‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 51 · SON · texte numérisé non relu

SON

arrange- | me fauinir tout et pour

s routes

DU CAPITAINE BACK. J1 inconnues ; d’après cela, il paraissait sérieusement difficile, sinon tout-à-fait impossible d'atteindre la mer Polaire dans l'automne. Ce mécompte ne changeait rien quant au but principal de notre voyage, car le plus présomptueux d’entre nous ne s'était jamais bercé de l’espoir d'arriver avant l'été de 1834 dans les parages où pouvaient se trouver le capitaine Ross et ses malheureux compagnons ; cependant j'aurais voulu découvrir une route directe pour parvenir à la rivière Thlew-ee-Chobh, et de là à la mer, pendant que nos bateaux chargés se seraient rendus au grand lac de l’Esclave ; cette entrée en campagne aurait inspiré à mes hommes ce genre d’émulation et d’activité dont on ne fait guère preuve avant d’avoir été arraché de ses habitudes et jeté sur un terrain nouveau. |

Après le départ de M et de M° Simpson, je me préparai à quitter le fort Alexandre, au

grand contentement de mes voyageurs. Les

moustiques les avaient tellement harcelés, qu'ils

soupiraient aprés les froides brises du lac Winnipeg pour s’y donner le régal d’un sommeil paisible. Mon compagnon, M. King, en avait le plus souffert; et ce tourment lui était d’autant plus cruel, que tout-à-fait insensible aux morsures de nos insectes d'Angleterre, il s’était imaginé Jouir en Amérique des mêmes priviléges. Mais il avait compté sans les infatigables buveurs de sang qui s’acharnäient sur lui; on l'eût plongé dans le Styx qu'il n’y eùt point échappé; ses traits en étaient tellement défigurés que, lorsqu'il se levait le matin, on avait peine à reconnaitre l’aini de la soirée précédente.

Nous quittâmes l'établissement , le 11 juin, à quatre heures du matin; mais le vent souffla trop dur pour nous permettre de gagner plus de trois milles, ayant à lutter contre les vagues qui brisaient en plein sur les deux côtés des embarcations ; force fut donc de camper.

Nous apercümes très peu d'oiseaux, pas

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rappelais cependant avoir vu autrefois beaucoup de pigeons, et nous n’étions pas à plus d’une journée de marche de la colonie de la Riviere Rouge, où les terres en sont, dit-on, couvertes.

Nous fimes beaucoup de chemin 1: 12, et le jour suivant. Le temps était devenu incertain et orageux, on apercevait des oies, des canards, des pluviers, des mouettes et des hirondelles de mer, Çà et là, sur la côte orientale du lac; cette côte, différente de celle du nord où sont des montagnes calcaires, est composée de roches granitiques lisses et arrondies alternant avec des parties basses et avec du sable; derrière elle s'étend au loin une contrée marécageuse,

À la vuedela végétation active quise montrait

sur les nombreux sillons de sable répandus dans

les baies entre les rochers, je conjecturai que de ce côté le rivage s’avançait continuellement dans le lac; cette opinion semble confirmée par ce fait, que, sur le bord opposé, la Compagnie a

été forcée, à cause de l’envahissement des eaux,

de changer la position de l’ancien établissement de Norway-House; les vagues avaient si bien miné les rives, qu'elles venaient briser à quelques pieds seulement d'un édifice éloigné du lac en 1819 d'au moins trois cents yards (274 mètres). — On ne remarqua qu'un petit nombre de pélicans;tes oiseaux se tiennenttrès fidèlement auprès des endroits où le poisson abonde, et nos Canadiens augurèrent de leur rareté que la pêche de la saison serait médiocre

Le 17 juin, ayant hissé le pavillon de la Compagnie, nous débarquämes au poste de Norway-House, sur la rivière Jacques. Nous \ fûmes reeus cordialement par MM. Christie, Rowand, Lewis et Donald Ross, pour la plupart desquels j'avais deslettres de monexcellent ami M. Garry. Ils s’occupèrent immédiatement de nos affaires. Mais, malgré leur bonne volonté, nous fümes entravés par les prétentions exorbitantes des hommes les mieux disposés en apparence à s'engager. Malheureusement, le

passage des gens qui se rendent aux postes

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aux postes

DU CAPITAINE BACK. 35 éloignés était à peu près terminé; j'avais à choisir seulement parmi les traînards. Ceux-ci, par répugnance ou par avidité, voulaient jouir des mêmes priviléges et des mêmes salaires que les hommes engagés autrefois sous le commandement de sir J. Francklin, dans les deux expéditions du gouvernement.

