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DU CAPITAINE DACK. 289
qu'il ne descendit, la figure et les yeux lardés d’aiguillons, et hurlant de douleur.
J'arrivai au Saut de Sainte-Marie à la fin de juillet. Le major Codd, commandant la garnison américaine, m'y accueillit de k manière la plus flatteuse, par une salve de onze coups de canon. — Le soir du même jour j'eus le bonheur de passer quelques heures à là mission du révérend M. Mac-Murray, dont les pieux efforts pour la conversion des Indiens méritent les plus grands éloges. En deux années seulement, cet homme exemplaire a recu dans son troupeau de fidèles deux cents convertis; ila installé une école où se trouvent souvent jusqu'à cinquante individus. Un collége va s’y établir aux frais du gouvernement. On prépare des logements pour plus de vingt familles indiennes, qui vont y apprendre la pratique de lagriculture, pour laquelle, dit-on, les naturels manifestent beaucoup de dispositions. M. Mac-Murray ne borne pas ses soins aux peuplades des
environs : quelques uns des membres les plus zélés de sa congrégation ont été envoyés sur les limites septentrionales du lac Supérieur, et pour visiter leurs fréres de Michipicoton, qui demandent impatiemment une instruction religieuse. M. Mac-Murray a traduit, en Chipewyan, le catéchisme etune partie des prières ordinaires de l’église; l'impression en a été faite par les ordres du comité de Toronto. Malheureusement les ressources de la société ne sont pas en harmonie avec ce qu'elle a entrepris au Saut Sainte-Marie. « On ferait un bien incalculable, me disait ce digne missionnaire, si le monde chrétien portait son attention sur les malheureux habitants de ces contrées septentrionales, qui sont plongés dans les plus épaisses ténébres: il y a ici de l'ouvrage pour cent missionnaires. » Ne pourrait-on pas, en effet, aider, par quelque souscription ou par tout autre moyen, les vues généreuses de cet
ami zélé de l'humanité ? — J'ai passé plusieurs
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années de ma vie parmi les Indiens, et on me pardonnera de manifester:en leur faveur un intérêt particulier. Je ne quitterai donc pas ce sujet, sans citer quelques phrases du quatrième rapport annuel de la société de Toronto (octobre 1834). — « La mission de Sainte-Ma-
rie, y est-il dit, offre un grand intérêt; elle
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» promet de devenir, par la suite, le centre » d’où la divine lumière jaillira et se répartira » sur les tribus idolâtres de ces régions loin- » taines. Déjà des prédicateurs, pris parmi les » naturels, sont partis de la mission du Saut, » et ont fait pénétrer, parmi leurs compatrio- » tes, les notions du christianisme qu’eux- » mêmes venaient de recevoir. »
Je retournai par la route que j'avais suivie en allant, plutôt que de faire un circuit avec le bateau à vapeur américain, et j’arrivai, le
6 août, au village de la Chine, après avoir par-
couru, depuis que je l'avais quitté, une distance
de 7,500 milles, dont 1,200 de découvertes.
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