RUES GIBELINES
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Vfooiii tout la neige et VéroDe détorde par le soleil, j'&i deux images de cette guerrière; et toujours, ou rouge oa biiDchement fùoèbre, Vérone est noire.
Le lieu de la vieille Tille, le plan bâU où toute pierre et toute Inique satisfait aux condilions de la vie meurtrière, est un cimetière dans un champ de vieux palais. Le cimetière est en plein vent, et les morts illustj^, non contenta d'être couchée eof leurs tombeaux, les surmontent à cheval. Qs veulent être princes de la il le, même après la descente aux enfers. Ils ont des chevaux diaboliques, qui dansent au-dessus des piétons, en dardant un œil trop large.
Tout est plein de meurtres et de sépulcres. La vieille Vérone est une ville de cavaliers faroocbes et fugue-
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nards, perchés sur es toits : ils vont l'amble au-dessus des portes, et ils trottent sur les pignons. L'architecture est militaire, ou trop ornée: l'excès de l'omemenl, c'est toujours la lourdeur du sens.
Guerrière et conjugale, Vérone est fleurie de balcons sculptés. Ils font corbeille de fer ou de marbre, en saillie sur les façades: les uns en courbes svelles, les autres pansus, ou tels, à la rue Saint-Alexis, des mamelles sous une résille. Des fleurs et des plantes vertes illuminent toutes ces ferrures: la vigne y fait treille, et les plants d'oranger poussent leurs feuilles vernies entre les barreaux.
La place aux Herbes, avec la place de la Seigneurie, c'est un beau paysage de ville. L'une peuplée, l'autre déserte. La place aux Herbes, largement ouverte, de toutes parts, en marché, sert de forum à la plèbe ; la place des Seigneurs est totalement fermée par des voûtes : le coin des tombeaux, qui la prolonge, en achève le caractère. Elle mériterait qu'on la nommât, en anglais, la place des Ix>rds: elle est dure, sombre, séparée : c'est le lieu d'une caste.
Vérone est hantée d'Allemands. On les moque, et on ne les aime pas. Les Barbares ont toujours eu un pied sur cette terre ; mais toujours hais du menu peuple, la race les a mangés. Ils n'ont duré que chez les Grands. Dans la cité que l'Adige enlace d'un baudrier vert, la
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guerre ne finit jamais: elle est entre les cellule* profondet, dans le sang des familles. Au secret des noce9, il faut qu'un sang dévore l'autre. Le peuple latin a toujours pris le dessus ; et môme conquise, Vérone a digéré les conquérants. Ville à souhait pour y rentrer Taioqueur, poussant devant soi un immense convoi de prisoDoiers roui, aux yeux myopes, et d'épaisses captives. Je me sens guelfe, à Vérone.
Sur les pavés, je flaire la trace et l'odeur de tous les maudits Barbare^ de ces brutes insolentes et si vaines, qui viennent meurtrir du poing et percer de la lance ce qu'ils mettront ensuite mille ans à ressusciter, les chicDS. Au pont du ChAteau Vieux, c'est la force qui tient la roule et qui enchaîne les deux rives. Le matlre du pool ouvre ou ferme la porte d'Allemagne. GarcA^la bien, fils de Rome. Avec aet tours carrées sur chaque pile, et l'ombre rouge des briquet dans l'eau grise, le Ticux pont crénelé respire la menace. Et le dé monstrueux du chàlMO ett iiioaillé dans le fleuve comme un mâle, comme «m borne dore. Les maisons à pic sur le flot clignent un œil rare, un noir regard. Tout est carré, mas&if, fermé, hostile. La couleur des briquet ett de sang caillé. I.es créneaux à meurtrièret laiatent ptiter la ville. Saint-Pierre, Im fortt tur let hauteun et lee tours do la GrandTlace. Vérone eii eomme une langue, allongée tur l'Adige verte. Les tombiea oo«linea nuntent en amphithéâtre, du lleaf* BêflM. Home, tel, a