‹ Voyage dans le sud de la BolivieChapitre 62 sur 84 · CHAPITRE XXL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXL

EXCURSION DANS LE CHACO (mité).

Continuant à remonter la vallée de Tarairé, j’arrivai, vers le soir, au village d’un cacique nommé Chaviraos, avec lequel Celestino avait été en très bons rapports quelques années auparavant. Par malheur il était absent ; il avait été invité avec beaucoup d’autres chefs à un villago du nom de Camatindi, où devait avoir lieu une grande fête. Le père de Chaviraos, qui nous reçut en l’absence de son fils, et qui nous fit les honneurs de sa maison, en nous remplissant l’estomac de chicha, m’assura que, selon toute probabilité, je rencontrerais Nocôé dans ce dernier village. Je me décidai, en conséquence, à essayer de gagner ce point le lendemain, et je m’endormis sur ma couche de bambous, assez satisfait de ma journée.

Mes malles m’avaient déjà causé quelque gène , pour plus d’une raison ; je me décidai donc, après avoir mis dans mes sacs de voyage une partie de leur contenu, à partir sans elles. Je les laissai sous la sauvegarde du vieux sauvage qui m’avait hébergé, et nous recommençâmes à cheminer vers le nord dans notre belle vallée. De nouveaux villages, dont je ne me lassai pas d’admirer la position pittoresque, s’offraient sans cesse à nos regards; l’immense rideau

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des Andes, auquel étaient adossés les monticules verdoyants sur lesquels les Chiriguanos avaient établi leurs demeures, donnait au tableau une beauté imposante. Des bois fleuris s’étendaient souvent aux alentours.

Nous traversions dans l’après-midi une de ces petites forêts lorsqu’un grand bruit de voix, auxquelles se mêlaient des chants, parvint à nos oreilles; nous ne doutions pas que nous ne fussions arrivés à Camatindi , mais un Indien , qui passait au même moment nous assura que nous en étions encore loin.

A la sortie du bois, nous nous trouvâmes au pied d’un gros mamelon, dont le sommet était occupé par un village composé d’une dizaine de huttes tout au plus, mais dans la place duquel se trouvaient réunis environ cinq ou six cents Indiens qui s’agitaient comme des insectes. Notre arrivée, dont ils avaient déjà eu connaissance, les dérangea à peine ; et ce ne fut que lorsque nous fûmes au milieu d’eux qu’ils s’occupèrent réellement de nos personnes. Le cacique du lieu, que l’on appelait Uoioré, vint au-devant de nous, et nous conduisit au centre de la place, sous un Mimosa, où se trouvaient assis en rond, sur des bûches recouvertes de peaux de mouton, une demi-douzaine de chefs abas et tobas. Parmi eux , Celestino reconnut aussitôt son ami Chaviraos, le capitaine du village où nous avions couché la nuit précédente, et un autre cacique nommé Aorimak,

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qui venait d’être élevé, à ce que l’on nous apprit, à la dignité de grand chef des Abas.

On nous fit asseoir sur de petits tabourets au milieu du cercle, et, un instant après, une vieille Chiriguana plaça devant nous une grande jarre de bière indigène qui ne tarda pas à disparaître, et qu’on remplaça aussitôt.

Une vingtaine d’autres femmes circulaient avec rapidité au milieu de la cohue qui nous entourait, en distribuant partout de petites calebasses de la même boisson, qui se vidaient comme par enchantement.

Les groupes, qui s’étaient rompus un instant lorsque nous les avions traversés, se reformèrent de nouveau après une large distribution de prises de tabac que je fis à l’alentour, et les danses et les chants interrompus reprirent de plus belle. Ce serait peut-être ici le lieu de décrire les danses des Chiriguanos ; mais je me vois obligé, à mon grand regret, d’être très sobre de paroles à cet égard, car, bien que j’en aie été témoin plusieurs fois, j’avoue que je n’y ai rien compris. Qu’on se figure une douzaine d’hommes qui se regardent ou qui se tournent le dos, qui lèvent alternativement les pieds et les bras, qui chantent, enfin, en langue chiriguano, une suite de mots qu’ils répètent indéfiniment sur le même ton, et l’on aura une idée, pour le moins aussi exacte que la mienne, des danses qui avaient lieu autour de nous sur la place du village du capitan Uoioré.

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Au moins, dira-t-on, tous ces sauvages étaient-ils vêtus, pour la fête, de quelques uns de ces beaux costumes de plumes sous lesquels on représente presque invariablement les Indiens des deux Amériques. Ici encore je suis obligé de détruire une illusion. La plupart des invités abas du capitaine Uoioré n’avaient pour tout habillement que le cordon rouge qui leur ceignait la tête, et leur tembeta ; beaucoup même n’avaient que ce dernier.

