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bec plus courts que ceux de la querula, et il ÿ a une différence de longueur dans leurs pennes. Chez la querula, la première penne est égale à la cinquième (à la quatrième suivant Audubon); la seconde et la troisième sont les plus longues. Chez la pusilla, la première est plus courte que la sixième, et la quatrième est visiblement plus longue que la seconde, quoique la troisième, ou la plus longue, les dépasse de peu de chose. Le spécimen qu’a rapporté M. King diffère de celui dont on vient de parler par une longueur de près d’un quart de pouce (6,5 millim.), de la pointe du bec jusqu’à l'extrémité de Ja queue ; mais
les proportions des autres parties sont les mêmes.
L'Orseau BLEU ARCTIQUE, Sialia arctica.
M. Dease ne tua qéun oiseau de cette espèce sur le Grand-Lac de l’Ours, dans la seconde expédition de sir John Francklin. Depuis lors il m’en a envoyé quatre
spécimens de la Nouvelle-Calédonie, où cet oiseau
est assez commun, et où les naturels le désignent sous le nom de 7 hlee-ooday. Le spécimen de M. King prouve qu'il va dans l'est, sur les bords du grand
lac l'Esclave , sous le 105° méridien (107° de Paris)
Tous les oiseaux de cette espèce que j’ai pu voir s’accordent exactement pour les couleurs du plumage aussi bien que sous les autres rapports avec celui qui est figuré dans la Faune boréale américaine. Dans un spécimen seulement, la première penne égale
presque la seconde, mais dans aucun elle ne la dé-
passe, comme c’est le cas chez le Sialia Wilsonii.
Fauverre VerMIVORE pu TENFSSEr. Vermivora
peregrina.
M. Audubon assure que cette espèce est très rare dans les États-Unis, mais elle paraît être plus commune dans les contrées à fourrares, où sir John Franklin ainsi que le capitaine Back en ont trouvé
sous le 53° parallèle.
Goge-Moucux à quEur sAUNE, Setophaga ruticilla.
Cet oiseau vif, petit et singulièrement coloré, est très commun dans le Brésil et dans les îles de la mer des Caraïbes. Il apparaît sur les confins des États- Unis, au commencement de mars ; en mai, il atteint
la rivière Saskatchewan, où on le voit voltiger parmi
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les branches inférieures des grands saules qui crois-
sent dans ce district marécageux.
Le Fansouse nouGE-Bnux, Anthus aquaticus #1 4 D 4 + à ’ d LA .
M. Audubon nous apprend que ce Farlouse (T'itlack) fréquente toutes les parties des États-Unis, mais n'y niche jamais, Sir John Franklin, à sa seconde expédition, en vit sur le Saskatchewan, et M. King s’en est procuré deux spécimens au Fort Reliance , le 3 juin; il niche sans doute dans ce district,
ou encore plus au nord.
Le Bauanr pes Angres, Lmberiza Canadensis.
M. King obtint au fort Reliance, trois specimens de cet oiseau (Tree Bunting) , qui d’après cela habite plus au nord qu’on ne l'avait supposé auparavant; mais il reste probablement aux lisières des bois. D'après M. Audubon, ses quartiers d'hiver
sont au nord de l'Ohio.
Le Gros BEC À concE nose, Cocvothraustes Ludovi-
etana.
M. King a pris un de ces charmants oiseaux sur
398 APPENDICE, le lac Winnipeg; ila remarqué que son iris étaitrouge, tandis que MM. Audubon et Wilson lui donnent là
couleur noisette.
Le T£rras racueré, T'etrao C'anadensis.
Cet oiseau (Grouse spotted) habite depuis le nord des États-Unis jusqu’à la lisière des bois sur les bords du Mackenzie (latitude 68°); la facilité avec laquel!:: il se laisse prendre dans certaines saisons lorsque le gibier est rare , le rend précieux au chasseur indien. Il habite les forêts épaisses, particulitrement les endroits marécageux, où croît l'épinctte noire; c’est pour cela que les voyageurs canadiens l'ont surnommé la Perdrix de savane.
Il se nourrit des feuilles de l’épinette, ce qui donne à sa chair noire un goût de résine très prononcé. Le Tétras de Franklin, qui habite les flancs des hautes montagnes Rocheuses, ainsi que la région à l’ouest de cette chaîne, diffère de notre Tétras tacheté dans les douze couvertures supérieures de la queue, qui sont terminées par du blanc; les œufs, suivant
M. Douglas, en sont aussi différents.
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APPENDICE. 339 ouge, nt la Le Lacorbne Des sauLes , Lagopus saliceti. | Cet oiseau est beaucoup plus estimé par les Indiens des contrées à fourrure, que le tétras précédent , à cause de sa grande abandance qui suffit à la nourrinord ; lure des tribus indiennes pendant une grande parr les tie de l’année, I] habite durant l'été les terres avec É slériles ct les sommets des collines rocheuses dans isons 5 les régions boisées, mais l'hiver il cherche un abri has- : dans les bois; c’est dans cette dernière saison qu'il je M uliè- devient abondant; dans un seul poste on en a pris dix | neue e mille pendant un hiver, avec des filets ou des pièges. diens ; | Le PraniGan DES noCUERS, {50pus rupestris.
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+. À Cette espèce est plus particulière aux terres sté te à riles que la précédente; elle ne fréquente les bois La de V que peu de temps durant l'hiver. Elle est très abon- 1 ne Î dante dans quelques districts. Une autre espèce que le ss à docteur Leach désigne sous le nom de Lagopus ! inutus, visite, suivant le capitaine James Ross, les 1 “ bords de la péninsule de Boothia , ainsi que le Ptar- ; migan des rochers et le lagopède des saules; mais le | : Ptarmigan des rochers est l'oiseau que l’on trouve le ail
plus abondamment sur les îles de la mer Arctique. Il existe un plarmigan plus petit que tous ceux-là, qu'on rencontre particulièrement sur les montagnes Rocheuses; il se distingue des autres par la longueur des plumes de sa queue qui sont blanches, d'où on
l'a surnommé le Lagopus leucurus.
Térras A QUEUE POINTUE, C'entrocercus
Phasianellus.
Abonde dans les pays à fourrures, au-dessus du 61° parallèle ; fréquente les prairies et les bois. Sa chair, quoique supérieure à celle de tous les tétras précédents, n'est ni si tendre, ni si blanche que celle du tétras à chaperon, qui est aussi fort abondant jusqu'au 56° parallèle. Les autres variétés de cette famille habitent les plaines de Colombia; celles que nous avons mentionnées sont les plus utiles aux tribus
indiennes des districts où le capitaine Back à passé. Picron voyaceur, Columba migratoria.
Ce pigeon, qui multiplie d’une manière incroyable en quelques parties des États-Unis, visite les pays à
fourrures, jusqu’au 62° degré de latitude; mais nulle
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