un poisson et quelques charbons tom-

nt dans des buissons, et, en allumant des broussailles sèches, firent

et, pour obéir à l'oracle, on jeta les fondemens de la ville et du temple à l'endroit où fut tué le sanglier. La mémoire de cet événement a été consacrée par des médailles. Les fontaines et leurs aventure

dpi

, Haulitée, l'étang de Pégase, devaient aussi avoir leurs nymphes

Du temps de Strabon, l'on voyait encore dans le lac ant une traditi

Selinusia, près d'Éphèse, un temple royal, fondé, sui

SL par Agamemnon (3).

Les Éphésiens avaient un port qu

ls devaient à Attale IL Philadelphe, de Pergame: malheureusement, les architectes, pour obvier aux att

emens formés par les limons du Caystre, firent au-devant du port un ; qu'obstruèrent bientôt en partie des banes

produits par les vases de la rivière. Il paraît que, sous Néron , l'on élargit

môle qui en rétrécit l'en

l'entrée de ce port (6). Malgré ces inconvéniens, Éphèse était encore, au temps de Strabon , une des principales placés de commerce de l'Asie en-deçà

du Taurus.

Mais ce qui contribua le plus à ln gloire d'Éphèse, ce fut son temple, mis au rang des sept merveilles du monde par les anci villes de l'A pendant deux cent vingt ans; ce qui du reste ne peut pas surprendre, lorsque lon sait qu'il n'y « presque pas de grande église d'talie dont la construction n'ait demandé autant de temps (7). L'époque de là fondation dé cet édifice, ainsi que celle d'Éphèse, est enveloppée de ténèbres; on ne sait laquelle des deux a précédé l'autre. Il est naturel de penser qu'elles ne date, et que, si, d'un c

as, que toutes les

mineure élevèrent à

ane, et auquel, selon Pline, on travailla

sont de In mé

té, on éleva d'abord une chapelle

à Diane, si même on ne fit que la creuser dans le tronc d'un ormeau (8),

de l'autre, il aura fallu construire de

habitations pour les adorateurs de la hf contait que le temple

déesse et pourles ouvriers employ et la statue de la déesse étaient tombés du ciel (9). Pindare attribuait aux

ployés brique. On rs

() Voyez, sur ce monument, Gronovius, Thés. (4) Athen. Dojpmosoph. lib vint, pag. 361

anti. grec, tom VII 6) Strab, Gengr, Bb. wav. Pin. Aie, nat. b. y, () Mén, de l'acad des insert, tom. XXUIL 32. Pausan, Gnee, Deter, Hb, ve, cap. 3 G) Payez p. 243, 252, 325 de l'édition d'Opio- (6) Tacit. Anna lb. xvr, 23.

peus 1) Poyes Cicog

a, Steria della seulture os. 1

Amazones l'honneur d'avoir élevé ee monument, lorsqu'elles vinrent attaquer Thésée dans l'Attique. Pausanias (10), avec raison, n'est pas de cette opinion: prétend que la construction du temple était bien antérieure à cette expéditon , et que les Amazones sy étaient réfugiées , lorsqu'elles furent pours par Bacchus, et ensuite par Hercule. Au reste, ce passage n'existe pas dans ce qui nous reste de Pindare (11). Quelle que soit l'époque de Ia première fondation de ce temple, il est probable que , dans le principe, il fut peu de s'accrut lorsqu'il eut acquis

chose , et qu'ayant été détruit plusieurs fois ,

e le centre

une grande célébrité, et qu'Éphèse devint pour l du eulte de Diane.

IL parait qu'il faudrai du prémier temple appartient aux temps mythologiques et à l'enfance de Y'art: ce fut, sans doute, ce temple qui fut brûlé du temps du roi des Latins, Sylvius Posthumus, fils d'Énée , et dont on peut placer le règne vers l'an 1197 avant J. C., ét par conséquent plus de cinquante ans avant l'émigration ane ;'et ce se ée des Joniens (1130 avant J. C.) qu'il ÿ aurait eu une seconde ou peut-être une troisième reconstruction du temple. La seconde époque serait celle d'une fondation que l'on peut aftribuer

distinguer au moins trois époques différentes. Celle

t vers l'époque de larri

à des architectes grecs connus. La troisième époque de la reconstruction ou ration du temple, qui est celle sur laquelle nous avons le plus de notions, pourrait être rapportée au temps où régnuit Alexandre le Grand.

One peut faire remonter au-del tel la fondation du temple d'Éphèse, tel qu'il est décrit par les auteurs anciens, qui Ini donnent pour premier architecte Chersiphron , aidé par Rhæœc:

de la rest:

du milieu du vi. siècle avant J

ét Théodore de Samos. On ne trouve le nom de Chersiphron que dans

Strabon et dans Vitruve; Pline le nomme Ctésiphon. Ces auteurs n'indiquent pas l'époque de cette fondation ; mais on peut la connaitre par celle de Théodore, q gravé l'anneau de Polycrate, tyran de Samos (12), dont on place le règne vers la xL. olympiade [ 620-617 avant J. C. ]. Et comme Pline et Vi lides et à l'abri de l'humidité les fondations du tenïple, bâti dans un terrain marécageux , Rhœeus et Théodore eurent l'idée de faire mettre du el toisons de laine dans les fondations, on voit qu'ils croyaient que ces deux ee Chersiphron. À celui:

vai

ruve prétendent que, pour rendre plus s

arbon pilé et des

architectes avaient commencé l'édifice de concert a ci suce Vitruve dit (13) des procéd placer les pierres de l'entablement , qui 6 sous la conduite de Métagène, le temple é

, dans la construction du temple, Métagène, son fils; et par ce que et aient très-grañdes, il est clair que, ait déjà presque terminé, du moins quant à l'élévation et Ia masse, Chersiphron et Métagène laissèrent des au temple d'Éphèse (14).

les machines qui serv

employés par cet architecte pour transporte:

pe P

ouvrages sur l'ordre ionique, qu'ils avaient employ La manière dont Vitruve déc

it à croire que le fût était d'un seul morceau, ou du moins

ent à voiturer les

colonnes, portera de à

sgrands blocs. 11 y eut une pierre immense, destinée au dessus de la oup l'architecte ; mais Diane vint à son secours; le rassura , et, pendant la nuit, plaça la pierre de sa propre main

porte, qui embarrassa b

Le procédé auquel on eut recours pour mettre en place les architraves ,

ne donne pas une idée avantageuse de l'habileté des machinistes de cette sait pas, ou que l'on connaissait trèsblit, dessus de leur sommet, des couches de

époque, et montre qu'on ne conm

peu, l'art des échafaudages , des grues et des autres appareils. On ét

Je long des colonnes et jusq sacs remplis de sable; et, lorsqu'on avait amené les pierres de l'architrave ux des

au-dessus des colonnes et sur ce lit de sues, on vidait peu à peu c eouches inférieures , et la pierre descendait à la place qui 1 Il fallait done que ces pièrres fussent le haut des colonnes, et qu'on les

t préparée.