Quant aux Tobas, ils avaient leurs boucles d’oreilles de paille de maïs, et quelques autres portaient des colliers. Les plus richement vêtus avaient autour des reins la pièce de toile dont il a déjà été question dans ce volume. Le seul Aorimak avait, outre ce vêtement, un chapeau de paille et un poncho qu’il avait jeté sur une de ses épaules. Les femmes étaient un peu plus couvertes que les hommes.

Une observation que je tiens à placer à la suite de ces remarques, c’est que l’on se fait, en général, une idée beaucoup trop fleurie des Indiens sauvages. C’est tout au plus s’ils sont tels qu’on se les figure, une ou deux fois l’an à l’occasion de leurs plus grandes fêtes. Encore les ornements dont quelques voyageurs se plaisent à affubler chacun d’entre eux devraient-ils souvent être répartis entre plusieurs individus.

Parmi les chefs qui se trouvaient assis autour de nous, au foyer de la scène que je décris, il y en avait deux qui étaient de la nation toba. L’un d’eux, qui

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pouvait avoir cinquante-cinq ans, était un vrai géant. IL était l’ami intime et le confident de Nocôé, et s’appelait Zazati. Nous sûmes par lui que le grand cacique était bien allé, comme on nous l’avait assuré, à Camatindi ; et que Yumbai, l’ami des chrétiens, était à Parapiti, où un de ses enfants venait de mourir.

Nous étions à peine assis depuis une heure sous le Mimosa, quand il s’opéra parmi les Indiens un grand mouvement. On venait d’annoncer que la provision de chicha du capilan Uoioré était épuisée. Aussitôt la masse de ces sauvages, déjà à moitié gris, s’ébranla, et se mit en mouvement pour gagner un autre village situé à quelques centaines de pas plus loin , et où les mêmes cérémonies se renouvelèrent. Nous les suivîmes, et l’on nous plaça comme auparavant dans le cercle des chefs. Pendant que j’y dégustais la calebasse de chicha qu’on se hâta de nous servir, et que je répondais télégraphiquement aux nombreuses questions que m’adressaient mes deux voisins, le grand Zazati et le cacique du village où nous venions de nous installer (il s’appelait Iüaré); pendant ce temps, dis-je, Celestino avait entamé, avec Aorimak, une conversation qu’il me rapporta ensuite, et de laquelle il résulta que ce chef s’engagea, moyennant un paiement raisonnable, à nous aider de tout son pouvoir dans nos projets sur le Paraguay. 11 offrit également de nous accompagner jusqu’à Camatindi, où il promit de faire agréer notre

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plan par Nocôé et les autres capitaines qui devaient s’y trouver rassemblés Sur ces entrefaites, un des chefs présents ayant demandé à Geleslino de lui expliquer quelle était la nature de l arme que je portais à ma ceinture, et qui ne lui paraissait pas être un couteau ordinaire, mon interprète lui dit que c’était un couteau qui faisait feu. Aussitôt vive curiosité de la part de tous de voir ce singulier phénomène; et, stupéfaction générale, lorsqu’ils entendirent l’explosion , et qu’ils virent la lame de mon couteau de chasse s’envelopper de flamme et de fumée. Ce ne fut pas tout, il fallut encore décharger devant eux mon fusil et mes pistolets d’arçon ; mais le tonnerre qui s’échappa de ces derniers fut tellement étourdissant (je les avais chargés pour l’occasion), que mes sauvages déclarèrent, à l’unanimité, qu’ils étaient satisfaits, et ils poussèrent des cris de joie pour m’en convaincre.

Quelques minutes après, les grands pots de chicha ayant été reconnus vides, toute la bande s’ébranla de nouveau, pour gagner un autre village, d’où ils se seront sans doute rendus dans un autre, et ainsi de suite; car c’est là la vie que mènent les Chiriguanos durant l’époque que le maïs abonde dans leurs greniers. Pendant tout ce temps la chicha forme leur seul aliment. Ils n’ont pas même l’idée d’en rechercher un autre.

