C., sous le
ne, qu'il voulait
éléb:
empêcher de cent son tombeau auprès de celui de
Les Grecs F
S. Jean
ar le mont Libate, peutétre l'ancien Lepré-Acté. Les reliques
de S. Timothée furent transportées à Cons 56, sous le
antinople, lan
On trouve des détails sur la vie de S. Timothée
règne de Constance
dans la Bibliothèque de Photius et dans S. Jérôme; P. Pithou «
sa
sous le nom de Polycrate (1). L'Oriens christianus, tom. L°, p
etsuiv., offre tout ce qu'on peut desi
x sur l'église d'Éphêse, où, depuis
. Timothée, son premier évêque, on €
compte soixante-neuf jusq
usés d'hérésie,
il ÿ en a eu plusieurs ac
Grégoire de Tours, sans doute d'après d'anciennes légendes, rapporte
l'aventure des Sept Dormans, qui a tout l'air d'une fable. L'an 253, sous
le règne de Trajan Dèce, les chrétiens essuyérent une cruelle persécution :
sept jeunes hommes d'une illustre famille d'Éphèse , pour y échapp
Le plus
rovisions :
s'enfermèrent dans une caverne nommée Ochlon, près d'Éphèse.
jeune d'entre eux sortait quelquefois pour aller chercher des p
on les découvrit, et, n'ayant pu réussir à les engager à sacrifier aux idoles,
on les enferma dans la caverne, dont on boucha l'entrée, ct Trajan Dèce L'an 408,
qu'on sy
y fit mettre le scellé, On devait les croire morts et on les oubli
cent cinquante-cinq ans après, sous Théodose le Jeune, loi attendait Le moins, les sept Dormans se réveillérent comme sils se fussent endormis la veille, et se croyant encore exposés aux persécutions ; trèsétonnés de voir la croix s'élever de toutes parts, de ne reconnaitre rien ns la
de ce qu'ils av e, ils y retour-
ient quitté autrefois en entrant
nérent : Théodose et l'évêque d'Éphèse allérent chercher ces illustres confesseurs de la foi; mais ils s'endormirent une seconde fois et ne se réveillèrent plus. On pense bien que cette aventure dut faire beaucoup de
bruit dans le temps, et depuis on montre encore Ia grotte des sept Dor-
mans (2).
On a tenu à Éphèse sept conciles, dont un œcu et quatr de que comme des synodes et des concil
Le premi
énique, ou général,
abules.
qu'on ne reg
en 196, sous Polyerate, évéque d'Éphèse : on y décida que
la Pâque serait toujours célébrée le 14 de la lune ; cette décision fut con-
Noët, qui ninit la distinction des per 101, concile de soixante-dix évêques d'Asie, présidé par S. Chrysostome, pour
damnée par le pape Victor. Le deuxième, en 245, cor xs la sainte Trinité. Le troisième, €
onnes di
en élire un d'Éphèse : on y déposa six prélats simoniaques. Le quatrième, en 431, 22 juin, troisième concile œeuménique, présidé par S. Cyrille, Célest évêques y assis es de Nestorins, des Pé an d'Antioche et d'autres schismatiques. Le einqu il y eut un coneilidbule tenu par Jean
deux cents
nt la place du pape
évêque d'Alexand
le, tena
hé
nt; on y condamna ll
giens, de J même année : pendant le concile d!
mencement du concile; ils se décid et prétendirent dépos
ntioche et quelques évéqu ax qui n'étaient pas arrivés au com-
at en faveur de Nes
Cyrille et Memnon, évêque d'Éphèse. Théodose prit p eut quelques tr il finit cependant par approuver S. Cyrille et les actes du concile, qui du blit pas la paix dans les églises d'Orient. Le sixième, l'an 449:
puyant du concile de Nicé
st à ces débats il ubles;
reste ne r
arques, Chrysaphius et Entychès, Théodose fit
trompé par deux h sembler à Éphèse un concile où assistèrent cent trente év
é ss; sous
nes et
Dioscore, évêque d'Alexandrie : on y condamna les sai après , il en mourut;
S. Flavien, que l'on battit au point, que, trois jours
() Payez Moréri, article Dern
C Tillemont, Mén, peur l'hit ecelériast
tom. I, p. 155
darques; enfin tout sy passa dans
on approuva Eutychès et d'autres h
un tel désordre , que ce conciliabule a conservé le nom de brigandage d'Éphè les Eut
Depuis cette époque, il n'est presque plus question d'Éphèse : elle suivit utres villes de l'Asie mineure, lors dés conquête de Mahomet ; et, quant à ce qui regarde son histoire dans des temps
Le septième, en 476 : il y eut cette année un concile tenu par
héens, et qui ne fut pas reconnu (3).
