CHAPITRE VE
Nouvelles du corps d'armée. — Le comte et son écuyer sauvage. —- Halte dans les bois. — Scène de forêt. — Village osage. — Visite des Osages à notre camp.
CE matin, 12 octobre, de très bonne heure, les deux Cricks dépéchés par le commandant de Fort-Gibson pour arrêter la marche de la compagnie de cavaliers explorateurs, arrivèrent, en retournant de leur mission, à notre campement. Ils avaient laissé la troupe, campée à environ cinquante milles, dans un bel emplacement sur l’Arkansäs, très abondant en gibier, où elle se proposait de nous attendre. Cette nouvelle ranima notre courage, et nous commençâmes la journée au lever du soleil avec une joyeuse ardeur.
En montant à cheval, notre jeune Osage tenta de jeter une couverture sur son cheval; le bel animal, surpris, effrayé, se mit à ruer, à se
cabrer. Les attitudes du cheval sauvage et de
l’homme sauvage, presque nu, auraient offert
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