ées d'une carrière plus élevée que

fit glisser sur des plans inclinés. De quelque istance des carri

mani temple, il était néces ou des ponts de service en b

e que ce fût, et quelle que fût la

res jusqu'au

re d'établir, ou des talus très-considérables en terre,

is, très-élevés, pour amener ces pierres à une hauteur aussi considérable au-dessus du terrain du temple.

Cet édifi on nomme Démétrius et Poinius, qui conti IL parait, d'aprè le hasard fit trouver, près d'Éphèse,

e employa plusieurs générations d'architectes, parmi lesquels

uérent les tr

vaux de Métagène.

Vitruve, que les marbres furent tirés d'une carrière que

un berger nommé Pyxodore ; on lui sut si bon gré de cette découverte, qui évitait de faire venir des marbres

de Thasos, de Paros ou de Proconnèse, qu'on lui décerna de grandes

d'Evangelos [qui annonce

récompenses, que son nom fut changé en celui

(9) Eustath. ad Dionys. Perieg pad ettaf edit. (12) Pausan. Grec, Deser lb, vit, cap. 14 Rob Steph 3) De Architect, Bb. 11, cap. à, edit. Scbnei- (6) Sudan, voce Aieweris. der (0) Ge, Des. Hb. VI, 13 C4) did. paf, Hi. var

A) Foy. Pind. Fragm inedl xvret Lx, ed. Hey

une bonñe nouvelle], et que, chaque mois, le magistrat off honneur un sacrifice, et qu'il eüt pay

Le temple de Diane € tirée (1)

t en son

é une amende s'il y avait manqué.

it d'abord près de la mer, qui depuis s'est re-

os il se trou ville

à situé dans les terres, à sept stades de écédé d'un portique d'un stude de longueur ce qu'il parait (2), sur dix mai ment. Ce temple octostyle diptère, ou qui, ayant huit colonnes aux façades, en av

s'élevait,

hes qui formaient une espèce de souba

double rang autour de la celle, ou du corps du temple, avait 425 pieds de longueu 20 pieds [ 199% 118 8']: il était d'ordre ionique, et orné de cent vingt-sept colonnes de 60 pieds [

(3)[386 de nos pieds 8r 9!]; su largeur était de 2

st 87° 81] de hant, données par autant de rois ou de princes.

On ne conçoit pas bien comment ces cent vingt-sept colonnes is. Quoïqu' à qui Pline a pu donner le titre de roi

vaient été

neure be:

données par cent vingt-sept ÿ eût dans l'Asie m a

coup de petits prine

cependant

le nombre en pa nère

t considérable; et lon ne peut dmettre ln sup

position du m

ant duré

quis Poleni, que, la construction du temple deux cent vingt ans, les

ont donné successivement leurs colonnes : les t

is qui se sont suecédé pendant cette période,

ravaux eussent été souvent gène, fils de Ch

et long-temps inte

ompus; et nous avons vu que Mél

siphron Le fondateur du temple, placa l'entablement. Ainsi, à cette époque, plus grande p pourtou

tie des

colonnes, et du moins celles du double rang du

, durent avoir été livrées et placées. Trente-six de ces colonnes

aient travaillées et ornées de bas-relicl

; on en admirait sur-tout une qui était l'ouvrage de Scopas (4). II est probable que ces colonnes, couvertes d'ornemens, étaient celles de l'intérieur du temple, à l'abri de l'air; les rois

qui les firent travailler, voulurent y déployer une grande magnificence.

Je ne sais jusqu'à quel poi la disposition des colonnes

L® des Mémoires

t on peut adopte

de l'intérier

de la cella, dans le plan du temple joint à la belle disser-

tation du marquis Poleni, qui, dans la 2.° partie du toi

de l'académie de Cortone, à traité ce sujet avec une g b rait pas être celle qu'offrent L à cette époque, où ils devaient à grande simplic

ande érudition et

acoup de sagacité. Cette disposition ne me }

d'une

temples antiques, sur-tout

é. Ne pourrait-on pas eroire que le plan de Chersiphron avait quelque rapport avec eclui du grand temple de Perstum? Le marquis ï ne suppose qu'un bas-côté dans l'intérieur de la cella : il ne met de e côté qu'un

d'une manière inégale la largeur de la nef, et ne produit pas un bon effet

laut

rang de colonnes accolées à des pilustres; ce qui divis

Pour pouvoir trouver l'emploi du nombre impa

ir de cent vingt-sept colonnes

donné par Pline, il suppose un emplacement circulaire de

re le sanctuaire,

dans l'opisthodome, où il place sept colonnes. Cette d

position circulaire

se trouve-t-elle dans les temples de cette époque? Estil bien certain que

le nombre de cent vingt-sept de Pline soit exact? Si n'y en avait que cent

vingt-six, en en prenant soixante-douze pour les colonnes dés façades et des portiques autour de la cela, on pourrait trouver l'emploi des quarante-quatre

autres dans l'intérieur de la cella, en les dispos:

it, en partie, sur deux

rangs surmontés de colonnes plus petites, comme à Pæstm. Au reste, le

temple d'Apollon Epicourios [secourable] à Phigalie, en Arcadie , offre

un exemple du nombre

apair des colonnes; il y en a une au milieu de deux autres d'un ordre différent, L'édifice connu sous le nom d'Atrium, que près le relevé exact du

à Pastum, a neuf colonnes ‘ancien dor

le temple d

dont il ne reste que quelques ruines à Pompeï, d

plan , avait sept colonnes aux façades. Il est plus que probable que ces cent vingesept colonnes n'avaient pas toutes 60 pieds de hauteur, et que, sur ce point, Pline ne s'est pas expliqué clairement. On ne pourrait pas disposer

ces cent vingt gtsix colonnes de la même k

ept ou cent vil

uteur autour d'un temple octostyle, dans une longueur de 425 pieds sur une largeur de 240; ir

nombre de ces colonnes sont comp:

aurait pas de place pour les entre-colonnemens. Ainsi dans le

ses celles de l'intérieur, et certainement

à devaient être beaucoup moins élevées : il ne devait y avoir que eussent 60 pieds de hauteur. On n'est

pas moins embarrassé par rapportaux entre-colonnemens. La colonne ionique,

celles.

