LE CAMP DE L'ALANME
Feu. — Indiens sauvages.
Nous trouvâmes enfin une halte dont il fallut nous contenter. C'était un bosquet de chénes nains, sur les bords d’un ravin profond, au sein duquel restaient encore quelques petites flaques d'eau. Nous étions au pied d’une colline douce-
ment inclinée, couverte d'herbes à moitié desséchées, qui fournissaient un maigre pâturage. A la place occupée par le camp, l’herbe était longue et flétrie; la vue était bornée tout autour par de gracieuses ondulations du terrain.
On vaquait à l'établissement du camp, lorsque Tony ärriva tout glorieux de sa victoire. Autour de son cheval blanc étaient suspendus des quartiers de chair de buffle. Suivant son rapport , il avait abattu deux puissans taureaux. Nous rabattimes , comme de coutume, la moitié
de ce qu'il déclarait; mais maintenant qu’il pouvait se vanter de quelque chose de réel, personne au monde n'aurait pu mettre un frein à sa langue.
Après avoir satisfait en partie à sa vanité , en racontant ses exploits, il nous dit qu’il avait observé de nouvelles traces de chevaux , et que plusieurs circonstances lui faisaient supposer qu’elles venaient d’une bande de Pawnies. Cette nouvelle excita un peu d'inquiétude. Les jeunes gens qui avaient quitté la ligne pour chasser les deux bufiles n'étaient point revenus. On exprima la crainte qu’ils n’eussent été attaqués. Notre chasseur vétéran, le vieux Ryan, s'était aussi éloigné du camp, à pied, dès qu'on avait fait halte, avec un jeune disciple. « Ce vieil homme aura sa tête cassée par les Pawnies, disait Beatte ; il pense, lui, connaître toutes choses, mais il ne connaît pas du tout les Pawnies. »
Le capitaine prit son fusil, et alla à pied reconnaître le pays du sommet découvert d’une colline voisine. En même temps on désharnacha les chevaux pour les laisser paître en liberté dans les champs adjacens; on coupa le bois, on alluma les feux , on prépara le repas du soir.
Soudainonentenditcrier: Le feu dans le car p!
PRE SR TA SA NE RÉ GERS Te ES Tete vu samtne gp ee RP kr /