‹ Voyage dans le royaume de GrèceChapitre 79 sur 154 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

le Pirée et la mer. C’est de cette route qu’Athènes se présente sous son aspect le plus complet , le plus splendide et le plus imposant.

Une fois dans la plaine, nous traversâmes le Cépliise à l’endroit où Thésée se puriila du meurtre du brigand Procusle qui ravageait le pays et nous entrâmes dans le bois d’oliviers, grand bois sacré qui s’étend depuis la mer presque j usqu’au pied du Penthélique. C’est là que le vieil OEdipe appelait sur sa tète le courroux des Euménides dont ce bois était le séjour. Les ombres de Sophocle et d’Euripide, tous deux citoyens d’Athènes, errent dans les endroits reculés et touffus de la forêt, suivies des fantômes des tragiques enfants de leur génie. Comme autrefois, les rossignols y font entendre leur voix harmonieuse , tandis que la clochette des paisibles troupeaux tinte sur la lisière du bois, se mêlant aux sauvages accords du chalumeau des pâtres. Vers le milieu du jour, je rentrais dans Athènes par la grande rue d’IIermès et, en passant devant la Tour des Vents, je remerciai ces génies de l’air de m’avoir été favorables pendant cette première partie de mon voyage.

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