celles des portiques

selon Vitruve , avait de hauteur huit fois son diamètre à la base; des co- Jonnes de 60 pieds de hauteur auraient donc eu 7 pieds 6 pouces de diamètre. En plaçant huit de ces colonnes dans une largeur de 240 pieds, on trouve près de 23 pieds ou plus de trois diamètres pou

ce qui est beaucoup tr

les entre-colonnemens ;

p considérable, sur-tont pour cette époque, où l'on

QG) Herodot. Hs. ibn 8) Pin. Æit.n

G) Philo Byzant. De septem rh mpeetteuli. D'après une leçon t

(6) Je suis le système métrique de M. Gosellin, adoptée, au lien de lire dans le texte de Pline un es 346 du pied de roi au à Sep, il faudpait lire uno à seapa et les [ts de €es trentesix colonnes, au fieu d'être fait de

lib. xxxvn eap.a 1 edit, Bipont

ausible et généralement

qui donne 10 pieds 11

espacait moins les colonnes qu'on ne l'

it depuis. M que, et qu celles de Pæstum, d'un temple de Corinthe, de ceux de Sicile, n'en ont

is, puisque Vitruve

donne six diamètres de hauteur à la colonne dor

l'on sait que

pas même cinq, ne se pourrait-il pas que l'ancien ionique employé par Ch

rieurs ,

jphron n'eût pas les mêmes proportions que celui des temps. posté

que, comme Le dorique de cette époque, il eût été plus écras

et alc entr sent été

rs, les colonnes étant plus for

moins grands. Les médaill ne lumière sur les disposi-

ne peuvent jeter au tions dutemple : le monétaire indique un monument sans prétendre en donner ni les proportions ni le plan. Les médailles qui portent le temple d'Éphèse, offrent des frontons à deux, quatre, six ou huit colonnes; et, malgré le peu d'

cord, elles ns la mémoire de ce

‘en rappellent pas mo gnifique temple.

Il nest pas facile d'accorder ee que dit Pline, au sujet de la colonne aillée pa ile fait fleuri

ns la xxxvI olympiade [ de 43

lébre statuaire : il le

Scopas et de l'époque de ce

128 avant J. C.]. Scopas serait

alors un des derniers sculpteurs employés au temple de Diane, en admetmilieu du vit. siècle avant J. C., deux c lé Minerve Aléa à Tégée, brülé la dernière année de Ia xovI.* olympiade [393 pi de la partie orientale du tombeau de Mausole, mort la seconde année de C.]. Ce monument de

a ne lui supposant que ving

tant qu'il eût été commencé vers le it tra

vingt ans avant Scopas. Selon Pausanias, il aur à temple de

ns avant J. C. e et Vitruve rapportent qu'il fut chargé des sculptures

la cv olympiade [355 ans avant*. nda plus années de travail; et Scopas,

qu'il floris

construction du

it été cente

ait dans In LXXXVIL* olympiade, Peut-être, comme le pense le marquis Poleni, opas. Cependant Pline ne le dit pas; et la m te de la colonne du temple d'Éphèse et les sculptures du Au

reste, n'est-il pas permis de croire qu'ici Pline ou ses copistes se sont

ol

dont

y at-il eu deux nièr

il relève le mé

mausolée, fait croir

que c'est du célèbre Scopas qu'il a voulu parle

trompés de date, et que celle de la LXxxvI" olympiade n'est pas exacte ? and, son

56 avant J. C., le jour même de la naissance d'Alexandre le G: t, à quelque prix que c nom célèbre en attachant à quelque grand événement, mit le feu au temple d'Éphèse. Le saer par une loi que son nom füt jamais prononcé, Ce moyen ma

L'an 3

un insensé nommé Érostrate, voul fût, rendr

ége fut livré au supplice , et les Éphésiens défendirent droit ne lui

donna que plus de célébrité, et Théopompe consigna dans son Histoire

rostrate (

ment avait fourni basse flatterie à Hégésias ée de Tauromenium , surnommé

l'incendie du temple et le nom d' ). Cet évén

l'occasion d'une mauvaise plaisanterie ou d'u de Magn logueur. W n'est pas étonnant, disaitil, que Diane, occupée des couches

d'Oly

e, ou à Ti

Épitimée ou l'Épi-

is, n'ait pas pu venir au secours de son temple. Les ma

ges qui

de cet

se trouvaient à Éphèse, alors soumise aux Perses , furent effray

1 devait être n

incendie, et publièrent qu n enfant qui porterait un jour

le fer et le feu dans l'Orient (6).

cendie ne consun + le toit,

et que le reste du temple ne fut pas assez endommagé pour ne pas servir

IL est à croi

> que l'in a que les charpente:

lorsqu'on le rétablit. Les Éphésiens voulurent 2

oir seuls In gloire de Le

reconstruire. Ils contribuèrent tous à l'envi aux frais de cette entreprise; Les

femmes mêmes donnérent leur or et leurs bijoux. Suivant Strabon, l'on vendit les colonnes de l'ancien temple Ch

n magnificence sur celui que toute l

IL est probable qu'on suivit le plan de

phron en lui donnant plus d'étendue, et le nouveau temple l'emporta

ie mineure avait élevé à fr

com-

auns (7). Timée accusa même les Éphésiens d'avoir employé à sa cons-

truction les richesses que l'on y avait mises en dépôt; muis Artémidore et

sseté de cette accusation

Strabon prouvent la On ne sait pas pasitivends travaux. Selon Strabon, Cheiromocrate fut l'architecte auquel on les confin. Les auteur cord sur son nom : Vitruve le nomme Dinocrate; Plutarque, Sta-

; et Pline, Dinocharès. Malgré la dif

ment à

quelle époque commencèrent ces gr

ne sont

ence des noms, il parait que

st le même architecte dont il est question; c'est ce Dinocrate qui, pro= bablement , lorsqu'Alexandre vint à Éphèse (334 ans avant 3. C.), lui proposa de tailler le mont Athos, et d'en faire une statue qui le représente

ant une libation, et versant un fleuve dans une coupe : de chaque côté dopta pas ce

ate, qui le suivit en Égypte, et

il devait y avoir une ville de dix mille ames. Alexandre n°

projet bizarre; il s'attacha cependant Dino

qu'il d de la fondation où du rétablissement d'Alexandrie (331 ans sicors tas Dour ser, rament lé d'un seule pibce, L/Reiüque mémemnf. UD. var, esp 14 Eustu, dd et il ne serait plus question de Scopas et des raisons | Dionys. Perég: p. 114.

qui opposent à ce qu'il ait travaillé à ces co- (6) Putareh. in Aexamd, Cie. De nature Deo onnes. Bb. cap. 37.

in Dian,

Surab.

ser Mb, sv, Val Max. De diet (7) Callimach #

tb.

De san s0

nr né Le

Enr —

ait être com

ant J..C.). Ainsi le temple d'Éphèse, à cette époque, de mencé depuis plusieurs années.

