‹ Voyage dans les provinces de Rio de Janeiro et de Minas GeraesChapitre 1 sur 54 · MONSIEUR LE DUC · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE DUC

Lorsque vous partîtes pour Rio de Janeiro > en qualité d' ambassadeur extraordinaire , vous désirâtes que votre voyage ne fût point sans utilité pour les sciences , et vous daignâtes me permettre de vous accompagner. Privé d'un avantage aussi flatteur , je n'aurais point entrepris de visiter F intérieur de F empire du Brésil. Si donc j'ai pu parvenir à faire mieux connaître une contrée que la nature a comblée de ses bienfaits , si je puis inspirer à mes compatriotes le désir d'avoir avec les Brésiliens des rapports plus intimes , si mes tra-

vaux ont contribué en quelque chose aux progrès de la science, c'est à vous , monsieur le Duc, que je suis redevable d'un tel bonheur; et en vous offrant 1 hommage de cette relation, je ne fais, pour ainsi dire, que vous rendre ce qui vous appartient. Vous ne vous êtes point borné r m' accorder votre protection, lorsque je me rendis en Amérique , mais encore vous n'avez cessé de me prodiguer depuis mon retour les marques les plus honorables d'intérêt et de bienveillance. Puisse l'hommage que j'ose vous présenter aujourd'hui, être à vos jeux une légère preuve de la vive reconnaissance et du pro fond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être ,

Monsieur le Duc ,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur, AUGUSTE DE SAINT- HIL AIRE.

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