‹ Voyage de Benjamin Bergmann, chez les Kalmuks. Traduit de l'allemand par m. MorisChapitre 10 sur 55 · XXI · texte numérisé non relu

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mongols , trop peu de connaissances nécessaires pour une pareille entreprise, et lors même qu’il les eût possédées, son esprit était trop enthousiaste pour être propre à nous donner une idée exacte des peuplades mongoles. Il y a beaucoup d’interprètes qui ont demeuré long-temps chez les mongols, ou qui y sont fixés; mais on ne peut rien espérer de leur part, car ils n’ont aucune connaissance ni en littérature, ni en mythologie. D’ailleurs les mœurs nomades leur sont devenues si familières, qu’ils ne se doutent pas qu’il soit nécessaire de les décrire.

Si l’on avait traduit les documens les plus essentiels , et qu’on en eût excepté plusieurs peu importans qu’on nous a fait connaître, il est incontestable que c’eût été le meilleur moyen de nous éclairer sur les connaissances littéraires, philosophiques et théologiques des mongols. Les morceaux traduits par Jèrig, comprennent à la vérité des détails sur les principaux dogmes mongols; mais en général ils sont si mal choisis, et si médiocrement traduits, que l’on est, pour ainsi dire, éloigné de lire des documens de

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