Quoïque Diane d'Éphèse recit de nombreuses oflra répandus dans toute l'Asie mineure et jusqu considérables qu'elle tirait de deux lacs près d'Éph t si fortes, qu'elles étaient très à charge

des de ses adorateurs

n Syrie, et malgré les revenus

se, les dépenses du nouaux Éphésienx les tributs qu'ils payaient aux Perses, ct, quelque

veau temple éta Alexandre leur ab temps après, il leur proposa de prendre à son compte toutes les dépe

1donr

ses

sur le temple, et à entles Éphésiens, ; en fui représentant qu'il ne serait pas

faites et à faire, si l'on consentait à inscrire son noi

Jui laisser l'honneur de l'avoir rétabli. Quelqu'ohérés que fus d'Alexandr

convenable qu'un dieu tel que lui élevût un temple à une autre divinité.

les offres

ils refusère:

L'excuse ne déplut pa

s au conqu

Tout, dans ce bel édifice, était d'accord avec le luxe de sa construction :

a charpente et les portes étaient de bois d'ébène, de cèdre, de cyprès et d'autres bois précieux qui exists Mucianus trois fois consul ( 50, 70, 7.

e cents ans après son rétablisse vigne de Chypre cond gne sauvage. Un grand voile sép

ient encore en très-bon état à l'époque où

de J. C. ) vit le temple d'É

ent (1). Un escali

€; Pline (2) croit que c'était ne

phèse,

fait de bois de

isait au faite de léd

de ait le sanctuaire d'avec

e, passait pour étre d'une

ane, adorée dans ce sanctuai

La statue de L Muci On serait étonné qu'on ne lui eût pas accordé l'honneur d'avoir été faite gine divine, on les rendait plus vé

haute antiquit nus la croyait ménfe plus ancienne que le Palladium.

du ciel: en donnant aux premières idoles une or sables. Mais, plus d'une fois, et même du temps des Ptolémées , suivant Isidore de Péluse cité par

Suidas (4), pour honorer les statues, on fit disparaitre ceux qui les avaient

par la main des dieux, et d'étre tombé

faites, afin d'ensevelir avec eux le secret de l'origine des dieux. Mais ces pré-

tendues statues tombées du reté du travail, on

1, où, malgré la gros

it de certaines formes huma

reconna ines, ne furent pas les premiers objets

du culte, Les premières idoles ne du ou de bétyles, tels que la pi fleuve Sangarius près de Pessinunte , et sous la for Cybèle en Phry Vénus de Paphos, l'Apollon Carinus, et In divinité d'Élagabale, le soleil d'Émèse, qui n'étaient que des pierres B excite encore la surpri it, dans des temps moins éclairés, causer une grande frayeur, étre regardé comme un prodige; et il n'est pas étonnant que ces pierres aient trouvé des adorateurs. Plu

ent étre que des espèces de fétiches

e noire tombée du ciel sur les bords du

ne de laquelle on adorait

ie et à Rome; et tels que

utes. Le phénomène des pierres tombées du ciel, qui, de nos jou

e, dev

eurs passaient pour rendre

des oracles, et même pour être animées. Il y a bien quelques rapports entre

ces pierres, les bétyles ct les pierres huilées de l'Écriture sainte ; et peutds,

nt-ils des restes

s de ca

ns char

être les eylindres persépolit k etères, et

ardés dans l'Orient comme des talismans, offr

si estimés et re, du culte superstiti

On sait que les dieux ne fui des poteaux on pär dé que Diane reçut les p d'ormean ou de hêtre dont il est question

ux des pierres sacrées et des bétyles

nt d'abord représentés en Grèce que par

es (6). Ce fut sans doute sous cette forme

pierres car

tre le tron

emiers hommages à Éphèse; et c'est peut.

dans l'hymne de Callimaque et dans d'autres auteurs. Tout ce que l'art ajouta depuis à l'idole , ne fit pas disparaitre sa forme primitive: on voit qu'elle ft conservée avec un religieux respect; et l'on peut c M. de Caylus, que plus les state Diane d'Éphèse sont simples, plus elles sont anciennes. Cette forme primi

tive tient beaucoup de celle des figui

s de

ss égyptiennes debout, les bras collés

au corps, et ressemble aux colles de bois qui renfermaient Les momies, et

es de bronze, de terre vernissée ct de bois de sycomore, qu'on trouve en si g igypte. Ces l'Apollon d'Amyclées, dont M. Quatremère de Quincy restauration dans son bel ouvrage sur le Jupiter Olympien. C'est cette fo dans les Hermès qui à laquelle on ajusta une tête humaine et des attributs. Lorsqu'on se fut we

à ces figuri

nde quantité en ainsi que devait ét

nous offre

e qu'on retrouve

rappellent a pierre carrée, premier objet du culte sardé à séparer les bras du corps, pour leur donner plus de force, on ngles ou de bois ou de métal. Ce sont

de pareils supports que l'on voit aux statues de Diane d'Éphèse, et qui

les soutint avec des tr ns doute

ont donné lieu à plus d'une dissertation , qu'on se serait ép

s certains de la timidité de

n'eût regardé ces

n s que comme des indi

l'art dans son enfance. On les avait con ues à une

erv

en copiant ces

époque où l'art, à un haut point de perfection, n'avait pas besoin de ces

QD Pin. Hôe nat Ub xrv, esp.

G) Pausan, Gnee, Deer lib. v, 12 (D) Voce Aromilie.

€) id lb. xuv, esp. G) Paye, sur Les bétyles, les Mémoires de

ressou

s. Ne voit-on pas d'uilleurs des supports ; des tenons, à beaucoup de statues du bon temps, pour donner plus de solidité aux membres dé-

en spiral

éme de ces tenons qui sont travaill

tachés du corps? Il y a On aura voulu aussi orner les supports de Ia Diane d'Éphèse; ils auront été matière de Ia statue; souvent

plus travaillés, plus légers, selon la solidité de même ils n'étaient plus que comme un ancien souvenir, une chose de pratun grand respect pour tout ce qui tenait aux

tique. Les anciens avaie

x culte: peutétre aura-t-on copié souvent ces statues

nciennes or

ces supports dont

on ne voy

jphèse sans se rendre compte de ce que pouvaient étr à cherché un sens enché ct mys-

t plus la nécessité, et l'on y à , ils seront devenus des attributs

art ou de mét

tique; et de procédé d de I déesse.

