NN
inimal , Mais > pour rande de sa
pelées
rs, el it à Ja
mais x qui
osent
prendre sur eux de l’approcher. Les anciens colons français du Canada exprimaient leur horreur pour cet animal, d’ailleurs ‘noffensif, en l'appelant : « Enfant du diable. » Les vêtements souillés par la liqueur qu'il secrète ne sont pas purifiés même après avoir été enterrés pendant plusicurs jours. On dit que la Moutfelle passe l'hiver sous la neige; elle marche lentement; ct sans ses moyens particuliers de défense, elle semait aisément détruite par ses nombreux ennemis. Les chiens la chassent avec acharnement ; mais quand ils sont sur le point de la saisir, ils sont accueillis par une fusée de liqueur puante qui les met
en fuitc.
Loutre pu Canapa, Lutra Canadensis (SABINE. ).
Les mœurs de la loutre du Nouveau- Monde sont les mêmes que celles de l'Ancien ; mais eu égard aux différences dans les longueurs proportionnelles de leurs queues, et dans quelques autres parties du corps, elles sont considérées comme des espèces distinctes. La fourrure de la Loutre du Canada, qui est beaucoup plus précieuse que celle de l’analogue
européen, ressemble à celle du castor el s’empioie aux
mêmes usages. Une peau vaut de une à deux guinées.
On trouve la loutre jusqu'au 66° ou 67° parallèle
de latitude.
Le Lover, Lupus occidentalis (Rien. ).
Les loups habitent toute la région du nord du Ca nada ; ils sont , comme on le pense , beaucoup plus nombreux dans les districts où se nourtissént la pius grande quantité d'animaux ruminants sur lesquels ils fondent leur proie. Le Loup Américain diffère beaucoup, par sa tournure et son aspect général, de l’animal qui lui correspond en Europe, et sa fourrure est différente; mais il est difficile de déterminer s’il forme une espèce distincte ou simplement une variété produite par le climat et des causes locales. Les chiens indiens diffèrent aussi, parl’épaisseur de leur fourrure ét par l'aspect, des chiens de berger européens qui sont lours analogues. Les loups et les chiens domestiques des pays à fourrures sont si re:semblants les uns aux autres, qu’il est difficile de faire la distinction même à une petite distance ; le manque de courage des premiers constitue la principale différence entre eux. La race obtenue par le croisement du loup et du chien indien est suscep.
tible de produire ; les voyageurs l’éstiment beaucoup
rallèlc
u Ca
») plus a plus els ils beaule l’a-
rrure
APPENDICE. 314 comme bête de trait, parce qu’elle est plus forte que celle des chiens ordinaires.
La couleur ordinaire du Loup Américain est le gris (Lupus griseus) passant au blanc, durant l'hiver, sous les hautes latitudes; mais on rencontre aussi des individus noirs (Lupus ater), de foncés (Lupus nubilus), et de bariolés ( Lupus sticte ). Un petit loup qui diffère quelque peu par ses mœurs du loup ordinaire, fréquente les plaines du Saskatchewan et du Missouri; on l’a décrit comme une espèce dis-
tincte, sous le nom de Loup de Prairie ( Lupus
latrans ),
RENARD AMÉRICAIN, Vulpes fulvus.
Îl différe d’une manière remarquuble de son reprtsentant européen par sa fourrure qui forme un important article de trafic, surtout la variété noire. Une seule peau vaut de 20 à 30 guinées (500 à 750 fr.) dans certaines années. Le renard croisé et le renard argenté sont aussi très estimés, et ne diffèrent de la variété ordinaire rouge ou fauve que par la couleur plutôt que par la qualité de la fourrure. — Cette
espèce n’habite que les districts boisés , CL poursuit
320 APPEN DICE.
activement sur le bord des lacs les souris , les lem-
mings et les petits oiscaux dont elle se nourrit. RENARD TRICOLORE, V’ulpes cinereo urgentatus.
Le petit Renard Tricolore {Fit-fox) ressembie par ses mœurs et son aspect au Corsac de l'Asie; il habite les prairies du Suskatchewan, du Missouri et de Colombia. C’est le plus petit des renards améri
cains; sa fourrure n’a que peu de valeur.
RENARD ARCTIQUE, Vulpes lagopus (DESMAREST. ).
Cet animal vif, élégant et gracieux , habite les terres stériles au nord des bois; il abonde sur les îles et les bords de la mer arctique où il dépose ses petits. Durant l'hiver il se répand partout en quête de nourriture, et parcourt à certaines époques les districts boisés. Il s'éloigne aussi sur la glace à unc grande distance de terre, et, selon Fabricius, déploie autant de finesse qne d'adresse à se saisir de quelques espèces de poissons. Sa livrée passe du gris au blanc dans l'hiver ; mais quoique très fournie et très longue, clle est fort inférieure à celle du Vulpes fuluus.. Le capitaine Lyons et d’autres voya-
geurs au pôle arctique racontent un très grand nom-
; leim-
us.
embic sie; il uri et
améri