‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme]Chapitre 35 sur 103 · HA · texte numérisé non relu

HA

tar

Dar en = =

ide M Se

es ne 5 À je le PRE RES grises

hate

Garros pes

CS

sex

mr TE *

L Retro DE" F 5 Re cu PME ee - AN TE Eire ES =" + RAA ge me

à Méta

épi

-mes inutilement plusieurs ouvertures auprés

nous découvrimes une si vaste étendue d'eau et de glacé, que, n'apercevant plus la terre au nord, Île timonier s’écria : « Tous les lacs que nous avons vus jusqu’à présent ne sont rien auprès de celui-ci! » Le courant se perdit bientôt dans cette vaste masse d’eau; nous nous trouvâmes donc dans le plus grand embarras. Comment reconnaître la direction qui

nous fera retrouver la rivière ?—Nous explorä-

de dunes situées entre le nord et l’est, car je

me refusais à croire qu’on püt rencontrer la

rivière ailleurs. Bientôt l’immobilité du bateau m nous apprit -que le courant avait cessé d’exis- ! m ter, mais au même moment il me semblaen- | ar tendre le bruit éloigné d’une cascade; nous | la côtoyàmes à force de rames un champ de glace de qui nous mena droit au sud, direction certes À n' fort opposée à celle où tendaient tous nos so vœux, et qui nous conduisait à l’ouverture | m: GChesterfield, dont la proximité me donnäit, je ca

l'avoue, de sérieuses inquiétudes. En conscr-

eau eau que rien >rdit ous emqui loràprés ar je er Ja iteau eXIS-

en-

entes nos ture t, je

sCr-

vant toujours le cap au sud, nous suivimes un chenal tortueux, au milieu d’une barrière de glace, et un bruit toujours croissant nous guida jusqu’à l'extrémité du lac, qui reçut le nom de mon ami Mac-Dougall, lieutenantcolonel du brave 79° régiment de :montagnards. Le volume ‘d’eau se détourna bientôt sur la gauche, dans un chenal comparativement étroit, et se porta paisiblement, mais.avec une force irrésistible, vers deux énormes rochers de gneiss, élevés de 500 à 800 pieds (150 à 250 mètres) et semblasles à deux iles. Notre premier soin fut d’abriter le canot dans une petite anse située sur la gauche, tout près de laquelle la rivière disparaissait en projetant des nuages de poussière liquide. Nous reconnümes que ce n'était point simplement une chute, comme son bruit sourd nous avait portés à le croire,

mais bien une succession de chutes et de cas-

cades occupant une largeur d'environ 400

yards (365 mètres); au centre de cette scène de

confusion s'élevait un rocher isolé d'environ 300 pieds (91 mêtres) de haut, et dant l'aspect était aussi nu que celuides rochers qui bordaient le chenal. De la pointe qui cachait l'ouverture sur le rivage occidental, s’'échappait,en serpentant, un autre rapide terminé par une chute; tandis qu’à droite le choc de la houle contre les rochers produisait un bruit assourdissant qui s'entendait de fort loin. L'espace occupant le centre, depuis la première descente jusqu'à l’île, était rempli de roches à fleur d’eau d’élévations inégales, qui brisaient et soulevaient les eaux en bouillans furieux. Là, le roc formait une arche, tandis que de chaque côté des gouffres béants engloutissaient d'énormes quartiers de glace, et en faisaient jaillir les débris au milieu des airs. Il eût été difficile d'imaginer un spectacle plus terrible , et tous les hommes de Péquipage en étaient visiblement émus. Une seule issue s’offrait à nous, c'était d'effectuer un portage à travers des fragments épars de rochers,

dont deux, à faces arrondies et perpendiculaires,

ron pect ient ture penute; eles qui nt le ile, tions eaux une ffres s de ilieu sj'eC- » léseule por-

ers,

ires,

formaient à gauche une espèce de murs. Cette voie difficile nous conduisait jusqu'auprès d’un rocher situé au pied d'un rapide. à la distance d'environ un mille. Le bateau fut déchargé, mais il se trouva néanmoins trop pesant pour pouvoir êtr@ transporté au-delà de quelques pas : quelles que dussent en être les conséquences, il ne nous resta donc plus d'autre alternative que de nous hasarder à franchir la chute, Nous priines toutes les précautionsque l’expérience put nous suggérer; des amarres doubles, fixées à l'avant et à l'arrière du bateau , furent remises à terre aux mains de nos hommes les plus vigilants. Mac-Kay et Sinclair, seuls dansle bateau, se mirent à leur poste accoutumé aux deux extrémités, tenant chacun leur perche pour défendre l’embarcation de l’approche des rochers. Ce n'était pas là une tentative ordinaire, et, certes, mon cœuret mon esprit s’associaient vivement aux dangers qu’allaient courir

ces deux intrépides mariniers. Plusieurs fois

limpétuosité du courant entraina le bateau à

(} pr A ha |

140 VOYAGE deux doigts de sa perte, et toujours le péril fut éloigné. Néanmoins, dansle cours des descentes, plusieurs chocs très rudes enlevérent l’autre garniture de la quille ; mais toujours pleins de sang-froid et de recueillement, prompits à comprendre et à exécuter les signes mutuils qu'ils se faisaient chacun avec la main (car, dans ce fracas épouvantable, d’un bout à l’autre du bateau, aucun son n’eût pu se faire entendre), les deux braves pilotes, Mac-Kay et Sinclair, réussirent à sauter sans ac ‘ent, de chute en chute, jusqu’à la dernière; là nous tirâmes l’embarcation de l’eau avec la plus grande difficulté. De retour auprès des bagages, je distribuai à nos hommes un bon verre de grog, et leur donnai publiquement les éloges qu’ils avaient certes bien mérités ; nous trouvant tous fatigués de notre exercice de la journée, nous campâämes pour la nuit.

Le 23, notre monde commença à transporter Je pemmican et les caisses, opération que la na-

ture du sol, couvert de pierres glissantes et peu

il fut nles, autre ns de comqu'ils ns ce n ba- ), les USSiute, irCitere-

nos nuai 2rtes de

nics

ritcr na-

peu

solides, rendit fort pénible, Ayant reconnu d’ailleurs qu'elle ne pourrait être terminée avant mid:, j'en profitai pour obtenir des observations qui donnèrent pour latitude 65°-45'-18" N.; pour longitude à l'O. de Gr. 98-°10'-7" (100°- 30'-31” de Paris), et pour déclinaison orientale 29°-16"; cette dernière avait donc diminué depuis que nous avancions au nord; et , en effet, l’action de quelque influénce puissante se révélait dans l’engourdissement toujours croissant de la boussole qui, depuis peu , avait besoin d’être fréquemment frappée sur ses bords pour se mouvoir, Mes observations les plus intéressantes furent celles de l’inclinaison et de l'intensité magnétiques, principalement avec l'aiguille de Hansteen. Pour la première, je me servis de l'aiguille verticale de Dollond, qui; lourde et inactive, ne faisait qu'un petit nombre d’oscillations, et, qui après s'être éloignée de 10° ou de 15° de la position extrême qu’elle venait de quitter, se ralentissait et finissait par

s'arrêter brusquement. Pour reconnaître l'in.

, el

Page 1