Peu à peu la Diane d'Éphèse perdit sa simplicit re de toute la nature, réunirent artenaient an triple caractère

chez les G

; les Éphésiens, la re-

rdant comme leur grande déesse et In mi

& les attr

rs divinités

buts de plusie à ceux qui ap}

es, de In Lune

de la déesse sous les noms de Diane, Artemi et d'Hécate; et l'dole d'Éphèse devint alors une si it plusieurs divinités. De sa tête couronnée de tours, ainsi que

arrière un voile pareil à celui dont s'enveloppait

tue panthée, où qui

rassemb] celle de Cybèle, tombait € l'imp la déesse de ln nuit. Les erabes et les lions qu'on voit p la lune. On ero;

ès et à Diane considérée comme

étrable Isis, et qu'on donnait à C mi les attributs

de la déesse , pouvaient avoir rapport au soleil et

que le soleil avait paru pour la première fois dans le signe du Lion, et la

June dans celui du Cancer. On trouvait d'ailleurs encore d'autres analogi

ses de ln June }

éntre ee crustacé et les. pla ar sa figure ronde et ses pattes

en croissant; il ressemble aussi au scarabée sacré des Égyptiens, emblème

ar Le

marche onduleuse, pouvaient de la June; et ils Hécate. Les cerfs indiquaient la vitesse de cet ns sous la protecti

de Diane, déesse de In chasse. Le grand nombre de mamelles qu'on donnait esse, l'offrait comme la mére ou a nourrice du genre Humain. J'ai

d'Isis. Les dragons , espèce de s

rpens, F

faire allus étaient consacrés

on au cours

, et ils ét

à la d fait remarquer, di es en métal, et ceux qu'on portentau culte d'Isis

un petit ouvrage sur Porpeït, que presque tous les

ouve dans les peintures antiques qui sc rap

aient la forme du sein d'une femme: on sait d'ailleurs,

par Apulée, qu'on leur donnait cette forme. Les tétes de bœuf, les glands, les guirlande les, qui ornaient In Diane d'Éphèse, étaient des émblèmes de l'agriculture, de ses bienfaits, et des saisons qui parent la terre de produétions diverses. Au reste, ces attributs pouvaient é qu'aux adeptes. Mé n (7), a cherché à en donner l'explication :

et ing

tière dont était faite

, les roses, les abe:

t dé

encore cacher un sens mystérieux, qui n'é

trier, dans sa savante dissei

ieuses.

ses conjectures sont bien appuy

Les la d'Éphèse : ils conviennent cependant qu'elle était de bois, comme presque ttes les plus anciennes que l'on voyait en Grèce, et que l'on distinguait des autres par le nom de æoana : on y employ

teurs varient si a statue de la Diane

toutes les

it l'ébène, le s (8).

A l'époque de te qui remontaient à une hante antiquité. Suivant Vitruve, l'idole de Diane ét

cyprès, le cèdre, le chêne, le lierre de Cilicie, le lotus et le eitr

Plusieurs de ces bois étaient regardés comme incorruptibles.

Pausanius, qui cite un grand nombre de ces statues, il ÿ en à

de & dit qu'on ne savait pas positivement de quel bois elle & la croyaient d'ébène ; m s de

servée. in!

que la plupart des auteurs que le consul endait qu'elle était de bois

ique le temple eût été

wait vue un di

Muciunus, qui

de vigne, et qu'elle s'était co ; qu brûlé sept fois. Il parait, d'après Pline, que les vignes sauvages, sur-tout celles de Chypre, fournissaient des souch

travaille

assez fortes et assez compactes pour qu'on pâte pour q

des statues; et lon sait que celle de Diane n'était pas grande.

On pour

ait croire que eelle-

ci avait été plusieurs fois arrachée du milieu es flammes, comme l'objet le plus précieux que renfermait Le temple. Un passage de ln Cyropédie de Xénophon, cité par Ménétrier et Poleni, ferait

penser que

stue, du moins celle qu'il vit avant l'incendie du temple e, était d'or. Il se peut qu'il y « Statues de Diane :

par it eu dans le temple deux

antique en bois, ou æoanon, qj ke plus révérée ;

et une en or, où l'on av t. Ap qui était l'objet le plus cher, mais le moins

chesses et les beautés de re pas celle d'or, ant du culte; et à

t déployé toutes les

l'incendie, les Éphésiens n

blirent peut-ét npor at reçue du ciel. Quoi qu’

se

contentérent d'adorer celle de bois, qu'ils avai

l'académie

éverintiens et belesletres, tom. V1, (7) Symbelien Dia pag. 50. Téhesaur, tom, VIL Pausan, Gnee, Deser Hib, vit, ap. 33 (&) Pausas. Gr, Deter. Hb, Vit, ap 17

sir Statue, in Gronov

en soit, d'upr

les différentes copies antiques de Ia statue d'Éphèse, dont x tête, les mains et les pieds sont ordinairement en bronze ou en marbre noir, ét le reste en albâtre oriental où en marbre blanc, il est probable

que ces parties étaient d'une couleur foncée d

Cette couleur,

que In vétusté donne à plusieurs bois, ajoute au respect que, les eultes, on porte à des statues et à des images célèbre On peut croire; avec M. Quatremère de Quine

; que l'dole d'Éphèse était du gente des statues polychromes, ou de plusieurs couleurs, et que les ormemens ou les attributs se relevai

en or et en ivoire sur-un noyat ou une ame de bois. On ne peut guère en douter d'après

e que rapportait

le consul Mucianus de I manière dont on faisait coul

de l'huile de nard

dans l'intérieur de ln

atue pour l'empêcher de se dessécher et pour en

maintenir les joints; ce qui convient aux procédés de la statu

chryséléphantine, ou à compartimens en or et en ivoire, si bien décrits par

l'auteur du Jupiter Olympien. Où voyait à Corinthe, du temps de Pausanins

t'en ver-

une Diane d'Éphèse en bois doré, et dont le visage était pei millon (1)

Xénophon, pour sacquitter d'un vœu qu'il avait fait « dix mille, consacra p

1 milieu d'un bois sacré et

ns la retraite des

de Scillunte un champ à Diane d'Éphèse; il lui

éleva

u bord d'une rivière, un petit temple sur le modèle de celui d'Éphèse. La statue de la déesse était en bois de l'honneur de Di

e pendant plusieurs jours par une cha

cyprès. Le général athénien institun € c une fête annuelle, des repas

aient l'abondance

célébré

se générale et p

où se

anis:

it les habitans des environs, et où régn

et la joie. Une partie des revenus du champ était destinée aux frais de

la fête.

