‹ Voyage dans les prairies à l'Ouest des États-UnisChapitre 26 sur 56 · VOYAGE DANS LEA PRAIRIES · texte numérisé non relu

VOYAGE DANS LEA PRAIRIES

inspirée par les histoires de Tony sur les Pawnies y soit quinte de manqaer la trace et de s'é* garer en revenant y chacun refusait la mission proposée» A la fin , deux jeunes gens s'arancèrent^ et consentirent à partir ensemble^ afin de pouvoir y s'ils se trouvaient obligés de passer hà nuit dans les prairies y veiller et dormir tour à tour.

* Le cheval &t confié à leurs soins y et je le re^ gardais d'un œil triste s'éloigner en boitant ; il semblait que toute ma force ^ toute mon ardeur m'abandonnait avec lui.

Je songeai à le remplacer le mieux possible , et je fixai mon choix sur le beau gris d'argent que j'avais psfssé à Tony. Mais je n'eus pas plus tôt marqué mon intention de reprendre ce cke» val et de donner au créole le poulain surnumé^ raire, que le petit varlet éclata en remontrances et en lamentations étourdissantes y la respiration lui manquant à tout moment dans son impatience de les émettre. Je vis qu'en le démontant je lut> ferais perdre toilt son courage et blesserais au vi£ sa vanité. Je n'eus pas le cœur d'affliger à ce point ce pauvre diable en le dépossédant de ses gloires passagères; je le laissai donc en possession du

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noble gris d'argent ^ et je consentis à faire mettre mie selle sur le cfaeral osé.

'Maintenant je comprenak les revers de fiE>r^ tune auxquels un cavalier est exposé sui* les jHrai-^ ries 'y je sentais à quel point le courage y la confiance de l'homme dépendent de son cheval. Jusqu'alors j'avais pu faire des excursions à volonté en dehors de la ligne ^ pour aller voir des objets intéressans ou curieux. Maintenant j'étais réduit à prendre l'allure de la rosse que je montais^ et condamné à suivre patiemment et lentement celui qui me précédait; surtout je compris combien il est peu sage, dans des expéditions semblables , où la vie d'un homme dépend si sotivent de la force y de la vitesse y de la fraîcheur de sa monture , d'imposer à ce généreux animal des exercices inutiles et capables de l'épuiser.

J'ai remarqué que les chassem*s et les voyageurs des prairies les plus expérimentés épargnent toujours leurs chevaux pendant les routes^ et ne les mettent jamais au galop , sauf les cas d'urgence. Rarement les hommes des frontières ou les Indiens font plus de quinze milles par jour y et souvent ils se bornent à dix ou douze; de plus ils ne s'amusent point à courir ou à caracoler. Parmi nous , cependant , il se trou-

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