‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme] (volume 2)Chapitre 18 sur 51 · PT TE · texte numérisé non relu

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. ; . \ , au fort, nous avions un besoin extrême d’au-

jf tres objets dont nous ne pouvions nous pourvoir ailleurs; mais avec laide de M' Mac- Leod, tout fut prêt en deux jours, ainsi que les matériaux nécessaires pour construire un éta- | blissement. Dans l’intervalle , je fis mes obser- | vations magnétiques ordinaires. — Les sacs de | graisse, les ferremens, les fusils et les ballots de cuir dont nous augmentämes notre bagage, | furent arrimés dans un second canot que je | crus devoir prendre pour le cas où nous au- | rions à naviguer sur des rivières peu profondes. Nous quittämes le fortassez tard dans la soirée "1H du 1* août. De plus amples instructions furent ù laissées à M' King pour sa gouverne lorsqu'il

| | arriverait avec les bateaux.

Les eaux du lac étaient plus basses qu’elles | n'ont coutume de l'être dams cette saison ; en | | | sorte que nous eûmes assez de peine à franchir all |

les bas-fonds qui le séparent de la rivière Pier-

| 1 reuse au bord de laquelle nous fimes notre pre-

nier campement. La nuit suivante fut entiere-

DU CAPITAINE BACR. 69

ment calme. On entendait le bruit des chutes % e d’au- dons | | k situées à pe distance de vingt milles. ni s pour:- ; | ét 4] ‘M De grands radeaux naturels, formés par d'in- “M Mac- Aire bu nombrables pièces de bois, qui s'étaient d’elles- al que les >]

mêmes rapprochées et liées les unes aux autres, un éta-

: descendaient la rivière de lEsclave. En appro- ai ODSEr- : # U à chant des rapides et des chutes, la marque de A sacs de RE RURE | l'eau sur lesrives indiquait un abaissement de six Ne ballots | : jt } pieds au-dessous du point le plus bas que j'eusse 4 ai ee W à agage, ; ” , 5% 5ÿ A | jamais observé dans mes voyages précédents. que je | k . ; j Les courants avaient déposé de nombreux bancs 14 15 au: . ,v . {a Me | de sable et de vase aui s’élevaient au-dessus LU À ondes. se | nu ar des eaux et verdoyaient déjà sous une végéta- ais soirée | ; .. à : tion naissante. Enfin les rochers granitiques des urent ee, | chutes de la Montagne et du Pélican, que sir b: rsqu'il | | ou John Franklin avait trouvés tout-à-fait nus lors de son passage, étaient recouverts maiute- 1 u elles ] , A , , Q É !

nant d’un dépôt de vase d'environ quatorze He n;en VTC Eu ii il pouces d epaisseur, tant est grande la quantite qi F nchir , : j qu'en apportent annuellement dans le grand HE A4 . ‘ i} Pier- Sr: . . . . s à (4 lac de l'Esclave, les inondations printanicres. ; > pre- j .. | l haoût.— Dans la matinée, le thermometre ne id tiere- DA pui ë EN: :

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70 VOYAGE marqua que 36° (2°, 2. C.); il ventait une grande brise de N-0., froide et opposée au courant, qui empéchait presque les canots d'avancer; il nous fallut cinq heures pour faire les douze milles qui nous séparaient de la rivière Salée. Les Indiens y avaient campé récemment. Leurs traces nous firent supposer qu’ils avaient remonté la rivière jusqu'aux plaines où se trouvent en abondance des buffles et du gibier.

Une entrevue avec les Indiens était de toute nécessité; je fis donc décharger mon canot, et je partis à leur recherche, en compagnie de M. Mac-Teod. Nous avions à peine doublé la seconde pointe, lorsque nous distinguâmes une cache (1), au sommet d'une habitation déserte; certains alors de rencontrer bientôt ceux que nous cherchions, nous redoublâmes de vitesse,et à un quart de’mille plus loin, nous vimes sortir d’entre les arbres les corps foncés de deux jeunes Indiens qui nous crierent de nous ar-

(1) On désigne par ce mot français le lieu où l’on cache un amas quelconque qu'on ne peut emporter, ou qu'on voudra retrouver plus tard,

grande urant , rancer'; douze Salée.

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toute not, et nie de blé la >s une serte; * que sse,et sortir deux IS ar-

an amas ver plus

réter, Ils attendaient la tribu du lac de l'Esclave , dont ils faisaient partie, et qui ne devait pas tarder d’arriver. Ces jeunes gens ne purent rien nous dire, sinon ce que nous savions déjà , «qu’il y avait peu d'eau dans la rivière, et que «nous‘aurions bien de la peine à la remonter.» Peu aprés, nous renconträmes une flottille entière de canots; les sons les plus aigus et les plus discordants, une horrible confusion de cris poussés par des individus de tout âge, nous en avaient déjà fait reconnaitre l'approche.

Leur chef était un vieillard à la figure intelligente, que les traficants avaient baptisé du nom français le Camarade de Mandeville. 11] connaissait parfaitement la contrée au nord et à l’est du grand lac de l'Esclave ; nous avions donc tout lieu d’attendre de lui des indications importantes, pour peu qu'il consentit à se départir de sa réserve habituelle. Afin de le mettre dans la voie des épanchements, M. Mac-Leod retourna avec les Indiens au lieu

de notre campement, et y accomplit toutes les

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