On voit la statue de la Diane d'Éphèse sur un grand non entre autres, sur celles d'Éphèse, de Colophon, d'Apamée de: Phrygie , de Philadelphie en Lydie, de Magnésie en lonie. Cette derni

donnait à Diane le surnom de Leucophrys, aux blancs sourcils, Sa statue

bre de médailles ;

ville

ressemblait à celle d'Éphése. Le temple, moins grand et moins riche que celui d'É 2); il était après celui d'Éphèse et d'Apollon Didyme à Milet, le plus grand de

mineure. Plusieurs collections offrent des copies de cette st

phèse, était construit avec plus d'art et d'élégance

ue ; une des

plus belles est peut-être celle du musée de Naples : elle est en albâtre

oriental; la tête et les extrémités sont en bronze. Une pierre gravée du

binet de Florence représente Diane d'Éphèse avec de

Les peintres et les statuaires Les plus habiles concoururent à orner Le temple

d'Éphèse de leurs chef-d'œuvre, et cependant, suivant Strabon, ce fat au

rabais qu'on leur donna à exécuter la plus grande partie des travaux. On

y adm

encore, du temps de Pline, le tableau où Apelles avait repré-

senté Alexandre du foudre, flatterie que lui reprocha Lysippe

ableau

Plutarque dit qu'il avait donné au héros un teint trop brun. Ce

avait été acheté vingt talens d'or. Apelles peignit aussi à Éphèse, sans

doute pour le temple, une pompe ou cérémonie religieuse conduite par un

miégabyze ou prétre de Diane. On ne peut savoir si ce mé

me que fit Parrhasius et que celui dont le tombeau fut orné de peintures de la main de Micon. H est singulier que l'on ne trouve pas dans I

auteurs anciens que Parrhasius ait trav

llé pour le temple d'Éphèse. Son

de contribuer à In d'Euphranor, et attelant un bœuf et un cheval à

amour-propre , qui était excessif, eût dû étre flatté

beauté de cet édifice, l'honneur de sa patrie. Dans un tabl

on voyait Ulysse contrefaisant l'insensé

s (4) cite le combat des Grecs et des Troyens sur les gure de là Discorde qu'il y avait in-

troduite , était d'après celle du coflre de Cyps

rrue. Pausa

vaisseaux, peint par Calyphon.

s. La Diane, tableau

trés-ancien de Timarète, fille de Micon, était probablement dans ce

temple (5 Parmi les sculptures, on remarque l'Amazone de Polyclète de Sicyone,

ée à celles de Phidias, de Ctésilas, de Cydon, de Phradmon

qui fut préf

Au-dessus de fautel de Diane Protothronia, on voyait In seule statue de

Rhæœcus qui existät en Grèce du temps de Pausanias ; les Éphésiens disaient

qu'elle représentait la Nuit (6)

Une statue d'Hécate, par Ménestrate, était d'un marbre si éclatant, que les gardiens du temple conscillaient de ne pas la regarder trop fixement.

s ue à TI

fontaine et un groupe qui représentait Pénélope et Eu

bon attribue cette st on, de qui lon voyait aussi une

‘clée

1) Gnee. Der. Hb 11, cap. a Plin. page 813 et suiv.s Luë. Holsteniuset Johan. Petr. a. VII le ÿ. par Ne Mongez, dans l'Encyck

Strab, Geogr bai Bellori, dans le Trésor de

G) Voyez, sur a Diane d'Éplèse, out vrages cités, le comte de Me bellsleties, tom. XXX ; Ssumaisé, Een 4) Gnee, Deser, ib v, 19

L'autel du temple était orné de sculptures de Prasitèle. Myron, célèbre s

ünire en bronze, avait fait pour les Éphésiens un Apollon; qui leur fut enlevé par M La manière dont Pline parle de tous ces chef-d'œuvre, montre qu ü

pe

Antoine, et qu'Auguste leur rendit.

at encore de son temps, quoique plusieurs fussent de st tres d'une à Le temple d'

et que lon fut souvent obligé de restreindre à cause des inconvé

poque antérieure à celle de l'incendie d'Érostrate.

jphèse jouissait d'un droit d'asile qui fut d'abord très-étendu,

ens qui du temple.

xé les limites à La portée d'un trait lancé d'un des quatr

en résultaient, n stade autou

Alexandre l'avait porté jusq Mithridate avait

coins du toit; « ce qui, ajoute Strabon, para

ssait faire un peu plus qu'n

» stade. Antoine doubla la mesure de cette dist

nee, de sorte qu'une partie a de la ville y était au

; ayant

comprise : mais cette extension du privilé

» paru dangereuse , parce qu'elle livrait lu ville à la merci des m

iteurs,

sa été abolie ps

Auguste. » D'après un passage de Tacite (7), on pourrait

€ que ile;

fut Tibère qui abolit ou réduisit de beaucoup ce droit ps de Trajan Dèce, ce temple jouissuit encore d'un droit d'asile. D'après un endroit d'Ulpien cité par le marquis Poleni, la Diane d'Éphèse eu le privilége de recevoir des 1

Les prètres du temple d'Éphèse se nomm

il parait cependant, par des médailles, que, du te

selon les lois romaines.

tmégalobyses où mégabyses, nom qui pourrait étre venu du persan; ou peutétre fut-ce le nom de celui

qui le premier fut prêtre de Diane

à Éphèse (8). Quoique ces prêtres fussent

eunuques, leurs places étaient recherchées par ce qu'il y avait de plus dis-

tingué à Éphèse. Héraclite, dans une lettr

ä Hermodore, reproche

Éphésiens de mutiler ainsi des persont

s consacrées à une divinité représentée

comme In mère de la nature. On pourrait c

vire, d'après Hésychius , que

les chefs de ces mégabyzes se nomn

ent Acritobat. À ces prêtres étaient

associées de jeunes vierges ; les novices S'appelaient mellier prtresse :

elles devenaïent ensuite Aitré, prêtresse; et parhieré, ex-prétresse, lorsque leur temps était fini

aient aux

D'autres prêtres , attachés au temple et nommés Essenes, prési

s : c'étaient les épulons des Romains. Leur charge ne durait qu'un

Où céll

qu'on ne lui offrait que des couronnes et des E

t à Éphèse de très-belles fêtes en l'honneur de Diane : il parait

anches d'olivier, et:que le sang ne coulait pas sur ses autels; ce qui serait une espèce de preuve que

son culte

phèse ne venait pas des Amazones, qui, des bords du Pontp P 1 pporté le culte eruel de Di

Chersonèse Taurique , à qui l'on scrifiait des victimes, quelquefois même

ns la

1, eussent e Tauropole, adorée d

des victimes humaines , et que rappelaient les Diamastigoses de Sparte. célé

brées en l'honneur de Diane Orthia d'origine sc

thique, pendant lesquelles atel de la déesse, Dans les Éphésies, les hommes, s'enivrant par piété, couraient

fans autour de

on fuettait impitoyablement , et jusqu'au sang, des e

les rues armés, enlevaient les femmes qu'ils rencontraient, et exeitaient du

tumulte. Il était défendu, sous peine de la vie, aux fem

s et libres

ma

d'entrer dans le temple où Ia fête était célébrée par les jeunes gens et les

jeunes filles, qui tâchaient de se plaire les uns aux a

dires. pour trouver à

se marier. Les femmes esclaves, mécontentes de leurs maîtres, avaient la

liberté de venir dans Le temple les aceus

uprès de la déesse : si l'accusation

était fausse, on les rendait à leurs maitres, à condition qu'ils n'en tireraient

pas vengeance; si leurs pli

tes étaient justes, elles restaient dans Le temple ele temple, était une grotte où les jeunes filles avaient la permission d'entrer, et dont les

attachées au service de Diane. Dans le bois sacré, derriè

femmes Il pa que les hommes célébraient pendant la nuit dans la ville. On voit, par un

étaient exclues. Cette fête devait donner lieu à de très-grands excès.

t qu'on la noi

t'aussi Catagogion, ou du moins que c'était celle

passage des Amours de Leucippe et de Clitphon, que, lorsque la thé où procession sacrée de Diane traversait la ville, le grand-prêtre joui du beau privilége de suspendre le supplice des criminels : mais peut

était-ce dans des fêtes plus graves que celles dont nous venons de parle

et où il se passait beaucoup de désordres (10!

