‹ Voyage de Kalm en Amérique (volume 2)Chapitre 18 sur 49 · MAE · texte numérisé non relu

MAE

Les ludiens mangeaient aussi en guise de lentilleB les graines de l'oronce aquatique, orontium aqualicum (aroldées], séchées on bouillies. Ils appelaient ce mets Taw- Kee ou Taw-Kim.

Les baies d'un arbrisseau de la famille des Tacciniées, appelées Huckle-berties par les colons anglais, étaient un mets favori des Indiens. Kalm dit que dans ses voyages au pays deslroquois, quand le sauvage auquel il avait demandé l'hospitalité voulait le régaler, il mettait devant lui un pain de maïs de forme oblongue, tont frais sorti du four, et la mie aussi bourrée de baies d'airelle que l'intérieur d'un plum-pudding l'est de pruneaux ou raisins de Corinthe.

L'érable ronge ei l'orme commencèrent à. fleurir le 21 Mars ; la noble hépatique, anémone hepatica {Renonculacées), était en pleine floraison le 24 du même mois.

Kalm regrette de voir que les colons de Kaccoon suivent l'exemple des cultivateurs anglais et qu'ils négligent d'égoutter leurs terres. Dans une excursion qu'il fit à la campagne, il ne vit pas un seul fossé dans les champs, et les pluies récentes avaient abîmé de grandes pièces de terrain ensemencées de blé et de seigle.

que c'est une rar^ine A son état naturel, mais de quellu plante ? on Tignore eriRore. Une semblable prorluction dêcouverle en Cliîna contient, à co qu'un s'imagine, des propriétés médecinales ; el il y a lieu cle croire qu'il y an existe une autre aiteigaant un di.imùtre de plusieurs i^U'-escomnielo Tuckahoo d'Araérique, Cimme le donne à supposer sa constitution cliimiquo, lu Tuckalioo renrerme une substance nutrilive bien appréciée par les Indien!, qui le délerrenl pour lu manger; ainsi, tont les naiion«de loTesmanie^ela Jfyjif/a.avec laquelle cependant le Tuckahoo difISre de nature I/scide pectique qu'il contient en si grande abondance le r.-nd éminenimenl propre, comme les groseilles, ù Cire converti en gflée. La principnle objection qu'on iip|iorte contre la auppoaition que la production est la racine d'une plante piit-nogame est l'abience de tonle traci) du tispua cellulaires ou vasculalres et d'écorce; en elTct elle n'a pas d'autre épiderme qu'une croûte fortnée par son contact avec la terre. Hais la dissemblance entre sa structure et celle des champignons est tout aussi grande, et la conversion d'un clinmpignon en uqe cqasse d'acide pectique serait encore plus surprenante." M,

NEW-JERSEY. — EACCOON. 107

Le meloe majalis (1), une espace de scarabée onctueux rampait le long des collines.

Le Papillon antiopa ou papillon à saule (2) voltigeait danii les bois. C'est le premieT insecte lépidoptère qae le naturaliste voyait cette année.

Le papUlon Euphrosyne, ou papillon d'Avril, se reucontrait rarement.

Les colons suédois donnaient à leurs meules de foin la forme conique et ne les couvraient pas. Mais dans les environs de Philadelphie, les cultivateurs érigeaient an-dessus de lenrs tas de fourrage tta toit mobile, qui servait en même temps d'abri à leurs bestiaux dans les grands froids.

Le 27 Uars, Ealm alla passor la jonruée chez un de ses compatriotes du nom de Nils Gt^nstasson, vieillard . encore alerte et vigoureux malgré ses 91 ans, et qui se rappelait parfaitement l'état dans leqnel était la Nonveile-Snède lorsque les Hollandais en prirent violemment possession pour la céder si peu de temps après aux Anglais ; il se rappelait aussi avoir vu le terrain occupé par Philadelphie couvert d'une épaisse forêt.

Le père de ce patriarche avait fait partie de la première colonie envoyée de Suéde pour coltiver et établir ce territoire. Ces pionniers de la civilisation apportèrent, avec eux des grains de semence, des arbres fruitiers de toutes espèces et des herbes potagères on leurs graines, et amenèrent aussi des couples de tons les animaux de ferme et oiseaux de basse-cour. Le Maryland, New- York, la Nouvelle-Angleterre et la Virginie étaient déjà habités par des Anglais.

(I) Hel06 Proacarabœiis, genre d'iosecta coleoptëre appartnnonl & la ramilledes Cantharidae M.

1^) Papillon de jour du ginre Vanesse, qui comprend las erpèces à clieoillea épiaeuees H.

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