INTRODUCTION. XI
ces états, unis par un lien commun et fiers de leur indépendance individuelie , avait-il produit tous les résultats désirés et attendus ? La question n'était pas seulement américaine : c'était la question du monde entier, elle devait décider de la route que la civilisation aurait à suivre.
Malheureusement les assertions des voyageurs furent aussi variées, aussi contrastantes que l’étaient leurs caractères et leurs positions. Une miss Wright, enthousiaste de démocratie, écrivait que le seul Eldorado politique , le seul pays heureux et libre, c'était l'Amérique. Miss Trollopp, au contraire, ayant voulu fonder une spéculation mercantile, s’enfonca dans les forêts voisines des Grands:Lacs, n'y trouva que des hommes agrestes, des colons , des bücherons, des planteurs, dont les manières et le langage répugnèrent à ses habitudes élégantes ; et, en rédigeant les notes de son voyage , elle présenta l'Amérique comme l’endroit de la terre où l’égoisme trouve moyen de s'ennuyer et d'ennuyer autrui le plus pédantesquement , le plus solennellement du monde. Basil- Hall, qui l'avait précédée , ne s'était pas montré
auss! violent et aussi injuste. Il avait moins fré-