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DU CAPITAINE BACK. 29 provisions de deux daims , qui devaient suffire à notre consommation de plusieurs jours. Un billet laissé par Mac-Leod m'apprit que sa suite vivait au jour le jour, selon la fortune, ayant rarement assez et n'ayant jamais trop; il me marquait en outre que c'était la cinquième cache qu'il avait faite. Ainsi npus en avions passé deux sans les remarquer; ce qui n’avait rien d'étonnant, d’après les circonstances que j'ai ‘apportées, quoique néanmoins nous eussions examiné le pays avec la plus granue attention. «Les daims, ajontait-il, étaient rares; mais les Indiens espér&ient en découvrir de nombreux troupeaux d'ici à quelques jours en suivant en droite ligne la route du laë voisin, sur la rive orientale duquel je devais trouver tout ce qu'ils auraient été assez heureux pour tuer. » | La glace sur laquelle il fallait trainer le bateau élait rompue en plusieurs endroits; la rencontre de pareils obstacles faisait perdre beaucoup de temps; aussi n’arriva-t-il que fort tard. Nous
campämes alors, et apres quelques instants de
repos nous travaillâmes à le calfater dans toutes’ | ses parties et à le tenir prèt à étre mis à l'eau, | | qui était assez libre de glaces pour le rece-
voir. |
La matinée fut très sombre et la neige tomba
en si grande quantité, qu’elle recouvrit de nou: ( veau les collines deleurs vétements d’hiver. A 1 cinq heures après midi, le bateau était prêt, c chargé et mis à l’eau; le patron et le timonier I restèrent seuls à bord, et nos gens tirèrent à I la cordelle le long de la rive. L’eau était beau- l coup plus basse qu'en automne; aussi, au r premier rapide, eut-on beaucoup de peine à Il remonter. Une fois la corde cassa , le bateau { toucha , et le patron ne put l'empêcher d'aller t donner contre les rochers qu’en sautant à l’eau c pour le retenir. La force des flots était telle | t