Quant à moi, qui trouvais déjà la dose fort suffisante, je sonnai la retraite, et je pris le chemin de

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Camatindi avec Celestino , Aorimak, et le Toba Zazati, auquel le chef chiriguano , qui parlait toba, communiqua chemin faisant mon projet. Pour en parler plus à notre aise, nous nous étions assis dans une petite clairière de la forêt, et l’un d’eux n’ayant pas réussi à obtenir du feu, pour allumer sa pipe, je tirai de ma poche un petit étui que je portais ordinairement sur moi, et je les rendis témoins de l’incandescence subite d’une allumette phosphorique, ce qui les remplit d’étonnement, et dut, je n’en doute pas, augmenter encore le respect qu’ils avaient pour ma personne. J’eus lieu, avant la fin de notre petite conférence, de me convaincre que les dispositions du Toba n’étaient pas moins bonnes que celles de l’Aba, et j’appris, en outre, un fait du plus haut intérêt: c’est que Zazati et plusieurs autres Tobas avaient déjà été au Paraguay en traversant le Chaco. Mais je ne pus parvenir à savoir dans quel but ils avaient fait ce voyage. Lorsque je lui demandai quelle distance il pouvait y avoir du lieu où nous nous trouvions au Paraguay, il répondit, après quelques moments de réflexion, et en comptant sur ses doigts: « Dormant onze nuits , on arrive. » Je lui proposai ensuite de m’y accompagner, en lui offrant de fixer luimême le nombre et la nature des présents qui lui seraient donnés en récompense de ce service ; mais je ne pus obtenir de lui une réponse affirmative à ce sujet. Il finit par me dire qu’il en parlerait à son ami Nocêé.

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Nous nous remîmes en roule, et passâmes auprès de plusieurs autres villages, où nous ne trouvâmes que des femmes et des enfants, tous les hommes étant à boire. Cependant Camatindi ne paraissait pas, et le soleil s’était couché ; nous n’en continuâmes pas moins à marcher, car il nous aurait été difficile de nous arrêter au milieu de la forêt dans laquelle nous cheminions depuis quelque temps. Enfin, à la nuit close , nous débouchâmes tout à coup dans une grande clairière occupée par un petft lac dans les eaux duquel se réfléchissaient les lueurs d’une cinquantaine de feux allumés sur ses bords. C’était un grand campement de Tobas. Et le colosse qui s’avança aussitôt sur nous, et qui me serra dans ses bras, n’était autre que le fameux Nocôé. Je n’exagère pas en l’appelant un colosse, car à la taille de Zazati il ajoutait un poitrail de taureau. Il était un peu plus vêtu que ses sujets ne l’étaient en général ; il portait comme eux une pièce de grosse serge grise autour des reins; mais il avait, en outre, une espèce de gilet, marbré de brun et de gris, fait avec du fil d’une Broméliacée, qu’on appelle, en Bolivie, Caraguata. Sa tête était coiffée d’un vieux canon de chapeau noir, autour duquel était noué un cordon rouge. Le rebord de ce couvre-chef s’était effacé par l’usure. Aucun autre ornement n’indiquait la dignité de Nocôé ; mais il y avait sur sa figure, que se disputaient les rides et les cicatrices, et sur laquelle se jouaient quelques poils grisonnants, une expression

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d’astuce et dinlelligence que Ton ne voyait sur aucune des physionomies qui l’entouraient. Le grand chef des Tobas paraissait avoir soixante ans. 11 nous invita à mettre pied à terre, et nous fit allumer un feu à quelques pas du sien pour y établir notre bagage, c’est-à-dire nos selles et nos manteaux. Nos animaux furent attachés à des arbres voisins. Les huttes de mes hôtes, dont je n’ai pas encore parlé, étaient formées par une ou deux nattes fixées verticalement ou obliquement à un ou plusieurs bambous fichés en terre, de manière à former un abri contre le vent ou la curiosité, mais nullement contre le froid ou contre la pluie, s’il eût du y en avoir.

N’ayant rien pris de la journée que de la chicha, et n’en ayant pas, sans doute, absorbé une quantité suffisante pour pouvoir me passer d’une autre sorte d’alimentation, je proposai à Nocôé, par le double intermédiaire de Celestino et d’Aorimak, de me vendre un mouton. Le marché se conclut pour deux aunes de serge blanche. L’animal fut aussitôt tué et dépecé, et, j’en offris le quart en présent à Nocôé, qui se retira alors derrière la natte de feuilles qui formait son palais. Je croyais ne pas le revoir avant le lendemain, et je m’étais couché sur mon manteau auprès du feu, en attendant que le souper fût préparé. Mais, peu de temps après, lodeur savoureuse du rôti que mon interprète s’occupait à tourner devant le feu, s’étant élevée dans les airs, je sentis

