VI. ag
leur donne libéralement^ ils n'ont qu'un petit nombre de plantations régulières de bananiers et d'arbres à pain^ le reste est abandonné aux soins de la bien&isante nature. Ce peuple aimable , que tout distrait , que tout amuse, que le plaisir oc> cupe sans cesse , est accusé pourtant de cruauté , par suite de la superstition^ que le tabou entretient malheureusement encore dans ces îles fortunées; il y est une grande partie du culte ; ses injonctions et et ses défenses sont maintenues rigoureusement j et la moindre infraction est punie de mort ', comme le rapporte un matelot qui dans une descente à terre y fut retenu captif en 18*249 et ne dut la vie qu'à un vieux chef , car, ensuite du tabou, les prisonniers sont tués et dévores , dit-il , par ces naturels , d'ailleurs si humains et si hospitaliers. Des missionnaires européens essaient maintenant de les convertir à la religion chrétienne : faisons des vœux pour le succès de leur zèle évangélique , et venons au midi toucher k l'archipel de la mer Mauvaise.