‹ Voyage dans les cinq parties du monde (volume 2)Chapitre 13 sur 53 · VI. n · texte numérisé non relu

VI. n

tingue le cresson*, le pcirsil tfauvage, le cerfeuil y une espèce d'oseille et de percepierre^ Si les végétaux présentent de ÙA*bled ressources à Thomme y le règne animal est plus riche. Le grand et le. petit "kangarou ou kaiiguroo ou kangourôo , le €>fgne noir, le canard, la sarcelle , la perdrix , la caille , le merle ^ le pigeon doré, une grande rariété da perroquets abondent. Il y a des chiens de ner, des requins et des huîtres* Le climat de cette île est meilleur encore que celui de k Nouvelle -Galles du sud 'y les chaleiirs de l'été y sont par rapport à celle - ci dans la propor|ion de 70 à 90 , tandis que l'hiver ne s'y fait jamais sentir d'une manière troprigotireuse^Ce climat se rapproche de celui de la France à Bordeaux*^ L'atmosphère est en général sèche et peu sujette aux brouillards; la latitude étant sous les vents variables , le temps y est changeant , mais non d'une manière assez soudaine ponr nuire à la santé. Il n'y a pas de pluies périodiques ; il tombe ra-* rement de la neige dans les plaines, et le peu qui en toiùbe est bientôt fôndu , quoi-

qu'il y ea ait de vitîbie pendant lon^^empt au sommet des montagnes ^ qui sont un prolongement de celles de la Nouvelle* Hollande. La grêle n'est pas fréquente , le tonnerre et les éclairs sont rares et peu dangereux. Les deux principaux yZe^i^ei qui descendent de ces montagnes de Diémen e<mt la Derwent et la Tamar^ qui vont aboutir k des bajes. Ces deux riviàres sont navigables y la première pendant 35 milles , la seconde pendant i8 milles.

A leurs embouchures , qui forment les meilleurs ports de l'ile y existent déjà deux villes yVvLne au nord sur la Derwent vers la Nouvelle-Hollande, l'autre au midi sur la Tamar et le grand Océan austral : ces deux villes sont Hobart-town et Launceston ; une troisième un peu dans les terres a nom George-town. Hobart-town , capitale de la terre de Diémen, sur le détroit de Bass, compte déjà 600 maisons construites en pierre et en briques, et couvertes de tuiles ou de bois ; elles réunissent 4^000 babitans. Cette ville est percée de rues larges et droites ; elle a une belle église; elle exporte

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beaucoup de grains pour la* Nouvdk-'Galles du sud. Derrière cette ville est unç montagne assez haute et d'où les raiales sont d'uiie violence extraordinaire. Launcestoriy à l'autre extrémité de l'île y renferme 3oo maisons et i ySoo âmes. George-- /(Hv/iy sur les bords de' la Tamar, dans l'intérieur^ a déjà une église, deschs^Ues^ des écoles y un marché et 700 habitans.. Sa distance àHobarl-town est de i5o milles, que l'on ^ parcourt par une belle route.

Hobart-town possède trois journaux , le Colonial Times ^ créé en 1816; la Hobart»

TowrCs gazette j fpndée en i8a5; et le Tas^manien^ créé en 18127.

On a mis en balance l'avantage des deux colonies de la Nouvelle- Galles du sud et de la terre de Yan-Diémen : û serait difficile de dire laquelle présente le plus de ressources et d'agrémens. Sous le rapport dy. climat la différence est en faveur de la dernière ; mais elle est peu sensible , et il serait impossible d'en trouver un plus propice, car il n'y a point de chaleur^ l^rûlantes qui empêchent les Européeps d^

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travailler, point de ces neiges et de ces longues gelées qui . pendant i la moitié de l'année y an*étent les travaux agricoles , point de marais ou terrains bourbeux dan»

les parties cultivées , qui occasionnent des fièvres et autres maladies, point dé petite vérole ', de rougeole ni de coqueluche qui * déciment l'enfance. Sous le rapport des produits, Tune et l'autre sont d'une richesse prodigieuse ^'^et quant à la civilisation , tout est calqué dans l'une et dans l'autre sur la métropole; opinions et costumes , institutions, plaisirs, assemblées^ etc. Chacune de ces colonies a son gouvernement séparé et sa juridiction particulière. Dans l'une et l'autre il y a une grande disproportion entre les seies, c'est-à-dire à peine une femme sur dix hommes , par suite de la répugnance du gouvernement anglais à déporter les femmes condamnées. La population de l'ile de Van - Diémen était en 1825 esdmée à 1:2,000 âmes , dont la moitié se compose de planteurs libi*es ouéman- , cipés, et l'autre moitié de déportés. Cette population , qui augmente chaqpe jour ,

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