‹ Voyage dans les petits cantons et dans les Alpes rhétiennes, trChapitre 1 sur 45 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ce n'est pas sans doute au traducteur d'un ouvrage étranger qu'il appartient d'en faire l'éloge , car il pourrait être taxé de prévention ; mais il est de fait que la traduction d'un livre est une tâche que l'on ne s'imposerait guère, si le mérite de Tauteur paraissait douteux.

Pour ce qui concerne le voyage de M*^ Kasthofer, voyage qui a eu lieu en 1822, et dont la relation a paru à Berne dans le dernier semestre de 1825, il a obtenu le suilrage unanime de la classe éclairée du public allemand. C'est ce qui nous a encouragé à le faire passer dans notre langue, pensant que les lecteurs

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français nous sauront gré peut-être de leur Eure connaître un écri^^ain génâalement estimé de ses compatriotes.

G>mme assez ordinairement les lecteurs aiment analyser par eux-mêmes le mérite d'une production littéraire, nous nous contenterons de dire que j dans le voyage qu'il a entrepris. M"* Kasthofer a eu pour but principal de reconnaître la position éconcnnique et sociale des montagnards qu'il a visités, if indiquer les moyens qui lui paraissent propres à Taméliorer, et d'observer l'état physique et la nature de la végétation des hautes régions qu'il a parcourues.

Relativement aux observations barométriques d'après lesquelles l'auteur a accusé l'élévation des lieux , il est important d'annoncer que ces calculs ont été basés sur la table logarithmique de Benzenberg , et que le local OÙ le baromètre correspondant a été observé à Berne, est situé à 1,708 pieds au-dessus du

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niveau de la mer.^ Du reste, Fauteur croit avoir remarqué que, lorsque deux points d'observation se trouvent séparés par de hautes montagnes , et placés dans un grand éloignement Fun de l'autre, il arrive que la pression atmosphérique n'y étant pas toujours également sensible , le calcul des hauteurs ne peut être alors qu'approximatif. Cependant les calculs de M' Kasthofer sont souvent en coïncidence parfaite avec ceux des plus habiles observateurs , et n'en différent jamais de plus de deux cents pieds, différence qui , soit en plus , soit en moins, ne saurait influer beaucoup sur la nature de la végétation.

Quant à la traduction même de cet ouvrage, nous avons tâché de la rendre avec toute

^ Ces observations ont été faites par un ami de Tautenr, "MJ Emmanuel Fueter, qui, depuis plusieurs années, s'occupe d'observations météorologiques dont on peut garantir l'exactitude.

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l*exacUtude que réclament les observations utiles et judicieuses de Tauteur alleinand : si la vdionté de bien fedre était une recommandation suftisante aux }*eux du public » nous oserioitô nous flatter que ce travail en serait £Bivwablanent accueilli.

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