VOYAGE DANS LES PRATRIES
prendre cette résolution. Nos chevaux étaient presque abimés par les fatigues des chasses et du voyage, et l'obligation de leur lier les jambes la nuit, dans la crainte des Indiens, jointe à la pauvreté des derniers pâturages , les avait réduits à un triste état. Les dernières pluies avaient emporté le peu qui restait d’herbages ; et, depuis notre campement pendant l’orage, nos bêtes avaient décliné rapidement. Tous les soins possibles ne pouvaient empêcher des animaux, accoutumés à la nourriture substantielle , régulière et abondante de l’écurie ou de la ferme, de perdre courage, et de s’amoindrir physiquement