‹ Voyage de Benjamin Bergmann, chez les Kalmuks. Traduit de l'allemand par m. MorisChapitre 11 sur 55 · XXII · texte numérisé non relu

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cette espèce. Le conseiller d’état Pallas, homme plein de mérite , doute dans la seconde partie de ses mémoires que la traduction de tous les documens mongols, lors même qu’elle serait indispensable pour nous faire connaître le système religieux des larnites, fût un travail dont la récompense équivaudrait à la peine qu’on prendrait.

Pallas ne pouvait pas porter un meilleur jugement, parce qu’il n’avait sous les yeux que les fragmens de Jèrig; mais je suis persuadé qu’il aurait eu une bien meilleure idée des écrits mongols, s’il avait consulté quelques-uns de ces écrits dans la langue originale. La force des expressions , la beauté de plusieurs passages, ne pouvaient être rendues dans une autre langue par Jèrig, dont la plume était plus faite pour l’exaltation et la caricature que pour le charme des formes. Si nous voulions juger Homère ou Ossian sur la traduction de certains commis de chancellerie, il n’y a pas de doute que nous accuserions souvent ces poëtes de manquer de goût.

Pour bien apprendre à connaître les écrits religieux des mongols, il ne suffit pas de

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