‹ Voyage dans le sud de la BolivieChapitre 16 sur 84 · T ARMA · texte numérisé non relu

T ARMA

( frailes ) Franciscains qui , par la pureté de leurs mœurs et par les services qu’ils ont rendus à la ville, ont su s’attirer le respect de toutes les classes de la société. Leur couvent ( convento ) , qui a un étage audessus du rez-de-chaussée, occupe un carré considérable au centre de la ville ; une des églises que j’avais aperçues à mon arrivée en dépend. Cet édifice est entièrement construit en briques , mais les autres parties du couvent sont en adobes (1), ainsi que la totalité des maisons de Tarija. Les cloîtres avaient été destinés dans l’origine à recevoir soixante frères ; mais l’absence de fonds suffisants obligea d’en laisser une partie inachevée. Les frères eux-mêmes y travaillent de temps à autre, et ils espèrent que dans quelques années tout sera terminé. L’objet le plus remarquable du couvent est, sans contredit, sa bibliothèque, qui ne renferme pas moins de quatre mille volumes reliés et bien catalogués. La plupart de ces ouvrages traitent de sujets religieux ; mais il y en a aussi un certain nombre sur la géographie, l’histoire et quelques autres sujets.

Plusieurs des moines du couvent sont instruits dans des matières entièrement étrangères à la religion;

(1) On donne le nom d'adobes à de grandes briques faites avec de la terre et de la paille hachée, et séchées à l’air; celles que l’on fait avec la paille de riz durent plus longtemps.

Page 1