Quelque déraisonnable que nous parut cette demande, il fallut céder faute de mieux, et.encore eus-je beaucoup de peine à les faire capituler. Je leur traçai sur une carte la ligne projetée de nos opérations, glissant légèrement sur les dangers, exagérant les ressources, et, pour terminer, donnant un vigoureux coup d’éperon au courage assoupi d’un montagnard, James Mac-Kay, que je fis consentir à être des nôtres; c'était un homme d’une grande influence, l’un des meilleurs patrons du pays. Son exemple ne tarda pas être suivi, et ma troupe fut complète, à deux individus près.

Deux jours suffirent pour équiper les nou-

à rOlé À 1 veaux enrôlés. J’envoyai en avant M. King

avec quinze hommes et des instructions écrites, à Cumberland-House, où l’on avait rassemblé beaucoup de provisions, soixante sacs de | pemimican et deux autres bateaux. Moi, je demeurai pour m'assurer un'autre patron et un rameur pour un canot. Mon intention était d'aller en avant par l’Athabasca jusqu'au grand lac de lEsclave, où j'espérais trouver une route pour le Thlew-ee-Choh, et où dans tous les cas je devais faire choix d’une bonne posi-

tion pour y établir notre résidence pendant

l'hiver. À peu près à la même époque, M. Chris-

| | tie se mit en route avec quelques autres per- | sonnes pour la factorerie d’York. Il me promit de m'envoyer un interprète esquimaux, soit | | mon vieux compagnon Augustus , attendu en | Ni ce moment de la côte de Labrador, soit un jeune homme appelé Dunning, alors à Churchill, et recommandé par le gouverneur Simpson, comme très capable de remplir cette | fonction.

I ne restait plus au dépôt que MM. Cameron,

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Cameron,

DU CAPITAINE BACK. 37 Lewis; Ross et moi. Je comptais impatiemment les heures et les minutes, dans l'attente des troupes de voyageurs , parmi lesquelles j’espérais trouver le complément de mon équipage.

Je les vis enfin arriver, et je ne me tins pas de joie quand je pus coucher sur ma liste deux de mes anciennes connaissances, dont le mérite m'était connu de longue date, deux braves Canadiens, qui se présentèrent tout essoufflés,

tant ils avaient hâte d’être admis. Je donnai

ordre qu’on préparût leurs engagements ; mais, q Prep: ? :

hélas! je comptais sans l'influence conjugale : mes deux recrues n'avaient point consulté leurs femmes avant de faire leur coup de tête, et au moment où ils rentrèrent dans leur campement, ils se trouverent face à face avec leurs chères moitiés. La première, grande gaillarde bien découplée, coiffa rapidement son mari de soufflets si durs et si drus, qu'elle le fit crier miséricorde! et le força d’aller chercher abri

sous la tênte d’un ami : l’autre, au contraire,

douce et sentimentale jeune fille de 17 ans,

fondit en larmes, poussa des sanglots à fendre le cœur, et se jetant au cou de son époux adoré, lui fit de ses deux bras une charmante prison. Ce qu'il y a de singulier, c’est que deux procédés si différents eurent un égal succès; il fallut donc me pourvoir ailleurs. |

Le 26, je n'avais pu recruter que George Sinclair, né dans le pays et excellent patron. Il manquait encore un volontaire; je le trouvai enfin dans la personne d’un Iroquois au service de la Compagnie ; M. Cameron, voyant mon embarras, se décida à me le laisser.

Ma troupe étant complète , j'envoyai mes dépèches au gouvernement, au comité arctique, et prenant congé de mon digne hôte M. Ross, je quittai Norway-House deux heures avant midi.

Voici la liste des hommes engagés pour l’expédition : |

Jacques Mac-Kay.

George Sinclair .

Thomas Matthews. .

William Matthews.

: Patrons.

SERPERUEE:

ts à fendre John Ross ,

oUx adoré, William Malley. . OR taste | Hugh Canon... . . .

nie prison. David Williamson. . .

William Rowland. .

Thomas Anderson. . : Pécheurs,

> deux pro-

succés; il Malcolm Smith.

Donald Mac-Donald.

Morrison.

James Spence. . . .

ue G pl 1 Peter Taylor. . . Engagés plus tard patron. Il Charles Boulanger.

: Pierre Kanaquassé, le trouvai Thomas Hassel , interprète. L:

is au ser- | pe nn Li Il faut ajouter à cette liste les individus dont 4 n, voyant ‘ ; LE les noms suivent et qui reçurent leur congé É sser. | : je par la suite : ht voyai mes :

. Antoine de Charloit. Pierre Ateasta. 4 )mité arc- — la Charité. Deux autres Iroquois. ! li gne hôte Olivier Seguin. François Hoole. À | En 1h ux heures hi pour l’ex- 149 pit ï 4 ts pe 15 k SE :

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