‹ Voyage de Kalm en Amérique (volume 2)Chapitre 17 sur 49 · NEW-JERSEY. — RACCOON · texte numérisé non relu

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Le Pic gris ou Pic de la Caroline (Picus Carolînus).

Le Pic chevelu ( Picus villosus), qui endommage l'écorce des pommiers en la trouant avec son bec.

Le Pic à tête rouge on tricolore (Picus erythrocephalua), fléau des champs de mais et des vergers, et dont la tête fut mise à prix en Peneylvanie.

Le Pic varié ou maculé ou Pic à ventre jaune { Picus varius). '

Le Pic pubescent, appelé aussi Pic minule {Picus pubescens).

Le coascement de la grenouille ocellée {rana ocellaia), batracien originaire de l'Amérique du Nord, diffère d'après Kalm de celui de la grenouille d'Europe.

L'oiseau que les Anglais d'Amérique appellent Robinled-breast (rouge-gorge), est un oiseau bien différent de celui qui porte le même nom en Angleterre. C'est le Turdus Migratorius de Linné, le merle ou rouge-gorge du Canada. Il chante mélodieusement.

12 Mars. — Le coudrier, Corylus avellana (1), l'aune Betula alnus, et le symplocarpe, dracontium fœtidum (Aroïdées), commencèrent à fleurir les 12 et IS Mars Les Suédois appelaient cette dernière plante raciued'onrs, et les Anglais lui donnaient le nom de racine de bêté puante, à cause de son odeur forte et nauséabonde. Le Dr Colden prétendait que ses rhizomes sont un excellent remède contre le scorbut.

La drabe ou drave printanière Drava Vema (Crucifères), était en pleine floraison.

Le veràtre ou ellébore blanc, veratrum album (2), est commun dans toute l'Amérique du Nord. On employait ses racines pour exterminer les poux, les chenilles et d'autres animaux parasites.

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La variole avait presqn'entiôrement détroit les Indiens do New-Jeraey. Et cependant cette maladie était inconnne chez eux avant lear commerce avec les Enropécns. " Avec le traitement qn'ils euivent," dit Kalm, " il n'est pas étonnant qne la petite-vérole fasse tant de victimes parmi eux. Dûs qu'ils se sentent atteints de la picote, ils se plongent dans l'ean froide." Le digne professeur ne se doutait pas que le traitement qu'il condamne — le régime du froid — ne fût bientôt adopté presque généralement. Forster pense que si les sauvages succombent s: facilement dans les épidémies, c'est à cause de leur malpropreté naturelle et de l'usage si fréquent parmi eux de s'enduire le corps de substances onctueuses qui ferment les pores de la peau et arrêtent la transpiration. D'un autre côté, l'abns des bains chauds n'est pas moins pernicieux que l'abstention complète d'ablutions, parce qu'il a l'effet de tenir les pores dans un état constant de dilatation excessive. Mais l'eau-de-vie — ce funeste présent de la civilisation aux sauvf^es— en a encore plus tué que la variole.

Les Indiens, avant l'arrivée des Européens en Amérique, ne connaissaient la culture ni du blé, ni du seigle, ni de l'orge, ni même de l'avoine. Toute leur science agronomique se bornait à faire produire à la t'jrre du maïs en petite quantité, quelques espèces de fèves et des melons, récolte tout au plus suffisante pour les nourrir pendant deux mois. Le reste de l'année, ils vivaient de chasse ou de pêche et de racines.

Parmi ces racines, Kalra mentionne les suivantes :

Le Hopniss ou Hapniss, plante à rhizomes tubéreux, de la famille des Légumineuses, à laquelle Linné a donné le nom de Glycine Apios. " Ses tubercules, appelés Penacs en Canada, sont très féculents et d'une saveur assez agréable." (Flore Canadieune).

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Le Katniss ou Flèche-d'eau, Sa^Uaria (AUsmacées), dont les rhizomes Bout charnus et farineux.

Le Taw-Ho ou Taw-ftim ou encore Turkak — Kalm pense que la plante désignée par ces divers noms indiens est une espèce de gouet, Arum Virginicum (I) (Aroidées), dont les tubercules ont une sarear trèspiquante ; les Sauvages ne les mangeaient qu'après les avoir fait sécher dans une fosse au-dessus de laquelle ils allumaient un grand feu. Les paysans du Nord de l'Europe remplacent le pain, quand il est rare, avec la racine de là calle des marais, calla palustris. Celle de la calle d'Ethiopie, Richardia Ethiopica, rend le même service aui habitants pauvres de l'Egypte et de l'Asie dans les temps de disette. Les Sauvages de l'Amérique du Sud et des Indes Occidentales savent utiliser aussi les rhizomes de plusieurs espèces de gouet. Ainsi, les aroïdêes, malgré les principes acres et caustiques qu'elles contiennent, contribuent à l'alimentation de nombreuses peuplades disséminées sur tous les points du globe. Qui a enseigné à tous ces hommes de races différentes le secret de convertir, par la dessicalion, en une nourriture fortifiante et agréable au goût, des plantes délétères de leur nature ? La nécessité, qui, comme l'a dit Montaigne est une bonne maîtresse d'école. Kalm pense qae le Taw-ho et le Tuckahoo des Indiens de la Caroline sont identiques. Nous trouvons dans le Trésor de Botanique — dictionnaire du règne végétal, publié à Londres en 1870 — un article intéressant sur cette dernière substance. Nous en donnons une traduction (2).

(I> Pellaoïira Virginica. M.

<2) '• Tackahoo — nom Americo-Indien d'une curieuse production tubéreuse qu'on trouve ilans la terre, en certaines ps.rties des Etats-Uuis, el que fries a rapportée au genre Pach'jma" (gros cbampignaiis souterrains). (Viorne les sulérotions, cepenitant, le Pacliyma n'a pas de fruit, et il y a lieu de douter s'il devrait SUà rungé parmi les champignons. Le Tuckahoo est composé presqu'entiëremânt d'acide pectique, et il est très probable

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