RETOUR A T ARMA
un plus charmant endroit, une ville plus propre, plus gaie ; j’admirais ses rues si bien alignées, ni trop larges ni trop étroites , ses pavés mignons, ses trottoirs unis. Les maisons attirèrent surtout mon attention; elles avaient toutes un air de comfort qui perçait même à l’extérieur.
Les fenêtres étaient garnies de balcons de fer. Les portes cochères, grandes ouvertes, laissaient voir de jolies cours dallées, ornées d’un jet d’eau, et plantées çà et là d’orangers et de Daturas à fleurs violettes.
Lorsque nous fûmes arrivés à la maison de M. Hubert, l’excitation qui me soutenait cessa, et je rentrai douloureusement dans le domaine de mes sensations physiques.
Pour terminer, il me reste à dire qu’après ma guérison, qui fut prompte, je fis auprès du gouvernement des démarches pour obtenir les fonds nécessaires à mon expédition à travers le Chaco ; mais ces démarches n’eurent pas de résultats. La réponse que l’on me donna peut se résumer en ces mots : « Nous n’avons pas d’argent. »
TABLE DES MATIÈRES
Avis de l’auteur.