1 ÿ avait tous les ans une fête dans le bois d'Ortygie, ct ln jeunesse, par

un usi

ulier ; se piquait d'y donner des repas magnifiques. Le collége rets, probablement sur le mont Sohmissus. On célébrait aussi à Éphèse des jeux nommés Bar-

age part

des Curêtes avait le même usage et of s sacrifices se

5) Pin. Hé. nat lb. xxxrv et xxxv 3) Pausan. Gnee, Deser. ib. var (© Pausan. Ge. Deser, lb. x, cap. 38 io) Voyez Achilles Tati , De Cl Anal lib, mn, 60 ct Leuippes ameribu, Bb. +5, 8, et lib, vu

(8) Payez les notes de la traduetion française de Surabon, iv. x, tom. IV, 2. pa

tie, pag: 291

pu di

it

rar Pre TRE,

billée l'honneur de Barbillus, est question, ainsi que des Adrianées d'Éphèse, dans une belle inscription des Marbres d'Oxford, n° xxxv. II est à croire que ces Barbillées sont les mêmes que les Babbitdé jption de Gruter (2), et qui avaient aussi lieu à Éphèse. Des concours de musique faisaient une

jus (1), avaient été institués en

;et qui, au rapport de Dion

drologue célèbre, trés-estimé de Vespasien. IL en

farbr

citées dans une in

grande partie de ces fêtes.

Le temple d'Éphèse et ses trésors, respectés par les Perses, furent apines des généraux romains. Jules- César rapporte

souvent exposés aux que C. Métellus Scipion, beau-père de Pc de Diane et en enlever les statues ; mais, ayant Macédoine Pompée, contre q chait Jules- César, il renonça à son projet (48 ans avant J. C.). L'arrivée de César dans l'Asie mineure préserva mpius s'appr

pée, voulait piller Le temple

obligé de rejoindre en

né seconde fois le temple, que T. 4 ait à dépouiller. IL est able qu'il ne fut pas épargné, lorsque Néron envoya Acratus et Carinas hesses des temples de l'Asie mineure. Ils mission pour que celui d'Éphèse leur eût échappé (3)

pro!

enlever les

cquittèrent avec

trop de zèle de leu L'on ne parle plus de ce temple jusqu'à l'an 263. Sous le règne de Gallien, les Seythes, qui faisaient partie des Goths , dévasté

t cependant qu'il se releva encore

nt alors l'Asie mineure

et brülèrent le temple d'Éphèse (4). H par

en partie de ses ruines, et que -ce ne fut que sous Constantin qu'il fut

entièrement détruit, avec la plupart des autres temples païens. Ses restes

ont fourni des colonnes et des matériaux à plusieurs mosquées de Cons-

tantinople. On peut voir, dans les Voyages de Spon, de Wheler, de Mon-

se trouvaient ces

conis, de Tournefort et de M. de Choiseul, dans quel é

ruines lorsqu'ils les ont visitées. Nous pouvons espérer un travail complet

sur ce sujet, des recherches de M. Huyot, qui a relevé tout ee qui reste

pl on peut croire qu'il répandra un nouveau jou

du plan et des dét près sa belle restauration de Palestrine,

ar les débris d'Éphèse, et qu'il la fera sortir de ses ruines, comme il a retiré Préneste de celles qui là couvraient.

ns, de sénateurs

Éphèse avait un sénat composé, comme celui des Roma

conser les épiclètes , où sénateurs surnuméraires ; Sas-

avec lesque On voit sur les médailles ; &e.

jarque où de grammateus, greffier, nt de p u temple de Diane : il est question de

nt toutes les affüires.

semblaient et administ

les noms d'Eucritus et d'Eutycratès, de Ménippus, de Démétr

qui avaient probablement la cha

ge d'a

dont les fonctions, à ce qu'il parait, ét ésider aux fêtes, à certains

sacrifices et à ce qui avait rappo

dans les À I eut assez d'autorité pour & d'Éphèse a des

e les fêtes de

ce grammateus ctes des Apôtres (5)

Paul. Ce magist

calmer une émeute excitée contr

apports avec le grammateus d'Isis, qui, dans Apulée, dir

ait as

la déesse. M. Mongez pense que cette place é ez importante dans

quelques villes de l'Asie pour étre éponyme, où pour que l'année prit le

nom du grammateus en exercice, comme à Athènes l'olympiade, celui de

me (6

l'archonte épony Les médailles d'Éphèse offrent le temple et la statue de Diane ; des

lles, des cerfs, symboles de Ia dévése; la lyre d'Apollon daille de

palmes, des ab

Diane d'Éphèse sur un vaisseau; ce qu

honoré à Éphèse. Une m sente aussi

dien rep

rissée

pport de plus avec Iis,

ee ou l'union des Éphésiens avec les habit

et peut indiquer lallia d'Alexandrie. Des médailles de Béotie, qui portent la Diane d'Éphèse,

peuvent faire croire qu'il y avait dans cette contrée un temple bâti à l'imi-

tation de celui de cette déesse, ainsi qu'il y en avait dans plusieurs villes de ka Grèce. Une abeille sur une couronne de laurier, prix des jeux Pythiques, rappelle peut-êtr de Diane d'Éphèse; ce que l'on peut cr

fêtes en l'honneur

un vainqueur éphésien ou de

e, d'après ce que dit Macrobe

des prix proposés aux poètes qui célébraient la dé ph ne d'elle. Pausa É statues à Olympie. Sur plusieurs médailles, les Éphésiens prennent le titre de ;ils chargés du soin des temples, avaient aussi l'inspection des fêtes

e de la manière la

sd

s nomme des athlètes d'Ephèse dont on voyait les

se disent »

néocor néocores pour la quatrième fois. Ces néocores,

surtout

de celles en lhon ent ce titre aux villes

r des empereurs , qui accorda

qui l'avaient m

vité. par leurs

services où par leur dévouement. On croit que le quatrième néocarat, que l'on ne trouve que sur les médailles d'Éphè t celui du temple de Diane (7)

Éphèse donna le jour à plusie

celt

rs hommes célèbres, parmi lesquels on

QD Act rom. b. Lxvr, pag: 1084 ) Jiuerjpt antig. page 314

CG) Tacit. Amal lb. xv, 45

C6) Trebell, Pol. Ait. Aug: tom. Il, 199.

