‹ Voyage de découvertes aux terres australesChapitre 7 sur 115 · ACE · texte numérisé non relu

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la portion de côte inconnue à l'Ouest du point de rencontre, et qui a été vue par Flinders , lui appartient comme première découverte ; celle à l'Est du même point appartient à Baudin. Quant aux détails de ces reconnoissances géographiques, c'est àN chaque navigateur qu'il appartenoit de les faire connoître au public. Aussi, je le répète, le tort véritable de Péron , relativement à Flinders, c'est d'être entré dans quelques détails de ses opérations , obtenus d'une manière trop vague pour pouvoir être parfaitement exacts. De ce tort , que PÉRON , s'il vivoit , eût avoué lui-même , il est impossible de conclure cependant qu'on ait voulu ravir à Flinders le droit de ses découvertes.

(15) Découvert avant nous ! ceci me donne occasion de faire une remarque importante : c'est qu'en effet , lorsque deux navigateurs font à la même époque ou à-peu- près, et sans se communiquer leurs travaux , la reconnoissance d'une côte inconnue de part et d'autre , ils font aussi à-Ia-fois la découverte de cette côte : les difficultés vaincues, les dangers sont les mêmes. Le vrai mérite des travaux consiste donc alors entièrement dans le plus ou moins d'exactitude des résultats. Cependant, eu égard à l'ordre chronologique , il y a nécessairement une priorité de découverte : elle appartient à celui qui a vu le premier telle ou telle partie. Pour ce qui regarde nos deux expéditions rivales , le mot découverte ne peut porter que sur des objets de détail. La Nouvelle- Hollande , effectivement , étoit connue dans ses autres parties littorales ; l'exis tence

PRÉFACE

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