‹ Voyage dans les prairies à l'ouest des Etats-Unis [microforme]Chapitre 17 sur 76 · G8 VOYAGE DANS LES PRAIRIES · texte numérisé non relu

G8 VOYAGE DANS LES PRAIRIES

nous sommes, vous arriverez à une collime dé-

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pouillée sur laquelle est un monceau de pierres.

— J'ai remarqué cette colline en chassant dans ces parages , dit le capitaine.

— Eh bien, ces pierres sont une marque faite par les Osages ; de ce point vous verrez le confluent de la Rivière Rouge.

— En ce cas nous arriverons demain matin à Ù

| fl ce confluent, s’écria le capitaine , et puis nous Elle traverserons l’Arkansas un peu au dessus; nous cie serons dans le pays des Pawnies, et dans deux | jours nous ferons craquer les os des bufles. »

| tu L'idée d'arriver sur les terres aventureuses des || Pawnies et d’être enfin sur les traces des buffles

| via produisit l'eflet d’une étincelle électrique. En ce | moment notre conférence fut interrompue par le bruit d’un fusil tiré non loin du camp.

LR « C'est le fusil du vieux Ryan, s’écria le ca- \ pitaine ; il y a un daim ou un chevreuil par terre, ha j en réponds. » Il ne se trompait pas : quelques à momens aprés, le vétéran parut, appelant un des plus jeunes cavaliers à retourner avec lui pour l'aider à rapporter la bête.

Le pays environnant abondait en gibier, et notre camp était amplement approvisionné; de j Mt plus, personne ne manquait de dessert, car on 4

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avait abattu au moins vingt arbres d'abeilles. C'était un festin continuel , et pas un ne songeait à garder quelque chose pour le lendemain. La cuisine était traitée en style de chasseur : les viandes, piquées sur des broches pointues en bois de chien, dont les extrémités étaient fichées en terre , étaient placées devant le feu, où elles rôtissaient ou grillaient, si l’on veut, en conservant sk bien leur jus qu'elles auraient agréablement chatouillé le palais du plus fin gourmet. Je ne puis faire autant d’éloges du pain: c'était tout simplement de la farine déla yée avec un peu d’eau el frite, comme des beignets ou des crêpes, avec du lard. Quelques uns cependant y faisaient encore moins de façon , ils prenaient de cette pâte au bout d’un bâton, et la faisaient cuire en la tenant devant le feu. Tout ce que je puis dire, c’est que j'ai trouvé ces deux sortes de pain extrémement agréables sur les prairies. On ne peut en effet juger de la bonté d’un mets si l’on n’en a pas mangé avec l’assaisonnement d’un appétit de chasseur.

Avant le coucher du soleil nous fûmes appelés par le petit Tony à nous asseoir autour d’un somptueux repas. Des couvertures étendues à terre près du feu nous servaient de siéges. Une

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