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:réUt l'Ensemble déiée piéuple (éar ils ent la vénité défintitulérlaitirt} était sauvage et érotesqugà l'encèk. Un de léurs ‘éanots ën partivillier Bxk moi attention; il eût'été trop petit pour éépoir mois d'entre nousjet huit hotti- “tres; fefimies (et énfants avaient réubei à ÿ blottir leuté jambes; c'était u#tourde force incoit préfensible pbur cel qui üe contidissaiéhé pas ‘a déupléssé des Indiens, dont lés/imémdres ne sont jatiais enVeloppés: de langed.‘ Cependant, partihietémpérature de 66°, (18,0. C:)fs étaient encaquéscofrime dés hareugs dé Yairmouth.
Leurs chéveux, longs’et nattés ; retombaient eh: tre860 fantastiques Sur leuits corps demiius ét sales au-delà dé’tout ce qu’on péul'iniaginér. Pour compléter le.tabléau, leurs chiens,
DU CAPITAINE BACK. 73 placés à peu:dé degrés au-dessous d'eux dans l'échelle animale, formaient une sorte de gardedu-côrps des deux côtlii de la rivière; et'tandis que le canot filait avec le courant, ees animaux aboyaierit, les ‘Indiens pousbaient: de grandes
vociférations, et les cris de toutes ces créatures
se confondaiènt:en un horrible äurlement. 2 Au coucher du soleil, je:rr nohtai la rivière
: Salée3 mais ayant quitté ce pays depuis treize
ans, et mon équipage ne le connaissant pas mieux que moi; je m'égar.i dans un mauvais chènal où nous fûmes :oiligés de passer la nuit. Le lendemain matin, je repris là bonne route. Arrivés aux sources d'eaux salées, nous y'trouvâmes tant ide sel que, dans l'espace
d’une deinicheure, vinq grands sacs en furent
remplis. Il était blanc et fort put; nous n'en aviohs! pds vé d'aussi grénds amas: en: 1820. J’aperçus aussi an pied de la colline qui règne à l’une des extrémités de Ja prairie trois sources d'un diamètre de quatre à douze pieds; elles avaient produit des monticules de sel de qua-
torze à trente pouces de haut. Les ruisseaux étaient à sec; mais toute la surface argileuse du sol était tapissée d’une croûte blanche de particules salines jusqu'à une distance de plusieurs centaines de yards (1) vers la plaine. On distinguait de tous côtés une multitude de sentiers frayés par les bisons et par d’autres animaux herbivores.
À notre retour au camp, situé vers l’'embouchure de la rivière Salée, nous distinguâmes de loin les Indiens groupés autour de M. Mac- Leod, prêtant à ses discours une attention scrupuleuse, et fort alairés de répondre à ses questions. Les renseignements que mon com-
pagnon avait recueillis étaient résumés sur une
esquisse de la contrée du nord-est tracée par le Camarade.
On y voyait le Thlew-ee-Choh et le Téh-Lon couler à l'E.-N.-E. dans des directions à peu
près parallèles jusqu’à leur embouchure.—Mais
(1) Le yard vaut 3 pieds anglais, ou 2 pieds 10 pouces.
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dans quelle mer ces deux fleuves se jetaientils? Était-ce dans quelques unes de ces profondes ouvertures qui découpent la baie d'Hudson ? ou bien, comme je le désirais ardemment, était-ce dans la mer Polaire elle-même:vers la pointe Turnagain ?
Les Indiens connaissaient les moi: ires détours de plusieurs des lacs qu’ils avaient fréquentés; mais quant aux gisements de ces lacs les uns par rapport aux autres, ils ne savaient rien de précis. Ils s’accordaient cependanten un point d’une manière surprenante, c'était quant à la supériorité du Téh-Lon sur le Thlew-ee- Chob. Ils parlaient unanimement du premier comme d’un fleuve large et majestueux, roulant avec calme jusqu’à la mer ses ondes toujours unies au milieu des bouleaux et des pins qui embellissent ses bords; tandis que l’autre, au contraire, né dans les rapides, étroit, rempli d'écueils, de cascades et de chutes, précipitant ses eaux entre des rives stériles qui n’offriraient
même pas assez de bois pour entretenir le feu,
terminait son cours, plus sinueux mille fois que celui d'aucune autre rivière connue des uaturels, en franchissant impétueusement une barrière d’écueils, et se jetant dans la mer par une cataracte écumeuse.
Les Indiens affirmaient aussi, et en cela leurs renseignements étaient d'accord avec ceux dont on m'avait déjà fait part au lac Winnipeg, que lës deux embouchures se rapprochaient assez l’une de l'autre. Enfin ils concluaient en disant : «que si le grand chet se » décidait à suivre le Thlew-ee-Chobh., les Indiens » ne l’escorteraient pas; car, tout habitués qu’ils »étaient aux privations, ils ne s'exposeraient »pas néanmoins dans cette contrée stérile aux »veffroyables souffrances dont aucun pouvoir »humain ne saurait les garantir. »
Ces bonnes gens, il est vrai, commençaient à se fatiguer d'entendre tonjours les mêmes questions, et de répéter les mêmes détails; ce n'était point étonnant, car, pendant la nuit
entière, assis autour de M. Mac - Leod , ils
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n'avaient cessé de raconter avec feu leurs prolixes histoires. De mon côté, je ne me faisais faute de tourmenter le Camarade; je le placais dans une multitude de positions diverses, pour qu'il précisät mieux les gisements des lieux dont il me donnait la description; enfin, le pauvre diable, ahuri et ne sachant plus où donner de la tête, s’écria d’un ton moitié bourru, moitié piteux, qui nous prêta à rire : « Vous ne placez pas le monde comme il est ; » moi, du moins, je me règle toujours d’après le » lever et le coucher du soleil. »
En descendant la rivière de l’Esclave, nous nous arrêtèmes quelque peu à une cache de M. Stuart. 11 nous avait permis d’y prendre de l'écorce de bouleau pour coustruire un canot. Le 8 août, nous atteignimes le grand lac de l'Esclave, et nous fûmes reçus au fort -Résolu-
tion par M. Mac-Donnel, employé de service.
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