RES
ps
“ati BE EEE Dre ES LE SR n à UNS
VOYAGE DANS LES PRAIRIES, etc. 265
on les voit aller et venir d’un trou à l’autre, comme s'ils se rendaient des visites. Souvent ils se réunissent en plein air, pour gambader et courir ensemble à la fraîcheur du soir, après les pluies d'été. D’autres fois, ils passent la moitié de la nuit à se divertir, en aboyant, ou plutôt en japant d’une voix basse et faible , assez semblable à celle de très jeunes chiens. Mais à la moindre alarme , tous se retirent dans leurs cellules, et le village reste dépeuplé et silencieux. Quand ils sont surpris et n’ont aucun moyen d'échapper , ils prennent un certain air d’audace, et la plus drôle d'expression de défi, de colère impuissante.
Cependant les chiens de prairie ne sont pas les seuls habitans de ces villages. Des hiboux et des serpens à sonnettes y prennent aussi leur domicile ; mais on ne sait s’ils sont des hôtes bien venus , ou des étrangers qui se sont ivtroduits sans le consentement des premiers maîtres de l'établissement. Les hiboux qui se tiennent dans ces terriers sont d’une espèce particulière ; ils ont le regard plus vif, le vol plus rapide, les pattes plus élevées que les hiboux communs, et de plus, ils sortent en plein jour. Quelques uns disent qu'ils habitent les demeures des chiens de
prairie seulement quand ceux-ci dés ont abandonnées à cause de la mort de quelque parent’; car il paraît que la sensibilité de ces singuliers petits quadrupèdes ne leur permet pas de rester dans un lieu où ils ont perdu un ami. D'autres affirment que le hibou est une sorte d’intendant, de concierge pour le chien de prairie, et l’on prétend même, vu la ressemblance de leur cri, que l’aiseau apprend à japer aux jeunes chiens, et sert de précepteur dans les familles.
A l'égard du serpent à sonnettes, on n’a rien découvert de satisfaisant sur le rôle qu'il joue dans l’économie domestique de cette intéressante communauté. Quelques personnes insinuent que cet animal rusé s’introduit comme un vrai sycophante dans l'asile de l’honnèête et crédule chien de prairie , qu’il trompe indignement. ILest certain qu'on l’a surpris parfois mangeant quelques uns des petits de ses hôtes, et qu'on peut inférer de là qu’il se permet en secret des dédommagemens au-dessus de ceux qui sont ordinairement accordés aux parasites souffre-douleurs.
Tout ce que j'avais entendu dire sur ces petits animaux sociaux et politiques me faisait approcher de leur village avec un grand intérêt; mal-
ere La RE TR
Rd ete
an nt; ers ter res nt, ’on cri, ns ;
rien oue res hsi- > un réent.
ant ’on des orpu-
tits l'O
Lat-
RÉPRNEMSSSSRES
ME er