NEW-JERSEY. — RACCOON
Si la doaleur était accompagnée de l'enflare des gencives, ou s'appliquait snr la joue an cataplasme formé de gruau de maïs, de lait et de saindoux, ou de l'écorce intérienre du sureau blanc, »ambucus canadensis, ou encore de cire de Myrique.
Arani la découverte de l'Amérique, les saui'ages ne connaissaient pas l'usage du fer. Ils se servaient de pierres pointues on aiguisées, d'êcailles, de griffes d'animanx, de morceaux d'os.
Leurs hachettes étaient formées de pierres cunéiformes attachées avec des cordes à de longs bâtons fendus à leur extrémité.
Pour abattre nu grand arbre ou le creuser, ils employaient le feu.
Un morceau de quartz aiguisé leur tenait lieu de couteau.
La pointe de leurs flèches était faite de fragments de pierre acérés ; leurs hameçoE s d'os ou de griffes d'oiseaux.
Ils se fabriquaient des pilons en pierre pour moudre leur maïs, qui, de tout temps, a formé leur principale nourriture. •
Leurs chaudrons ou ohaudières étaient en terre glaise et en diiférentes sortes de pobitone ou pierre ollaire {Lapis ollaris), ainsi que leurs pipes. Mais la pipe des sachoms, appelé calumet de paix par les Français, était faite d'une belle pierre rouge, très rare, et qu'on ne pou. valt se procurer que dans le pays des Ingoue^ nation indienne qui, suivant le Père Charlevoix, habitait l'autre cftté du Missiasipifl).
5 Jantier 1749.— Noël fut célébré, ce jour-là, par les Suédois et les Anglais, qui suivaient encore le vieux calendrier. «
n voyage dans l'Amérique, tcme V,
M JANTIER 1749.
Kalm, parlant des liàvres de la Pensylvanie et du New Jersey (1), dit qu'ils sont plus petits que ceux de la Suède, leur grosseur ne dépassant guère celle du lapin ; qu'ils conservent leur couleur grise l'hiver comme l'été, que l'extrémité do leurs oreilles est toujours de cette même couleur, ainsi que la partie antérieure de leur queue, et que leur peau n'est bonne à aucun usage. Ces animaux ne s'appiivoisent pas.
" Cette description," remarque Forster, " démontre que ces lièvres n'appartiennent pas à la même espèce que nos lièvres gris-cendré. Ils diffèrent aussi de ceux du Nord de l'Europe ut de l'Asie, dont le pelage gris en été devient blanc l'hiver, et qui ont le bout des oreilles noir. Après an examen plus minutieux, les naturalistes trouveront peut-être à ces rongeurs d'Amérique d'autres caractères particuliers, qui leur permettront d'en déterminer l'espèce avec plus d'exactitude."
Oldmîxon, dans sou livre British Empire in America, vol. 1, p. 144, prétend que l'Amérique du Nord n'avait ni rata {2) ni souris (3) avant l'arrivée des premiers vaisseaux européens. Kalm ne concourt pas dans cette opinion et Bartram était de son avis. Ce dernier maintenait que les rats devaient exister dans le pays longtemps avant cette époque, parce qu'il en avait vu beaucoup dans les Montagnes Bleues vivant dans les crevasse» des rochers. C'est un signe certain de froid quand les rats deviennent plus agités et plus bruyants qu'à l'ordinaire.
Le 21 Janvier, le thermomètre de Celsius marqua 22 degrés au-dessous du point de congélation, et Tair glacé de sa chambre sans foyer ni cheminée, percée de fenê-
|l) Lipus americanui (Rodentin). U.
{1) Mus (Elodentia). H.
(3) Jfut musculus (flodenlia). M.
NEW-JEE8ET.— RiCCOON. 97
très sans doables-châssis ni même de volets, incommoda tellement Ealm, qu'il en prit la nostalgie, et qu'il se mît à re^etter mal^é lui la chaude et comfortable maison qu'il avait laissée par amour pour la science ; même, son encre gela, et poar écrire, il fut obligé de tenir sou encrier dans sa poche, l'en retirant pour y tremper sa plume chaque fois qu'il en avait besoin. Il se consola par la pensée que ce grand froid n'aurait que peu de durée. Mais il ne pouvait s'empêcher de trouver qu'il y avait de la cruauté à laisser les animaux en plein air dans les champs par un temps pareil, alors que le sol était couvert de six pouces de neige. Les colons suédois et anglais n'avafent pas d'étables pour leurs bestiaux, ïii d'écories pour leurs chevaux, ni de bergeries pour leurs moutons, ni de soues pour leurs cochons, ni même de poulaillers pour leurs volailles. Les cultivateurs allemands et hollandais, au contraire, tenaient leurs animaux renfermés pendant la saison rigoureuse.
Kalm signale l'arrivée des oiseaux de neige près des habitations. Catesby, dans son Histoire Naturelle de la Caroline, leur donne le nom de Passer nivalis, et Linné celui d'Emberiza htemalts (1). Il dit que les perdrix, quoiqu'elles ressemblent par leur forme et leurs habitudeâ à celles d'Europe, appartiennent à une espèce diOférente ; elles sont plus petites et leur couleur n'est pas la même ; leurs pattes sont nues ; elles ont le dos moucheté de brun, de noir et de blanc, la poitrine janue foncé, le \ entre blanchâtre et les plumes bordées de noir à leurs extrémités. Elles ont la taille du coq de Bruyère à fraise, telraQ bemasia. Elles se nourrissent de toutes sortes de baies et de graines, et aussi des fruits du vinaigrier,
, Auiluboit (Passercuus coni-