‹ Voyage de Benjamin Bergmann, chez les Kalmuks. Traduit de l'allemand par m. MorisChapitre 7 sur 55 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

cent vingt dragons russes et deux cents cosaques qui demandèrent expressément à être envoyés contre ces caucasiens qui étaient cernés ; mais leur chef s’y opposa , pour ne pas exposer inutilement la vie de tant de braves soldats. Les kalmuks ont d’ailleurs donné, en d’autres occasions, d’assez grandes preuves de vaillance pour être à l’abri du reproche de lâcheté : les actions du héros Momotoubacha peuvent servir à prouver dette assertion.

Les européens trouvent dans le caractère de ce peuple un penchant à la cruauté, qui les éloigne de tous sentiinens humains; cependant celui qui visite leurs huttes, y rencontrera ordinairement des mœurs douces et souvent aimables. Les passions de ces hommes leur font oublier quelquefois ce qu’ils sont ; mais ce caractère , exalté par les passions, ne se met en évidence que dans des circonstances extraordinaires, et dans des cas où elles influent peut-être autant sur les européens que sur les kalmuks. Les tartares se mettent facilement en colère, mais aussi ils s’appaisent promptement : quant à la cruauté qu’ils ont exercée quelquefois

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