‹ Voyage dans les prairies à l'Ouest des États-UnisChapitre 25 sur 56 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Maladie au camp. — Marche. — Le cheval hors de sejrvicc. — Le vieux Ryan et les traineurs. — Symptômes de changement de temps, et changement d'humeurl

Le i5 octobre j^ nous nous préparions à mar- . cher à l'Heure accoutumée , quand le capitaine fiit informé que trois de ses hommes étaient atr' taqués de la rougeole^ et ne pouvaient se mettre en route y et qu'un autre manquait. Le dernier était un vieil habitant des frontières^ nommié Sawyen^ que les années n'avaient pas rendu plus sage^ et probablement il s'était égaré la veille en chassant sur les prairies. On laissa une garde fle dix hommes pour soigner les blessés* et kttendre le chasseur égaré. Si les premiers se trouvaient suffisamment rétablis au . bout de deux ou trois jours , ils devaient nous rejoindre^ sinon être reconduits à la garnison.

Prenant congé du camp malade y nous nous dirigeâmes a l'ouest, le long des sources de pe-' lits ruisseaux qui coulaient tous vers la Fourche

VOYAGE DANS LES- PRAIRIES, etc. inS

Rouge après avoir serpenté dans de profonds ra<* vins. Le terrain élevé ^ onduleux ou*fpulant, en termes de l'Ouest, était pauvre et sec, mêlé d'un sable- cailloux, universel dans cette partie du pays , et couvert de forêts de chênes* Pendant la matinée je reçus une bonne leçon sur l'importance de conserver son cheval sain et frais sur les prairies. J'avais la faiblesse d'être fier de celui que je montais : il surpassait en vigueur, en activité , tous les chevaux de la troupe , et il était en mêmç temps docile et courageux. En traversant les profonds ravins il gravissait les côtes escarpées comme un chat , et franchissait les petits ruisseaux. J'appris bientôt à mes dépens combien il était imprudent de Iç laisser se livrer à de tels exercices. En sautant par-dessus un ruisseau , je le sentis fléchir sous moi ; il se soutint encore quelque temps; mais enfin il tomba , et je vis qu'il avait une épaule démise. Que faire? il ne pouvait suivre la troupe , et il était trop précieux pour être abandonné sur la place ; la seule alternative était de le renvoyer au camp des malades partager leurs fortunes. Mais une nouvelle difficulté se présenta. Personne ne parut disposé à reconduire le cheval, malgré les récompenses libérales que j'offrais. Soit frayeur

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