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large
dimension. On le prend généralement au moyen de trappes établies dans les sentiers qu'il pratique à tra
vers la neige. Ses habitudes ressemblent davantage à celles du lapin qu’à celles du lièvre d'Europe ; mais il ne fait pas de terrier, quoique, à l’occasion, ils’abrite dans les arbres creux; sa livrée, brunâtre en dessus
dans l'été, prend la blancheur de la neige en hiver.
Lièvre Pozaime, Lepus Glacialis (Leacu).
Ce lièvre peut être considéré commele représentant américain du Lepus vuriabilis des districts alpins et septentrionaux de l'Europe; mais comme il a quelques caractères particuliers , et qu'il est surtout plus hardi, M. Leach a été induit à en faire une variété à part. Il habite les terres stériles et les îles de la mer Arctique, jusqu’au 75° parallèle, se nourrissant des petits buissons qui poussent dans les plus hautes latitudes , tels que le saule arctique , l’arbustus alpina, le whortleberry, la plante à thé du Labrador; heureux de trouver des endroits pierreux où il puisse se réfugier, il passe l'hiver dans un terrier de neige. Du-
rant l'été, sa fourrure est glacée de blanc par-
dessus, et dans l’hiver elle est tout-à-fait blanche,
à l’exception du bout des oreilles , qui reste noir en toute saison.On trouve fréquemmentuneautre variété de cet animal dans les prairies, jusqu’au 55° parallèle, et l’on «it qu'elle est commune dans les districts montagneux des États-Unis. Elle a reçu du docteur
Haslan le nom de Lepus Virginianus.
OniGnaz, Cervus Alces (Linx.).
L'Orignal (Moose-deer) se nourrit principalement de petits rejetons de saules : on le trouve depuis la Baie d'Hudson jusqu’à la mer Pacifique, et dans tous les pays à fourrures où les buissons deviennent assez hauts pour lui ; il suit la rivière Mackensie jusqu'aux bords de la mer Arctique; mais il ne va jamais sur les ‘terres stériles. Son extrême circonspection, la finesse de son ouïe et de son odorat, la rapidité de sa fuite, en rendent la chasse des plus difficiles : c’est le chef. d'œuvre d’un chasseur indien que de tuer l’Orignal. Au printemps cependant, la chasse en est beaucoup plus aisée, lorsqu'une croûte de glace s’est formée sur la neige. C’est le plus grand des cerfs américains (American deer); sa viande est la meilleure, la plus
succulente , sauf cependant celle du renne, dans la
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saison convenable. Un Orignal gras, ayant achevé toute sa croissance, pèso de 1,000 à 1,200 livres (453 à 544 kil.). La peau bien tannée fournit le meil-
leur cuir pour les mocassins (1).
Rene, Cervus Tarandus (Linx.).
Le Renne (Rein-deer) ou Caribou des colons cana-
dicns, présente deux espèces, dont la plus grande vit dans les parties boisées , principalement sur la côte et près ou même sur les montagnes. La plus petite, qui fréquente les terres stériles, gagne la lisière des bois au fort de l'hiver, mais dans l’été pousse jusqu'aux rivages et aux îles de la mer Arctique. Celle-ci mange des herbes, mais elle fait surtout sa nourriture, durant une grande partie de l’année , des divers lichens qui poussent abondamment sur les terres stériles. Le Renne nourrit et habille les Indiens Dog-rib, les
Indiens Cuivre, les Chipewyans, les Crees des Ma-
(1) Le mot deer, isolé, a été reudu dans le texte du, voyage par daim , conformément à d’anciennes traductions; il eût mieux valu le rendre par le mot français cerf, correspondant à cervus , sous lequel les naturalistes désignent la famille entière de ces animaux. (N.du Tr.)
