tom. I, pag. j>j
b Voyez, pour les différentes couleurs que HATCH (John), Journ. in PURCHAS,
la mer est susceptible d'affecter dans certains tom. 1 , pag. 618.
cas, et qui, pour la plupart , doivent être Kircher, Mund. subter. tom. I, pag.
attribuées à des animaux microscopiques : 2pj.
Anson, Voyage aut. du monde, pag. 145. Le Maire, Voyage autour du monde, in
BouGAlNVlLLE, Voy. autour du monde, PURCHAS, tom. l,pag.po.
tom. 1 , pag. jj; Olafsen et Polvesen , Voy. d'Islande,
BYRON, Voy. autour du monde, tom, I, tom. IV , pag. 218 et 43p.
pag. 14. PRING, 2.c Voyage, z'nPURCHAS, t. I,
Cook, 3.' Voyage, tom. 1, pag. 66. pag. 632.
DeGennes, Voy. au détroit de Magel- Schouten (GuiLL.), Voy. autour du
lan,prt«. 88. monde, pag. 31.
24o VOYAGE DE DÉCOUVERTES
les calmes, les courans et les hauts -fonds, qu'à peine pûmes-nous, à de rares intervalles, reconnoître quelques points des terres. Ce dernier jour, à midi, nous étions par i 8° 51' 3 1" de latitude S., et par 1 1 90 4' 36" de longitude ài'E. de P. De cette heure jusqu'à quatre, nous prolongeâmes d'assez près une partie du continent; le cap Jaubert, le cap Frézier, le cap Duhamel et le cap Bossut en étoient les points les plus remarquables. De nouveaux récifs, que le Casuarina reçut ordre d'aller reconnoître, obligèrent le Géographe à tenir le large, et à manœuvrer tout le reste du jour pour les doubler au Nord. A sept heures du soir, le commandant laissa tomber l'ancre par les 15 brasses d'eau, fond de sable.
Tandis que le Géographe arrivoit ainsi au mouillage, le Casuarina poursuivoit, au milieu des périls, la reconnoissance dont il avoit été chargé. Naviguant à une très-petite distance de terre, par une profondeur de 4 à <y brasses, il aperçut une tramée de récifs, qui du cap Bossut se projetoit à plus d'une lieue au large : dans ce moment les sondes tombèrent à 3 brasses, fond de roches. Le Casuarina revira de tord ; mais les vents étoient contraires à sa route, et les courans le drossoient avec une telle force, qu»'il sentit bientôt l'impossibilité de s'éloigner des brisans dont il étoit entouré. Dans une position aussi critique, l'incertitude de ses manœuvres pouvoit lui devenir plus funeste qu'une décision franche et hardie. Il se détermina en consécjuence à chercher un passage entre les récifs,
Sebald de Wert, Voy. in PuRCHAS, tom. 1, pag, 79.
Van-Neck, Rec. des Voy. de la Comp.
tom. i,pag. 64.6,
M, du Tilleul, ex- commissaire de marine, a fait, durant un voyage de France à Ja côte de Coromandel, des observations analogues le long des côtes de Guinée, La mer, pendant plusieurs jours, parut comme couverte de sang, tout aussi loin que la vuç pouvoit s'étendre ; ce phénomène , qui d'abord effraya beaucoup lés matelots, paroissoit dû
à une couche assez épaisse d'animaux microscopiques.
N. B. M. PÉROU se proposoitde revenir un jour, dans un ouvrage particulier, sur ce phénomène véritablement remarquable de l'histoire de l'Océan ; il espéroit prouver alors que tous ces prodiges de mer jaune, de mer de lait, et sur-tout de mer de sang , dont parlent tant d'auteurs célèbres de l'antiquité , ne sont pas aussi absurdes qu'on s'est pli} de nos jours à le répéter , et qu'ils doivent rentrer dans la classe des faits physiques , tout aussi bien que les pluies de pierres, &c. Il n'a laissé aucune trace de ce travail dans ses manuscrits.
et
et il choisit le point où le courant étoit le plus violent, persuadé que la profondeur de l'eau devoit aussi y être plus considérable qu'ailleurs; le bâtiment fut mis sous petite voile, et, la sonde à la main, on l'abandonna à sa bonne fortune. Il franchit de la sorte, avec rapidité, un espace de plusieurs milles au milieu d'une mer remplie d'écumes blanchâtres, et de récifs qui faisoient un bruit horrible à entendre.
Les sondes suivirent une progression régulière , et passèrent successivement de 4 à 3 et 2 brasses ■j ; ensuite de 2 ~ à 4 et 6 brasses, tantôt fond de sable pur, et tantôt fond de roche.
Les 8, 9 et 10 avril, nous fûmes assez heureux pour pouvoir prolonger d'assez près une partie de terres médiocrement élevées, et d'un aspect moins triste que celles que nous avions vues jusqu'alors. En quelques endroits, la verdure étoit d'une douce fraîcheur ; circonstance d'autant plus agréable pour nous, que cette végétation contrastoit plus fortement avec la stérilité générale de cette partie des côtes de la Nouvelle -Hollande : nous en désignâmes les points principaux sous les noms de Cap Latonche- Tr é ville j d'Ile Gantheaume , de Cap Boileau , de Cap Bertholet , d'Ile Camot , &c
De petits orages que, depuis quelque temps, nous éprouvions chaque soir, et qui, partis des régions de l'Est, prolongeoient d'abord la terre , pour se répandre ensuite sur ses rivages en une pluie abondante, paroissoient être le principe de ce caractère de fertilité particulier à la portion de côtes qui étoit en face de nous. Ces orages, accompagnés de beaucoup d'éclairs et de forts coups de tonnerre , ne duraient pas plus d'une heure et demie ou deux heures.
Nous aperçûmes, par iy° 26' de latitude, deux naturels qui se promenoient sur la plage : ils étoient noirs, et avoient les cheveux courts ; la vue de nos vaisseaux ne parut pas faire sur eux la moindre impression.
Le soir du 10 avril, le Casuarina, poussé par les courans, fut