G) Capixx, v. 35

2 l'article À ti, dans l'Encyel, métho

myme par M. Mongez, Dic-

Voyez Jo.Petr.Bellor, Note memimata, tam Le; Mim. de Vaillant père, Aeed. des

letres, tom 1, page 507; l'aticle Néccore,

OTES DIVERSES.

cite Héraclite, fils de Blyson, et surnom

é l'Obscur, qui pleurait sans

cesse sur les vices et les misères de l'humanité; il vivait dans la LxIx." olympiade. Ce philosophe, trouvant les Éphési leur donner des lois, qu'ils n'auraient pas suivies

ice que lui ft Darius, et, fuyant le commerce des hommes, il mourut

ns trop corrompus, refusa de il rejeta |

es offres de se de chagrin et d'une maladie aiguë, à l'âge de soixante an:

Hermodore était ami d'Héraclite. Ses vertus faisant un trop grand con-

aste avec les vices des Éphésiens, ceux-ci le trouvèrent trop honnête homme pour vivre parmi eux , et le chassèrent : aussi Hé il que, pour-ce seul fit, ils méritaient tous la corde. Cet Hermodore parait

ie des lois des décemvirs,

aclite prétend:

6 chargé par les Romains de rédiger une pa et on lui éleva, à Rome, une statue dans le lie (8). Le poète Hipponax, dont les satires avaient tant de causticité, était aussi

avoir

des comi

rs de cette noi

d'Éphèse; on a vu, dans le co ; plusieurs écrivains de cette ville.

Artémidore, Éphésien, écrivit une g Périple de Marcian parait être un abrégé. Il rendit de grands services à sa ant restituer par les Romains les lacs dont on l'avait ante de son

graphie en onze livres, dont le

patrie, en lui f

sura aussi la possession d'une partie impor

dépouillée ; il lui a

t disputée : en reconnaissance, on lui éleva une

te

pire qui lui

statue d'or dans le temple de Diane.

Il y eut encore un autre Artémidore d'Éphèse : celui-ci est auteur des On tion des songes.

L'orateur Alexandre, surnommé Lychnus, la Lampe, é

rocritiques , ou expl

ait d'Éphèse ; il

écrivit sur le gouvernement : on avait aussi de lui des ouvrages en vers sur

la géographie et l'astronomie | A parait qu'Apelles, le Raphaël de l'antiquité, était d'Éphèse; honneur cette ville. Ses

que lle de Cos disputait ableaux étaient répandus dans toute la Grèce; mais à y forma de nombreux élèves , qui, devenant eux-

a (l école d'Ionie. Lors- Éphèse , il se plaisait dans l'atelier d'Apelles et à le

ses chefs-d'œuvre à la

contribua beaucoup pa

gloire d'Éphèse, et

mêmes de grands maitres, fire

qu'Alexandre

voir peindre. II Jui aecorda le privilége exclusif de faire ses portraits; ce fut at de la belle Pancaste ou Campaspe, cour qu'il aimait et dont Apelles était épris (10). Pa peintres de l'antiquité, était d'Éphèse. On re artistes dont le talent a illustré cette ville, Pharax, statunire, qui ne manquait

es qu'il lui fit pré

hasius, l'un des plus grands

encore, parmi les

arqu

faire valoir.

pas d'habileté, mais qui n'eut-pas le bonheur ou l'adresse de Is ps de Ci

senter les athlètes et les chasseurs ; ses ouvrages en argent ava

Le siatuaire Pos

donius , qui viv ron, excellait à repré-

ntune grande

réputation Ce Démétr

à ce qu'il parait, le chef des orfévres, 4

s dont il est question dans les Actes des Apôtres (11), était,

occupaient pri

palement à

fabriquer de petits temples de Diane en argent, qu'ils vendaient en grande

quantité aux voyageurs de tous les pays. Aussi, lorsqu'ils craignirent que l din: 3 1 8! il

les prédications de S. Paul ne fissent tort au culte de Diane, excitèrent-ils

un mouvement du peuple contre l'apôtre (

Nous ajouterons à ces artistes Agnsias, qui devait être un des plus habiles statuaires d'Éphèse, à en juger par la statue du Héros combattant que possède le Musée royal , et qui est connue sous le nom de. Gladiateur Borghèse. Le nom d'Ag ur le tronc d'arbre qui sert de support à la statue.

Éph

la première des sept églises d'Asie. Il parait que la Sainte Vierge y passa

avé

sis d'Éphèse est g

e fut célèbre dans les premiers siècles de l'ère chrétienne : c'était

une partie de sa vie, après la mort de Jésu à pendant long-temps, et y'é

de Hagios

Christ. Lapôtre S. Jean y

hab:

it son Évangile : ce fut même du nom

Theologos , le saint théologien , sous lequel il était connu

uns ces contrées, que vint à Éphèse le nom d'Aio-Solouck qu'on lui donne

d'est qu'une corruption de Hagios Theologes. On y

aujou

d'hui, et qu

encore une église cons

ée à ce saint, qui, à ce qu'ontroit, y avait été

enter

ul précha à Éphèse pendant près de trois ans; il

muit beaucoup es qu'il adressait aux chrétiens de cette

église, qu'il visitait souvent, et en particulier à Timothée. Ce jeune homme était de Derbe ou de Lystre en Lyenonie. Son père était païen : mais sa grand'mère Loïde et s

e Eunice avaient quitté le judaisme pour

par MMongez, Dictionn d'anti. dansl'Eneyekméth. (10) Poyez Freinshem. Siplem. in Curtiom , (6) Plin. Hit. nat. Mb, xxxiv, Diog. Laërt, De li 1, cap. 6

its clar phileseph. M. 1x 41) Cape xs 24 j Payez les notes de la trafuction française de (12) On peut voir, sur tous fes artistes cités

Strabon Junins, de pie

asser avec zèle étude d bientôt à lui, et, après avoir été circoncis par l'a lise d'Éphèse, il en fut en l'an 64, par S. Paul, qui avait en lui la plus grande confiance, et qui

emb christianisme; Timothée fut élevé par elles dans

phèse, Timothée s'attacha

saintes Lettres. Lorsque S. Paul vint à É

pôtre, il le suivit. Après

avoir gouverné pendant quelque temps l'é nitévéque,

accompa

gna dans plusieurs de ses nombreux voyages; il visit aussi les

églises de l'Asie mineure, dont on lu

ren

s le soin. Il p

arait qu'il

suivit $. Paul à Rome et qu'il y partagea sa prison pôtre à Timothée, qu'il avait pour lui l'amitié la plus tendre. On croit que Timothée fut lapidé à Éphèse, l'an 97 de J

ge de Nerva, pendant les Catagogies ou fête de I

On voit par les deux

lettres de

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