‹ Voyage dans le sud de la BolivieChapitre 38 sur 84 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

TARI J A (suite).

Au carnaval avait succédé le carême ; la voix des pieux enfants de Saint-François se fit entendre de nouveau, et, pendant quarante jours, il ne fut plus question que de sermons. La population entière se mit à la diète la plus sévère , et ne sembla plus se complaire qu’a la messe. Singulier contraste avec ce qu’elle croit pouvoir se permettre durant le reste de l’année! Les pluies, pendant ce temps, avaient continué; je me trouvai, en conséquence, dans la nécessité d’abandonner pour le moment toute idée d’excursions botaniques ; celles -ci n’auraient pu se faire, au reste , que dans des points assez éloignés de la ville, câr les environs immédiats sont presque complètement dénués de végétation. Il n’en était pas de même de la recherche des ossements fossiles , qui était pour beaucoup, comme je crois l’avoir dit, dans la détermination que j’avais prise de visiter cette partie de la Bolivie. Les pluies, loin d'être un obstacle aux fouilles que j’avais eu l’idée d’entreprendre pour déterrer quelques uns de ces restes curieux, m’étaient, au contraire, du plus grand secours, en me fournissant un moyen facile d’ouvrir des tranchées dont je n’aurais pu venir à bout en toute autre saison

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