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Janvier 1834. -- Les Indiens nous apportérent une petite provision de viande à demi séchée et fort mauvaise, avec une lettre de M. Mac-Teod. Le gibier s'était retiré dansl'ouest, ce qui, joint à la rigueur de la saison, empéchait les Indiens ae le suivre. M. Mac-Leod, tireur des plus habiles, venait de remonter un peu le courage d’un des partis indiens en leur octroyant le secours de sa bonne carabine rayée, et il était sur le point de les quitter pour aller rendre ce mème service à d’autres.
Le 13, nous envoyämes les femmes et les enfants à la pêcherie, et réduisimes d'un quart de livre notre propre ration; sur ces entrefaites, arriva ure nouvelle provision de viande maigre et à demi putréfiée de la part d’Akaitcho, suivie, peu de jours après, d’un autre envoi de quatrevingtslivres de la part de M. Mac-Leod. « Jeviens de la pécherie, nous écrivait celui-ci; elle ne produit presque rien; elle a été pendant quelque temps assiégée de naturels affamés qui la
fatiguaient et l'auraient bientôt complètement
épuisée; mais ils sont heureusement partis. Les chiens peuvent à peinese tenir sur leurs jambes. Dans ces deux dernières semaines, j'ai eu mille embarras par suite des importunités des Indiens, non seulement de ceux que vous connaissez, mais d’autres encore. La plupart sont extrémement bas, j'espere cependant qu'il leur sera encore possible d'en réchapper. D’après ce que j'ai vu du pays, le gibier doit être fort rare partout. » Nous apprimes en même temps que plusieurs naturels étaient morts de faim, et de nouveaux récits de leurs souffrances vinrent nous attrister; malheureusement nous ne pouvions leur porter aucun secours; l'adoucissement du temps était le seul espoir qui restât à eux et à nous. Peu de jours épuisérent nos nouvelles provisions de viande; j'ouvrisun autre sac de pemmican, d'autant plus à contre-cœur, que ce genre de provision était réduit à moins de la moitié de ce que nous avions originairement réservé pour notre excursion vers la mer.
M. King et moi nous nous contentions d’une re)
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demi-livre par jour ; mais nos hommes, qui travaillaient beaucoup, ne pouvaient se réduire à moïhs d’une livre trois quarts ; etencorcétait-ce poureux une fort maigre ration. Néanmoins ces braves gens, et surtout ceu: de l'artillerie, loin d'en concevoir de mauvaise humeur , se montraient toujours gais et satisfaits. Je mettais, il est vrai, tous mes soins à les maintenir dans ces bonnes dispositions, soit en les traitant avec
la plus grande douceur, soit par la religieuse
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les soirées.
Nous avons vu le therm. à 70° au-dessous de zéro ( — 56°, 7. C.); en ce temps l'aurore boréale fut brillante. — Quelques expériences
e sur les effets et l'intensité du froid nous ont donné les résultats suivants :
t ! Le thermom. étant à 62 minus (—52°,2. C.),
. une bouteille carrée d’éther sulfurique de six
e onces (170 gramn.), avec un bouchon usé à l'é-
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méri, fut tiré de la boîte de pharmacie , exactement empaquetée , comme elle l'avait été dans la pharmacie centrale ( Apothecarie’s- Hall ), le bouchon en bas, et exposée immédiatement au-dessous du thermomètre indicateur sur la glace. En quinze minutes la partie supérieure de la surface intérieure de la bouteille fut revêtue d’une couche de glace, et le fond se couvrit d’une épaisse efflorescence, tandis que la liqueur prit une teinte visqueuse et opaque ; après une heure d’expositiun à l'air, durant laquelle la température était remontée à Go° ménûs (—h51°, 1. C.), il ne survint aucun changement, sauf q'ie M. King et moi crümes en trouver la liqueur plus opaque. Soigneusement transportée dans la maison, et placée sur la table à quatre pieds et demi du feu (1®,37), à une température de 32° plus (0°,0. C. ), la liqueur ne recouvra sa limpidité primitive qu'après 44 minutes.
Une bouteille d’éther nitrique, de dimen-
sions semblables à celle de l’éther sulfurique. glace en
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DU CAPITAINE HACK, 283 ne devint visqueuse qu'après deux heures d’exposition, la température ayant varié dans l’intervalle de 6o° à 56° #nénûs (51°,1 à 49°,0. C.) : Un drachm et demi (2,65 gram.) d’éther sulfurique fut placé dans une bouteille d’une once et demie de capacité (52,5 gram.), avec un bouchon de verre; quand la liqueur fut devenue visqueuse, on enleva le bouchon et on présenta à l’orifice un papier allumé qui s'enflamma avec explosion et la sortie de gaz. L’expérience fut répétée; l’inflammation n'eut lieu qu'au contact du liquide, mais avec une sem-
blable explosion.
Une petite bouteille d’acide pyroligneux se:
congela en moins de 30 minutes, par une température de 57° minüs (— 49°, 4. C.); ilen arriva autant à une même quantité d’eau et d’esprit-de-vin rectifié, mélangés, soit dans le rapport de 2 à 1, soit en parties égales.
Un mélange de deux parties d’esprit bien pur et d’une partie d’eau, se congela dans la
glace en trois heures par une température de
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