‹ Voyage de Kalm en AmériqueChapitre 6 sur 32 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

il observe que les Français regardent les bancs de sable et les éeueils du fleuve comme une barrière contre une agression par mer.

Là-dessus, Forster s'empresse de mettre une note pour se donner le malin plaisir de remarquer que le St. Laurent n'est plus fermé aux flottes victorieuses de l'Angleterre : il entonne un vrai chant de triomphe.

Dans un autre endroit, Kalm rapporte qu'un chef Indien refusa au nom de tous ses frères de recevoir des missionnaires que la reine Anne se proposait de leur envoyer, en disant : " Nous n'avons eu déjà qu3 trop de ces prédicateurs pour le salut de nos âmes ; ': et l'auteur se permet la réflexion suivante : " Il faut croire d'après cette réponse que les Anglais n'apportent pas autant d'attention que les Français à une œuvre aussi importante que celle de la conversion des Indiens au christianisme, et que leurs missionnaires ne sont pas ce qu'ils devraient être."

Forster, qui se rappelle avoir été quelque peu prédicateur de l'Evangile dans son pays natal, prend occasion de cette remarque (si bien justifiée par les plaintes du chef Indien sur la conduite des missionnaires protestants) pour se répandre en invectives contre les missionnaires catholiques de la Nouvelle- France, ces héros, ces martyrs dont les travaux et

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