le sort des a de:
successeurs
postérieurs, je me bornerai à rapporter ce qu'en dit Tournefort (4), d les histoires d'Anne Comnène, de Ducas, les historiens de Constantinople, &e.
après
hèse était une place trop considérable pour n'être pas exposée aux
»ravages des Mahométans. Anne Comnène rapporte que, les infidèles
» s'étant rendus les maitres d'
sphèse, sous le règne de son père Alexis, » vers l'an 1081, il y envoya Jean Ducas, son beau-père, qui défit
ux des Mahométans. La bataille se donna
à Tangriperme et Marace , géné
» dans là plaine au-dessous de la citadelle; ce qui fait connaitre que In plus
» belle partie de la ville était alors déjà détruite. Les chrétiens eurent tout
» l'avantage : on fit deux mille prisonniers, et le gouvernement de ln place
» fut donné à Petzeas. Il y a apparence que la citadelle dont parle Comnène,
bre abandonné.
e d'Éphèse en 1206. Les M » y revinrent sous Andronie Paléologue, qui commenca à régne » Man vie; et Ho
» d'Asin, prince de Smyrne, lui succéda, Tamerlan, après la victoire qu'il
» était l'ancien château de mai
» Théodore Lascaris se rendit mait hométans
en 12
ins, un de leurs princes, conquit toute la C aur,
»remporta, en 1401, sur Bajazet, près d'Angora, ordonna à tous les
» petits princes d'Anatolie de le venir joindre à Éphèse , et s'occupa pen
sun mois à f ons. Ducas
piller là ville et les envi assure que tout
» fut épuisé, or, argent, bijoux; on enleva même jusqu'aux habits:
neites, gr
gouverneur de Smyrne sous Bajazet, déclara
» Après le départ de ce conquérant, C
and capitaine ture, fils
» de Carasupasi qui av
ient établis
»la guerre aux enfans d'Asin, qui s à Éphèse. IL ravagen
» d'abord la eampagne, à la tête de cinq cents hommes; ensuite il se
» présenta devant la citadelle avec un plus grand nombre d'
utre
troupes, ; quelque temps après, un autre fils d'Asin, ‘appelait Æomur, du même nom que son fn
» ct l'emporta freilement. M
; qui venait de
» mourir, se joi
mit à Muntachias , prince de Carie, qui l'accompagna à
» Éphèse avec une armée de six mille hommes. Carasupasi, pére de Cincites,
» commandait dans I ville, où ce même Cincites, qui ét
ait dans Smyrne,
» n'avait laiss
que trois mille hommes, Malgré la vigoureuse résistance
» des
s, Les assi nt le feu à la ville, et, dans deux la fureur des Tart
dans la citadelle, en soutint le siége
phésier geans m
res, fut ré
» jours, tout ce qui était échappé en
» cendres. Ci
supasi s'étant
automne; n
hèse à Homur, et fit enfermer u de Mamalus, sur les côtes de Carie, Carasupasi et ses
s. Alors C
» et fit savoir à son père son arrivée à Mamalus. Les prisonniers firent
» jusqu s, ne pouvant étre secouru par son fils,
à rendit à Mantachias , qui remit le pays d'É)
» dans le châte
» principaux oflic néites partit de Smyrn
une galère,
Is Les e:
» tant boire leurs gardes, q ivrèrent, et, profitant de cette‘ruse,
ils descendirent avec des cordes et se sauvi
nt à Smyrne, Au commen-
nt le s
» cement de l'hiver, ils entrepr jge d'Éphèse. Homur, à son tour ,
»se retira dans la citadelle : Ta ville fut livrée aux soldats; on y commit
“toute sorte de crimes et de cruauté u milieu de tant de .malh
» Cineites se réconcilia avee Homur, et lui donna sa fille en ms
age.
s se ensuite tomba entre les mains de Mahomet 1", qui, ayant
» Éphé
frères, ms
» vaineu non-seulement tous se es maho-
is encore tous Les priu »fnétans qui l'embarrassaient, resta paisible possesseur de l'empire, Depuis
suce temps-R, Éphèse appartient aux Tures; mi
is son €
mmerce a été » transporté à Smyrne et à Scala-Nova, »
st ainsi que, précipitée du faite de ses grandeurs, Éphèse a été
dépouillée de sa gloire ct même de s b cette ville, que Pline nommait la Ami
s ruines. Diane ne reconnaitrait plus
rbarie recouvrent d'un voile fun re de l'Asie.
son temple ; et les ténèbres de 1
© Vye ler dates, et Moréri, article Éphèe
V'Oriens christian , l'Art de vérifer (4) Voyage du Levant, tom UL.