‹ Voyage de Benjamin Bergmann, chez les Kalmuks. Traduit de l'allemand par m. MorisChapitre 5 sur 55 · XV · texte numérisé non relu

XV

poussière à plus de cinq mille koubains.

Des kalinuks qui, depuis long-temps, n’avaient pas eu d’ennemis, attaquent une armée de soldats du Caucase, remportent la victoire, et se laissent effrayer ensuite par quarante-trois vaincus : il est évident qu’en cette occasion , les kalmuks ont eu d’autres motifs pour ne pas attaquer. Mais quels motifs donc? Je pris des informations à ce sujet auprès de M. deWeseloff qui, peu de temps après cette campagne d’Oubacha, fut conduit comme prisonnier à travers une grande partie des steppes des kirghises. M.

de Weseloff fut d’autant plus en état de satisfaire ma curiosité, que son père s’était trouvé à ce combat, et les explications qu’il me donna, m’ont fait juger le fait bien différemment du point de vue sous lequel il est représenté par Pallas. Oubacha avait expressément défendu d’attaquer ces koubains , ne voulant pas verser inutilement le sang des vainqueurs. Les quarante-trois héros étaient dans une position si avantageuse, et leur résolution était si déterminée, que, pour les vaincre, il aurait fallu sacrifier homme pour homme.

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