pr
rais ou Crees de la Côte et les Esquimaux ; mais aucune des tribus américaines n’en a fait, comme les Lapons, un serviteur domestique. On mange toutes les parties de l'animal, même ce qui est contenu dans son estomac ; sa langue, à demi séchée et rôlie, est la friandise la plus délicate qui se puisse trouver dans les pays à fourrures. La chair du Renne, dans la saison convenable, est non seulement supérieure à celle de l’orignal et du bison, mais même à ceile de notre meilleur mouton et de notre meilleur gibier d’Angleterre: du moins tel est mon avis. En revanche, lorsque l'animal est moigre, ce qu a lieu la plus grande partie de l'année, elle n’est n ‘angeable, ni nourrissante; à peine est-elle préférable àcelle du bœuf musqué. La femelle du Renne a des cornes comme le mâle, mais plus petites, beaucoup moins palmées , et ne tombant pas aux mêmes époques. Six ou sept peaux de jeunes Rennes tués en automne, préparées et cousues ensemble, donnent la robe ou manteau dont se servent constamment les Indiens du nord en hiver, C'est un vêtement chaud et léger à la fois, parfaitement approprié au climat, et fournissant
une couverture suflisante pour la nuit la plus froide.
| aue les utes dans s, St dans a saicelle notre l'An-
iche,
Waviri, Cervus Strongyloccros (Scnnrnxn).
Cet animal, le Wawaskecsh des Indiens Grecs, habite les plaines et les environs du Saskatchewan, les bords de Colombia et la nouvelle Calédonie; c’est lereprésentant américain de notre cerf commun (reddeer), et quoique bien plus grand, il a long-temps été considéré comme étant de la même espèce. [y en à de très beaux à Londres, dans les jardins zoologiques. Sa chair passe pour être fort inférieure à celle du bison ou de l'orignal; sa peau fait d’excellent cuir,
Il y a plusieurs autres espèces de cerfs (deer), et une antilope sur les prairies des rivières Saskatchewan et Colombia; mais les trois dont il vient d’être parlé sont les seuls qui intéressent les Indiens avec qui le capitaine Back à eu affaire. Les cerfs du nord de l'Amérique sont très imparfaitement connus des naturalistes, et les identilés de l’orignal et du renne du nouveau continent avec l'élan et le renne de l’ancien , ne sont pas élablies d’une manière satisfaisante. Desrecherches subséquentes nousappren-
dront probablement que le renne des terres stériles
est une espèce distincte de celui qui h: bite les dis-
Lie ts boisés
CuÈVRE DES MONTAGNES Rocueuses, Capra americana.
On trouve cette chèvre intéressante sur les parties les plus hautes des montagnes de la Californie, jusqu’au 65° parallèle ; elle est très remarquable par sa belle laine, excellente pour les fabriques de schafis. Les échantillons que l’on en a apportésen Angleterre ont fort intéressé les commerçants de laine, mais il serait difficile de s’en procurer suffisamment pour en
faire un article important.
ARGALI DES MONTAGNES ROCHEUSES, Ovis montana
(Desw.).
Cet animal, plus’grand que toutes nos variétés de moutons domestiques, les égale pour la qualité de la chair. Il’ ne porte pas de laine, mais un poil serré, doux et cassant, comme le renne. Le bélier a de très
grandes cornes.
Le Boœur Musoué, Ovibos moschatus (BLainvizee).
Ce bœuf habite les terres stériles et les plus septentrionales des îles Parry; mais, dans le cœur de
l'hiver, il se retire sur le bord des bois. Il sc nourrit
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icana.
d'une femelle grasse est succulente et agréable au | 8 par- goût, tandis que celle d’une vache maigre ou d’un PA mâle exhale une odeur de muse si forte qu'elle ne , L) .
peut tenter qu’un homme tout-à-fait affamé. 1! par sa halls : n'existe plus de bœuf inusqué dans le Groënland. En ne Sibérie, où il a aussi disparu, on a trouvé des osse e nais il ments qui, s’ils nc provenaient pas des espèces amérier caines, avaient du moins une grande ressemblance avec elles.
Bison AuÉnricain, Bos Americanus (GMÉLIN).
ana Bien connu depuis quelque temps, en Angleterre, sous le nom de bonassus , on en voit des spécimens tés de e. ; ; dans les jardins zoologiques et dans plusieurs parcs. de la À ; Il habite Par troupes les contrées à fourrures situées crré LS .
j entre le 105° méridien (107° de Paris) et les monta. Le. | e très | vu : il gnes Rocheuses, mais il ne va Jamais au-delà du 5 4} 62° parallèle, C’est surtout dans les prairies que, LLE) au dire des voyageurs, on en rencontre des troupeaux innombrables.
