‹ Voyage dans les régions arctiques [microforme]Chapitre 69 sur 103 · EST · texte numérisé non relu

EST

ite les

bre d'histoires amusantes sur ce petit animal. — On aperçoit fréquemment au milieu de l'hiver des indi-

vidus colorés nommés renards bleus ou renards enfu-

més.

Lynx pu Canana, Felis Canadensis (GEorrnoy ).

Le Lynx du Canada, revêtu d’une fourrure très belle et très épaisse, habite les districts boisés où il se nourrit principalement du lièvre Américain. Il est communément appelé Chat (Cat ) par les traitants (traders) de pelleteries, et Peeshoo par les Indiens. Temminck le considère comme étant de la même espèce que le lynx de l'Europe scpten-

trionole, qu’il appelle Felis borealis.

Casror AuÉRICAIN, Castor Americanus (F. Cuvren)

La peau de Castor est le principal article de commerce des pays à fourrures ; elle sert de mesure et de monnaie pour l’estimation des marchandises dans les échanges et le trafic avec les Indiens. La conséquence neturelle est qu’il n’y a point d'animal plus poursuivi que celui-là; et comme il se trahit par les

admirables ouvrages qu'il exécute, sa race disparaît

ba an

NDS 29e D PR qe ea Eee à

a RS T

de jour en jour. Sa chair est aussi fort estimée chez les naturels comme nourriture; un Castor rôti forme, en un jour de fête, le plat par excellence d’un repas indien.

Comme la nourriture du Castor se fonde principalement sur l’écorce des arbres à feuilles annuelles, particulièrement sur celle du pcuplier, du bouleau et du saule, cet animal ne dépasse pas la limite des bois, mais il s'élève à de hautes latitudes sur les bords du fleuve Mackensie.

Le Castor peut être considéré comme l'ingénieur civil des quadrupèdes; on est vraiment émerveillé de voir avec quelle habileté il choisit pour sa digue un endroit où il lui soit facile de la construire, où il puisse obtenir la submersion d’une étendue convenable de terrain, et se réserver une quantité d’eau suflisante durant l’hiver. Ilmontre aussi unc grande prévoyance en se creusant sur les bords mêmes de l'étang un certain nombre de terriers pour se retirer, au cas où ses cabanes seraient attaquées. Mais, malgré toutes ces précautions, les chasseurs indiens connaissent si bien toutes ses habitudes , qu'il ne peut leur échap-

per; et si li Compagnie de la Baie d'Hudson ne pre-

nait la précaution de faire exploiter les districts

APPENCICE. 323

successivement, à des intervalles de quatre à cinq ans, les Castors deviendraient fort rares. On exporte du nord de l'Amérique à Londres, environ 50,000

peaux par an.

Oxparra, Fiber Zibethicus. (Cuvier.)

L'Ondatra, Rat musqué, Musquash, W'atsus ou JVachusk (il a tous ces noms), ressemble au castor à quelques égards ; mais sa longue queue, au lieu d’être déprimée ou aplatie horizontalement, est resserrée et cflilée. Il est fort prolifique, donnant trois petits dans une saison, et engendrant de très bonne heure. Il habite tous les marais et tous les étangs dont les bords ont de l'herbe, jusqu’à la mer Arctique; aussi, malgré ses innombrables ennemis, il n’y a point à craindre de le voir extirpé. L’importation des peaux d’Ondatra dans la Grande-Bretagne, se monte à près d’un demi-million par an. Sa fourrure est employée dans les manufactures de chapeaux; et quoique infé-

rieure en qualité à celle du castor, elle lui est généra-

lement substituée par les chapeliers.

Muror Aménicain, Mus Leucopus. (Rarinesque,

Ce mulot (field-mouse), analogue au Mus sylvaticus d'Europe, est très abondant dans les pays à fourrures; il remplace la souris domestique, et s’établit immédiatement dans tous les nouveaux postes aussitôt qu’ils se forment. Il pullule rapidement, parce qu’il n’y a pas de rat domstique pour en diminuer le nombre, et malgré l’hermine, qui se charge

parfois de ce soin, comme je l'ai déjà dit.

Lièvre Américain, Lepus Americanus (EnsueneN).

Cet animal (Hare) est nommé Was'poos par les Indiens Cree, et lapin ( rabbit ) par les traitans de pelleteries à la Paie d'Hudson; il abonde dans toute la région boisée. L’écorce de saule constitue sa principale nourriture d'hiver, saison pendant laquelle il réside généralement sur les bords des lacs et des marais où se trouvent cet arbre et le bouleau nain. On le rencontre surtout sur les rives alluviennes du fleuve Mackenzie, jusqu’au 68° parallèle ; il fournit durant l'hiver aux besoins des Indiens Lièvres, dont le pays ne

peutnourrir beaucoup de quadrupèdes de plus grande

RAR RC pee ANR EST A TEE

Page 1