‹ Voyage de découvertes aux terres australesChapitre 8 sur 115 · XX · texte numérisé non relu

XX

» Les officiers anglois et ceux des ha- 33 bitans estimables qui se trouvoient alors 33 au port Jackson , peuvent dire si la » priorité de découverte [ prior disco- » very] (16) de ces parties n'étoit pas re- » connue généralement. II y a plus , je 3> prends à témoin les officiers françois 33 eux-mêmes, ensemble et séparément, 33 pour qu'ifs disent si telle n'est pas la :» vérité (17).

33 Comment alors M. PÉRON a-t-il pu 33 avancer ce qui étoit aussi contraire à la 33 vérité (18) !

33 Etoit-il un homme sans aucun principe ! 33 Ma réponse est que je crois que sa 33 sincérité étoit égale à son savoir re- 33 connu , et que ce qu'il écrivoit lui étoit 33 imposé , contre son gré , par une auto- 33 rite supérieure (19).

33 II ne vécut pas pour finir le second 33 volume.

33 Je ne prétends pas expliquer le motif 33 d'une telle agression (20) :

» peut-être a-t-elle tiré sa source du désir 33 de rivaliser avec la nation Britannique 33 dans l'honneur de compléter la décou- 33 verte du globe (21),

de sa côte Sud- Ouest ne pouvoit être un problème. II ne s'agissoit donc point de découvrir si le continent de IaNouvefle- HoIIande avoit des rivages dans Je Sud- Ouest , mais seulement d'en connoître la forme et la géographie de détail.

(16) On voit que M. Flinders fait ici comme moi une distinction entre la découverte proprement dite et la priorité de découverte.

(17) Avec moins de préventions , M. Flinders eût pu en appeler au texte même de M. PÉRON. ( Voye\ la note (9)).

(18) La lecture de ce qui précède doit rendre cette apostrophe assez singulière. Où voit-on, en effet, que M. PÉRON ait trahi la vérité !

(19) Aucune autorité ne pesa sur PÉRON dans cette circonstance ; et ceux qui ont connu le caractère de notre savant voyageur, savent qu'if ne se fût pas ployé à faire quelque chose que sa conscience eût pu fui reprocher.

(20) M. Flinders voit une agression où PÉRON n'a vu qu'un exposé fidèle des faits. Si ce dernier n'est pas entré dans un détail convenable des travaux du navigateur anglois , c'est , encore une fois, qu'if étoit mal instruit de ces détails, ou même qu'if les ignoroit tout-à-fait.

(2 1 ) On ne peut disconvenir que fa nation Britannique ne soit une des puissances qui se sont le plus utilement oc-

Page 1