‹ Voyage dans les cinq parties du monde (volume 2)Chapitre 28 sur 53 · VI · texte numérisé non relu

VI

Ee^ comprenant toutes ces îles océaiiÎŒioas orientales sous, une désignation commune j les géographes n'ont pas eu exclu** sivement pour ohjet d'en rendre la ckssi* fication plus commode^ ils n'ont pas con-^ suite seulement les positions respectives , les relations de distance , les données purement géographiques : ils ont aussi vouhi.

tenir compte de la constitution, physîqua de ces terres ^ des productions- du sol , du climat, y et surtout de Fétsmnante analogie qu'offrent les traits, earactéristiqoea dea habitanSy les nueurs^ les: usages, 1% ireitgion y la gouvernenptent^ le langage.

£t d'abord ^ «Q qui. touche la.coii^^'^tion phy^sUfyeàe ee^^Ueé y on voit que partout elles sont de nature, yolcanic^e et que la plupart ont encore, des volcans enplteino. activité ^ comme aussi la plupart sont entourées de récifs de corailj ensuite leur position est tellement identique et homo*gène y qu'on peut les réunir pctr une seule ligne un peu contournée ? mais dont la. di^ rection est dans le sens de Téquateur qu'elle coupfî et dont die s^éloi^e peu.>

soit au nord soit au sud^ quant à leurs productions elles sont aussi analogues ; et pour ce qui est de leurs habitons , ils sont à peu près constitués de même , ont des usages peu différens , des pirogues semblables ou presque semblables , une nudité générale , ou de très-légers vétemens , le goût des fleurs , -du tatouage , de la polygamie, et même de la prostitution; un gouvernement àespotiqiie y basé, en général , sur le respect de l'âge , sur la force , la bravoure et le mérite ; une langue commune , ayant cinq dialectes principaux , et une religion oîi l'on retrouve les mêmes superstitions , les mêmes pratiques , souvent inhumaines , conmie celle du tabou , dont nous aurons à parler , depuis les îles Sandwich jusqu'aux archipels de la Société.

Les cinq dialectes de la langue polynésienne sont Vhaouainais 'des îles Sandwich y le taïtien , qui est en usage dans toutes les îles de la Société, le marquesieny usité dans l'archipel des Marquises et autres petits groupes voisins; le zélandais ,

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î8i usité dans les g^roupes au nord-est de la Nouvelle-Zélande; et le tongatahouan y que Ton parle dans les îles des Amis. La langue parlée dans chacune des petites îles solitaires qui sont plus ou moins éloignées des principaux archipels, se rapproche assez de l'un ou de l'autre de ces cinq dialectes pour que l'on doive l'y réunir. Les recherches des missionnaires américains y consignées notanunent dans une* grammaire taïtienne publiée sur les lieux en i8a3 , ont démontré que ces dialectes appartiennent à une même langue et que l'on peut leur appliquer un système commun d'orthographe. Par ce moyen, tous lea Polynésiens qui devront aux propagateurs, de l'évangile le bienfait d'une langue écrite, dont ils étaient privés , pourront lire presque sans étude les écrits publiés dans chacun de ces cinq idiomes, à des distances de plus de mille lieues. Dix-sept lettres suffisent pour exprimer tous les sons de la la langue d'haouaï; ce sont les cinq voyelles a ^ e , i , o , u , et les douze consonnes b, d,h, k, l,m,n,p,r,t,v^w. Les mis-

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Monnaires pensent même que Ton ponF'* rait se passer des cinq suivantes ^ b , d, r, t y V. Dans les idiomes d'haouaï et de tsoti, chaque syUabe et par conséquent cbaque mot finit par une voyelle. On ne sattpas encore si les autres dialectes polynéBsns donnent lieu à la même observation 5 mais il estimpossiblei un Taïtien de prononcer un mot terminé par une consonne ^ il T ajoute malgré hû une voyelle. Enfin lalaii^ gue polynésienne est essentiellement dif^ jfiérente de toutes celles que Fon connaît ^ noo> s^emeot pav les mots, maïs par sa structure et sa grammaire ; il n'en, est au-^ cune qui soit répandue sur m» giiand as* pace, et dont les dialectes varient si peu y miJgré les distances et le nombre despech pladqs qui la parlent.

ILa Polynésie présente une lonfuont d'environ 5,aoo mâles ou 1,666 lieues du nord au sud , et une largeur de 4>ooo mil* les ou i.,333. lieues de Test à Foueet. La supjiace occtq)ée par les terres dans cette inunense étendue» serait difficile à déterminer , parce que teutes ne; sont pas coo^

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nues et que les navigateurs en découvrent chaque fois de nouvelles dans leurs voyages : bornons-nous à citer les archipels ou les îles sur lesquels nous avons quelques notions positives , et commençons par en.

indiquer la supeificie et la population , du moins pom* celles qui n'offrent plus de doute; nous passerons ensuite à la description ou revue de chacune d'elles , dans Ic'Qrdre oà elles vont être classées au. tar bl^o»". ci-après :

4 , . 1 milIét carrés n 1 ^-

Archipels. gtfogriq>luqne. P^P»!-***»»*

dei5 an degré.

Peiew et Garolînes 5o 8^»0QQ

Mariannes .«,•....•.. 5^ 6,90a

D'Anson. .......... aof . So^poof

Dea Sandwich (1) 285 i3o,ooo

A repovtQE* ' a6^ooo

(1) Dans ^ Balance politique du globe en i8a8^ M'. Balbl donne auxîtea Sandwich 5; 100 miUee carré!» géografilMqiMS db 60 au degré«

ArcbijieU.

Snperficie eo millet carréi ««^ , ..

eéog»phiqae« ^^V^^^^on.

d 1 5 au degré*

Report. . . 266.000

— DesMulgraTes 180 7 5o,ooo

— Des Navigateurs. ia4 i5o,ooo

— De Fidgi 1 15 100,000

— Dçs Amis i85 aoo,ooo

— De Kermadec i5 5,ooo

— De la Société.^ 27 £ 24>ooo

— De Roggeween 5oF 3o,ooo?

— Des Marquises 61 35,o8o

— De la mer Maayaisc. . . . . |

Tx l 120? 100,000

— Dangereux ) *

Ile de Pâques 6? a,ioo

<^ayOOo

A ces évaluations empruntées aux tableaux de la Revue britannique de 1828, on peut ajouter la population des autres îles non

portées ci-dessus . » 338,ooo

Ce qui donnera une popula-

tion de

i-^3oo,ooo

Ce total arbitraire est pareil à celui que nous avons établi à la page 5 du présent volume 9 où l'on a vu que la surface du

territoire polynésien est évaluée à 3,6oo lieues carrées. Maintenant il faut entrer' dans les détails.

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