!, > SEP- | Le pemmican, dont on fait un si grand usage, et m de 1 ui est si nécessaire à ceux qui voyagent dans les
4 q Jas | urrit
principalement de lichens comme le renne, La viande
pays à fourrures, se compose principalement de chair
de bison. On prend les parties charnues de derrière,
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on les coupe par petites aiguillettes très minces, on
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les fait sécher au soleil, pour les broyer ensuite ; puis
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on mêle deux parties de cette viande broyée avec de
la graisse fondue , et on renferme le tout dans un sac
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fait avec la peau de l’animal. Les voyageurs canadiens
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nomment un sac de pemmican du poids de 9o livres (40,8 kil.) taureau ; en effet, un seul sac peut contenir tout le produit d’un animal.—-Deux livres de pemmican suffisent pour la nourriture journalière d’un homme qui travaille; mais en commencant, lorsqu'il est frais, les voyageurs en mangent aistment chacun trois livres et quelquelois davantage. Dans le printemps, ils le font bouillir avec de jeunes à ; | pousses de l’Epilobium angustifolium. Les natifs ‘ des Orcades au service de la Compagnie de la Baie k d'Hudson, y mêlent de la fleur de farine d’avoine, ce À qui fait un ragoût assez bon. Le meilleur pemmi- } can est fait de viande parfaitement hachée, mêlée ; | avec de la moelle, et, pour lui donner son plus haut à ,
degré de bonté, on y ajoute des baies ou des espèces
pr
de raisins secs. Lorsqu'on a soin de tenir le pemmi- \ can renfermé à l'abri de l'air, il se conserve plusieurs x
années, Celle provision, d'un transport facile, peut k,
fr Fa ; } + , {+ APPENDICE. 333 tal rière, | être d'un grand avantage pour des troupes qui aus, on raient à faire des marches forcées. On mange le ; puis A F pemmican cru ou bouilli dans un peu d’eau. Quoique ec de à a 2 peu goûté de ceux qui s’en nourrissent pour la pre- C }.
di dr mière fois, ce mets joint an thé, qui devient en ce cas iens L: | L ’ Fe un article de grand luxe, satisfera complètement un livres ë Q À . , voyageur : il ne lui faudra pas autre chose, et il s’en Con- FA F contentiera pour tous ses repas.
es de #, lière tu A1GLE Cuauve, Aquila Leucacephala. | A) cant, aisé- : L’Aigle Chauve (Zald), ou l'aigle à tête blanche, fi à ë : : . ie LU lage. ê habite toute l’année les diverses régions des Etats- | ; | unes n. Unis; il ne visite les contrées à fourrures que dans H atifs ô l'été, où il devance l’émigration des oiseaux. La lon- | Baie N gueur comparative des pennes varie suivant les C, ce { individus. M. Audubon établit que la seconde est ami - fi la plus longue; dans un spécimen rapporté par l’ex- ; 1èlée Ë pédition de sir John Franklin, c'était la quatrième, haut à et dans le nouveau spécimen de M. King, c’est la troi- ÈCes ; sième qui jouit de cette distinction.
ami- ï | 15e: 71 curs “a Faucon a Prcroxs, Falco Columbarius.. peut LL | : . Q , ' 2. Dans plusicurs spécimens c’est la seconde penne, L F /
034 APPENDICF.
dans d’autres la troisième qui est la plus longue; dans le spécimen de M. King, ces plumes sont égales entre elles, ct la grandeur des autres primaires affec-
te l’ordre suivant : 4°, 1°, 5°, 6°.
Hisou A LONGUES OREILLES, Striæ otus.
Le spécimen, quoique ayant tout son plumage, est très petit, et ne mesure guère que 14 pouces 5/4 (374,6 millim.), de la pointe du bec jusqu'au bout de la queue. Celle-ci est cependant aussi longue que la queue d’un hibou ordinairé, qui aurait 17 pouces
de longueur (451,8 millim.).
Le PeTiT Tyran GoBE-Moucue, Tyrannula pusilla.
Sir John Franklin rapporta de sa seconde expédition un oiseau de cette espèce trouvé à Carlton House; on en voit la figure dans la Faune Boréale américaine. M. Swainson, qui a aussi obtenu un spécimen du Mexique , indique certaines différences entre cet oiseau et la Muscicapa querula de Wilson, ou Muscicapa acadica de Gmelin et de Bonaparte, à laquelle il ressemble cependant beaucoup, surtout
par le plumage. La Tyrannula pusilla a les aileset le
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