comme une grosse main qui s’appuyait sur une de

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mes jambes , et me donna une petite secousse ; m’étant relevé aussitôt, je vis la grande forme du caçique Toba qui venait de s’accroupir devant moi. Celestino, qui comprit, à ce qu’il paraît, ce que signifiait ce mouvement , enleva la broche de dessus les fourches qui la soutenaient, et la piqua en terre entre nous. La scène qui eut lieu ensuite fut si comique, que je fus obligé de me retenir, pour ne pas éclater de rire au nez du grand chef. La broche était, comme je Lai dit , piquée en terre, entre nous deux, afin que chacun pùt couper, à sa façon, les bouchées qui lui semblaient les meilleures. Or, je ne tardai pas à m’apercevoir que Nocôé enlevait, à chaque coup, une tranche qui à elle seule aurait du le rassasier. Mes soupçons ayant été ainsi excités, je suivis, sans qu’il s’en aperçût, le trajet que faisaient ces tranches, et je vis qu’elles ne s’approchaient de la bouche que pour la forme, et que, sans être pour ainsi dire entamées, elles allaient s’engloutir dans une grande bourse que mon convive portait suspendue à son cou. Mon souper y ayant passé presque en entier, Nocôé se retirade nouveau derrière sa natte, et je ne tardai pas, de mon côté, à m’endormir, laissant Celestino s’escrimer, conjointement avec Aorimak etZazati, contre tout le menu du pauvre mouton, qui ne devait pas laisser, le lendemain, beaucoup de traces de son existence.

A mon réveil, il faisait un froid humide que je sentis pénétrer jusqu’à moi, malgré l’épaisseur de mon

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manteau. La plupart des feux étaient éteints ; les autres étaient languissants. Un brouillard épais couvrait la surface du lac ; et les seuls sons qui se fissent entendre provenaient des oiseaux aquatiques qui se jouaient dans les touffes de roseaux que la vapeur dérobait à notre vue. Le soleil s’étant fait jour, le brouillard s’amincit peu à peu. Les Tobas sortirent alors, un à un, de derrière leurs nattes, et vinrent se grouper autour de nous. Nocôé parut à son tour, et, venant droit à moi, il me montra du doigt le centre du lac toujours couvert de brouillard, et ensuite mon fusil, en me faisant comprendre par des signes qu’il désirait que je tuasse l’oiseau qui s’y trouvait. C’était un de ces lourds Gallinacés appelés Inhumas, au Brésil, Pelicanos par les Boliviens (1), et dont la taille n’est guère inférieure à celle de notre Dindon domestique. Son chant a quelque chose du croassement du Corbeau, et du cri d’un vieux gond ; on ne s’étonnera donc pas que sa présence se fut trahie bien avant qu’on put l’apercevoir.

A peine eus-je pris mon fusil, que tous les Tobas se levèrent pour voir, beaucoup d’entre eux pour la première fois, le terrible effet de la gueule de feu. Ils étaient dans unesi grande attente qu’ils semblaient retenir leur haleine. Enfin, quand l’oiseau tomba, en pirouettant sur lui-même, après s’èlre élevé presque

(1) C’est le Parra Cfwvaria de Linné.

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verticalement au-dessus de l’endroit où il avait été frappé, ils poussèrent tous unhurlementd’allégresse, et ils se précipitèrent à la fois dans l’eau pour s’assurer de leur capture; chacun voulut en avoir au moins une plume; Nocôé et Aorimack s’en partagèrent la chair. Quelques minutes après, on s’occupa de la levée du camp ; mais nous n’attendîmes pas le départ général. On avait amené un assez grand nombre de chevaux sur lesquels Nocôé et les autres chefs montèrent aussitôt, en nous invitant à suivre leur exemple. Ce fut en cette sauvage compagnie que j’entrai, une heure après, au grand galop, dans le village de Camatindi, où se trouvaient déjà assemblés près d’un millier d’indiens Chiriguanos et Tobas. Il était, au reste, facile de voir que l’on ne nous avait pas attendus pour commencer les libations. Les caciques étaient assis, comme nous les avions vus précédemment, en un cercle, au milieu duquel plusieurs femmes, de petites calebasses à la main, distribuaient alentour les flots généreux de la chicha. On nous fit place, et nous participâmes au festin. J’avais lieu de penser qu’à l’arrivée de Nocôé il y aurait quelque démonstration particulière; mais il n’en fut rien; tout au plus lui fit-on une place un peu plus large qu’à moi et à Celestino. Il s’y accroupit, en croisant les jambes, à la manière des Orientaux. Sa tête était courbée sur sa poitrine, et ses mains, réunies devant lui, semblaient occupées à éplucher quelque chose, lorsqu’elles ne tenaient rien. C’était là, à ce que l’on

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